Un coup de sifflet strident se fait retentir dans un gymnase lors d’un match de basketball. Avant de marquer le dernier point du match, un des joueurs voit une silhouette calcinée s’approcher de lui. Se réfugiant à toute vitesse dans les vestiaires, il sort de son casier un sifflet noir, en forme de crâne, avec des gravures dorées. Pensant échapper à la silhouette en cassant ledit sifflet, celui-ci se rend compte rapidement qu’elle est toujours à ses trousses.
Ces quelques lignes décrivent les premières images du nouveau film du réalisateur britannique Corin Hardy. Après avoir réalisé Le Sanctuaire en 2015 et La Nonne en 2018, Hardy présente son troisième long-métrage, Whistle (V.Q. : Le sifflet maudit), une œuvre qui mélange les genres de l’horreur et du gore. Dans ce film, Hardy met en scène un groupe d’adolescents qui se retrouvent face à une force maléfique invoquée à l’aide d’un sifflet de la mort aztèque (Aztec death whistle). Ce sifflet maudit invoque les futures morts des gens qui soufflent dans le sifflet ou qui entendent le bruit strident.


Entre horreur et gore
Avec ce troisième long-métrage, Hardy propose un mélange intéressant de genres, entre l’horreur et le gore. À travers des scènes de mort très explicites, qui ne sont pas faites pour les cœurs sensibles, le réalisateur joue sur les deux registres et propose une œuvre plus macabre que surnaturelle. Hardy et son scénariste Owen Egerton proposent aussi des scènes de mort assez originales et qui font plutôt penser à ce que l’on retrouve dans des films comme Massacre à la tronçonneuse ou Décadence que dans des films axés seulement sur l’horreur.
Le reste du scénario de Whistle est assez ordinaire et semblable à la plupart des films d’horreur américains. Celui-ci manque un peu de développement au niveau de l’intrigue ainsi qu’au niveau des personnages pour pouvoir pleinement se démarquer. Au-delà des petites lacunes du scénario, il est possible de noter le travail impressionnant au niveau de l’ambiance sonore. En effet, chaque son est très bien travaillé pour créer une atmosphère sinistre et menaçante. Le travail à la direction artistique, surtout la scène du labyrinthe, est très bien réussi et la distribution est efficace.
Parmi cette distribution, on y retrouve l’actrice canadienne Sophie Nélisse, que l’on a pu voir récemment dans la série américaine Yellowjackets. Cette série s’inscrit également dans le genre de l’horreur et du gore, notamment par des scènes crues et d’une extrême violence. Après avoir vu Nélisse dans le rôle du personnage perturbé et tourmenté de Shauna Shipman, il est intéressant de la voir dans un film d’horreur où elle joue un personnage ouvertement queer.



Une distribution solide
Whistle ou Le sifflet maudit met également en vedette Dafne Keen, Sky Yang, Jhaleil Swaby, Alissa Skovbye, Percy Hynes-White, Michelle Fairley et bien d’autres.
Sortie en salle
Le film, distribué par Entract Films, prendra l’affiche le 6 février prochain.

Myralie Roy | Journaliste
C’est durant sa formation en cinéma à l’Université de Montréal que Myralie découvre ce qu’elle aime le plus faire en photographie : la photo de spectacle. Elle combine sa passion pour le théâtre, la musique et la photo en capturant, à travers sa lentille, les émotions des artistes. Ses films préférés sont Dead Poets Society et Prière pour une mitaine perdue.

Frédéric Lebeuf | Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
