Sophie Grenier revient avec douceur et lumière. Elle explore un univers musical où l’évasion et l’émotion se rencontrent. Son premier single, Emmène-moi, est sorti le 30 janvier dernier et annonce son premier EP indépendant Un jour.
D’où est née l’envie d’écrire une chanson qui parle d’évasion et de lumière en plein cœur de l’hiver ?
J’ai écrit Emmène-moi en janvier 2025, en plein hiver. J’avais vraiment envie de chaleur et de lumière, autant dans ma tête que dans la musique. À première vue, la chanson parle de ce besoin d’évasion.
Mais elle est aussi née d’une période très calme, où rien ne semblait vraiment avancer musicalement. J’avais l’impression d’être derrière une vitre givrée, à attendre que quelque chose arrive, sans trop savoir quand, ou quoi.
À travers cette chanson, il y a ce moment où l’on décide d’arrêter d’attendre, d’y aller quand même, sans rien à perdre, juste avec l’envie d’avancer.
Emmène-moi dégage beaucoup de douceur et de calme. Est-ce l’état d’esprit dans lequel tu te trouvais au moment de l’écriture ?
Oui, vraiment. J’étais dans un état d’esprit assez calme. C’était une période tranquille, un peu en suspens, et la chanson est née exactement de ça. Et comme ma plus grande force, c’est la douceur, j’avais envie de composer une chanson rythmée qui reflète justement cette douceur-là.
Tu dis vouloir offrir une chanson simple, qui fait rêver. Qu’est-ce que tu souhaites que les gens ressentent en l’écoutant ?
J’espère que les gens se sentiront transportés en l’écoutant, comme si la chanson les emmenait ailleurs. J’aimerais qu’ils ressentent une forme de chaleur, surtout en plein hiver, et que ça leur offre un petit moment d’évasion, tout simplement.
Cette pièce est le premier extrait de ton nouvel EP Un jour. Comment décrirais-tu ce futur projet ?
C’est un projet qui s’est construit très naturellement, sans être trop planifié. Les chansons ont été écrites à des moments très différents de ma vie. Pour plusieurs d’entre elles, j’étais encore sous contrat avec La Voix, donc c’étaient un peu des démos que je gardais de côté, en me disant que peut-être, un jour, elles trouveraient leur place sur un projet.
Au final, Un jour, c’est vraiment un recueil de sentiments, de moments et d’états d’âme, rassemblés dans un même EP.
En quoi Emmène-moi représente bien ce qui s’en vient, et en quoi la suite sera-t-elle différente ?
Emmène-moi représente bien ce qui s’en vient parce que c’est une chanson de mouvement et de décision. Je suis rendue à un point où je n’ai rien à perdre et tout à gagner.
La suite va garder cette sincérité-là, mais sera plus assumée, plus audacieuse aussi. J’ai envie de foncer, d’oser davantage et de laisser encore plus de place à qui je suis vraiment.


Cet EP est aussi ton premier projet entièrement indépendant. Qu’est-ce que ça représente pour toi à ce moment-ci de ta carrière, et qu’est-ce qui te rend le plus fière ?
C’est une immense fierté, mais ça vient aussi avec beaucoup de pression. Être entièrement indépendante me donne un contrôle créatif total, ce qui est à la fois très excitant et parfois épeurant, parce que je n’ai plus vraiment de filet, personne pour me dire avec certitude si ce que je fais est « bon » ou non.
Il y a aussi la pression de livrer un projet qui soit à la hauteur de la musique que j’ai déjà sortie avec des professionnels de l’industrie, et qui respecte les standards auxquels je me suis habituée.
Malgré tout, ce qui me rend le plus fière, c’est de pouvoir dire que ce projet, je l’ai vraiment bâti moi-même, de A à Z. Chaque chanson vient de moi, et ça, c’est extrêmement fort.
Tu touches beaucoup de personnes adultes avec ta musique, alors que tu es encore très jeune. Comment vis‑tu ce décalage ? Parfois, aimerais‑tu t’adresser à un public plus proche de ton âge, ou est-ce important pour toi de continuer à rejoindre ce public adulte qui te suit depuis ton audition à l’aveugle ?
Je le vis assez bien, honnêtement. J’ai toujours eu une sensibilité et une façon de m’exprimer qui rejoignent peut-être davantage un public plus adulte, et je l’assume. Ce sont souvent des gens qui me suivent depuis La Voix, et il y a quelque chose de très touchant dans cette fidélité-là.
Cela dit, je ne me ferme pas à l’idée de rejoindre aussi des gens plus près de mon âge. La musique que je consomme et mes inspirations s’adressent aussi à un public plus jeune. Si ma musique peut parler à différentes générations, je trouve ça encore plus beau. L’important pour moi, c’est de rester vraie et de continuer à toucher les gens, peu importe leur âge.


Qu’est-ce que tu aimerais que le public retienne de Emmène-moi et de l’EP Un jour, qui paraîtra le 17 avril ?
J’aimerais que le public retienne que je suis encore là après La Voix, et surtout que je continue de faire de la musique avec la même sincérité. Emmène-moi et l’EP Un jour représentent une continuité, mais aussi une affirmation : celle d’une artiste qui évolue, qui prend sa place et qui choisit de croire en ses chansons.
J’espère aussi que les gens ressentiront quelque chose en les écoutant, peu importe quoi, un moment d’évasion, de douceur ou simplement l’envie de revenir écouter. Et pour les jeunes artistes et créateurs qui l’écouteront, j’espère qu’ils retiendront que tout est possible, et qu’il ne faut pas avoir peur d’essayer, d’apprendre et de se lancer quand on en a vraiment envie.
Quand pourra-t-on voir Sophie Grenier sur scène à Montréal, à Ottawa–Gatineau et à Québec ?
Pour le moment, il n’y a pas de dates prévues, que ce soit en salle ou en festival, mais c’est quelque chose que je souhaite vraiment. Retrouver le public sur scène me manque énormément. Je n’ai pas encore de band ou de musicien·ne·s, donc tout est en construction, mais l’envie est très forte. J’espère pouvoir annoncer bientôt des spectacles et, pourquoi pas, des festivals à Montréal, à Ottawa–Gatineau et à Québec.

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
