Jusqu’au 4 septembre, l’Arsenal art contemporain sera l’hôte de l’exposition Inside Dalí, une plongée dans la tête de l’icône du mouvement surréaliste.
D’abord présenté en Italie, en Belgique et en Nouvelle-Zélande, Montréal est le premier arrêt en Amérique du Nord pour cette exposition multimédia, crée en collaboration avec la fondation Dalí/Gala et Tandem Expositions. La visite se divise en trois parties, une partie pédagogique, une salle miroir et une salle immersive, offrant des perspectives différentes sur l’œuvre de l’artiste aux moustaches miellées.









Un peu d’histoire
La première salle nous offre un résumé du parcours de l’artiste en exposant des répliques de ses œuvres accompagnées de notes biographiques. Ses célèbres toiles surréalistes telles que La persistance de la mémoire et Le visage de la guerre côtoient des couvertures de revues et des affiches publicitaires. Près de 70 reproductions d’aquarelles dessinées pour les 700 ans de La Divine Comédie de Dante forment le moment fort de ce premier arrêt.
Une touche de mysticisme
Reliant les deux plus grosses salles de l’exposition, un walk-in en miroir constitue la première expérience immersive de la soirée. Des projections en 360° alliées à notre reflet dans la glace donnent l’impression de faire partie intégrante de l’œuvre du peintre. Dépendamment de comment on se place, une plongée vers l’infini ou une déformation de nos corps renvoient à une image surréaliste de nous-mêmes. Christ de Saint-Jean de la Croix et La dernière Cène prennent ici toute leur dimension mystique dans cette salle de communion entre l’artiste et le public.









Dalí en évolution
Clou du spectacle, la dernière salle est un immense espace rectangulaire où est projetée sur les murs une boucle d’une quarantaine de minutes des œuvres de Dalí animées, le tout accompagné d’une trame musicale. Ce mouvement constant permet de découvrir les moindres détails des toiles, la récurrence de certains motifs, la charge érotique omniprésente, le solide qui se liquéfie à l’image d’un camembert sous le chaud soleil d’Espagne. À ce niveau, L’Arsenal est parfaitement choisi pour l’occasion, son toit en dôme de vieux hangar ajoute parfaitement au gigantisme de l’expérience.









Chimeria
Pour complémenter la visite à L’Arsenal, si ce n’est pas déjà fait, un petit détour par l’exposition Chimeria se mariera parfaitement bien avec celle sur le peintre Catalan. Les œuvres de Michael Dean, Hannah Epstein, Matthew Hansel et Allison Zuckerman sont dans la parfaite lignée de celles du maitre du surréalisme.










Alexandre Brosseau Camara | Journaliste
Contrairement aux enfants de son âge qui collectionnaient les billes et les Pogs, Alexandre possédait des boites complètes de TV Hebdo. Mordu de cinéma, d’humour et de musique, il tomba dans la culture rock’n’roll à l’adolescence en même temps que l’acné loua un bail sur son visage. Fier millénial qui a vu en show tous les groupes préférés des baby-boomers, il n’oublie pas que son premier spectacle fut les Backstreet Boys avec sa famille.

