Le Vans Warped Tour a effectué son grand retour à Montréal ce vendredi 21 août au parc Jean-Drapeau. Pour cette première de deux journées, A Day to Remember, Taking Back Sunday, Sublime, Atreyu, Silverstein et plusieurs autres groupes se partageaient les différentes scènes du festival. Entre les circle pits, le crowdsurfing, la pyrotechnie et une foule constamment sollicitée par les artistes, l’esprit du Warped Tour était rapidement bien présent.
Comme je me suis promené entre diverses prestations au cours de la journée, j’ai décidé d’écrire ce compte rendu journalistique au « je », en me concentrant sur la programmation musicale plutôt que sur chacun de mes déplacements.
À tout seigneur, tout honneur : je commence par A Day to Remember, tête d’affiche de cette première journée du Vans Warped Tour. À l’approche de la prestation, je pouvais déjà sentir la fébrilité monter tandis que les fans se rapprochaient de la scène principale.
Après une introduction tout droit sortie de l’univers de Star Wars, le chanteur Jeremy McKinnon et sa bande ont pris place sur scène avant d’entamer The Downfall of Us All. Dès la célèbre introduction a cappella de la chanson, avec ses « da-da-da » repris en chœur par la foule, l’ambiance est montée d’un cran avant que les instruments et les premiers jets de fumée entrent en action. Je me suis immédiatement laissé emporter par cette magnifique pièce.
A Day to Remember et ses fans au cœur du spectacle
Précédemment : Après avoir assisté à la prestation de Taking Back Sunday, je suis allé faire un tour dans la tente média, où Patricia Duval, notre chère photographe et directrice du média, est venue me rejoindre après avoir photographié la prestation de Sublime.
Alors qu’on retournait sur le site, on a croisé un line-up près de la zone réservée aux artistes. On se demandait ce que toutes ces personnes faisaient là et, surtout, qui elles attendaient. Pour A Day to Remember ? Mais elles allaient manquer le début du spectacle. Pour Sublime ? Elles étaient alors en train de manquer le grand classique Santeria. Pour Taking Back Sunday ou un autre artiste ? Le mystère est resté entier… jusqu’à ce que j’obtienne ma réponse pendant la prestation de A Day to Remember : ces mêmes personnes se trouvaient derrière les musiciens, directement sur la scène. Original comme idée et quel privilège pour leurs fans !
Un méchant gros party avec A Day to Remember
Pendant ce temps, sur scène, la fête s’est poursuivie avec Right Back at It Again, alors que le chanteur a invité les festivaliers à lever les mains dans les airs et à se lancer en crowdsurfing. D’immenses ballons bleus ont alors fait leur apparition au-dessus de la foule, dignes d’un véritable party punk. Sur Paranoia, il a demandé à ses fans de créer le plus gros circle pit du Québec. Malheureusement, de mon angle de vue, je ne pouvais pas vraiment voir l’ampleur du résultat, mais je suis certain que ça a brassé dans la cabane.
Tout au long de la prestation, j’ai senti un lien très familial et amical entre le groupe et son public. Justement, la pièce All My Friends, avec sa thématique autour de l’amitié et de l’alcool, a permis de pousser cette ambiance encore plus loin, comme si on se retrouvait dans un méchant gros party où musique et alcool ne faisaient qu’un.
A Day to Remember repousse les limites
Plus tard dans le spectacle, McKinnon a demandé à la foule d’applaudir les agents de sécurité, tout en parlant de la dangerosité du crowdsurfing. Devant les yeux du chanteur, une femme s’est fait soulever dans les airs et est restée debout quelques instants, au grand plaisir de McKinnon. D’autres festivaliers et festivalières ont tenté l’expérience, sans connaître le même succès.
Une fille à côté de moi s’est ensuite fait soulever dans les airs par un homme. Je m’attendais à quelque chose d’extraordinaire, mais ce moment n’est finalement jamais arrivé. Quelques instants plus tard, ce même homme a soulevé un autre festivalier. Alors qu’il était toujours dans les airs, j’ai tendu la main pour qu’il me fasse un high five. Il m’en a donné un particulièrement intense ! Un petit moment spontané qui résumait plutôt bien l’ambiance de la soirée.
La sublime All I Want a finalement clos ma soirée. J’ai alors rejoint notre chère Patricia pour que nous rentrions ensemble en métro. Quelle prestation de malade de la part de A Day to Remember, un groupe qui maîtrise définitivement son art !


























Taking Back Sunday, en queue de poisson
Je me souviens d’avoir vu Taking Back Sunday à l’Amnesia Rockfest en 2014, en tant que simple spectateur, et d’avoir été un peu déçu de la prestation, comme si j’avais perdu la flamme pour leur musique.
J’étais maintenant prêt à donner une seconde chance au chanteur Adam Lazzara et sa bande, mais encore une fois, j’ai terminé la soirée bredouille. J’ai trouvé que le groupe affichait une certaine forme d’arrogance et un côté too much sur scène qui m’ont déplu. Vous me direz certainement le contraire, comme si nous n’avions pas assisté au même show, mais je dis quand même ce que je pense. Après le spectacle, notre photographe a également soulevé cette question d’attitude sur scène, notamment lorsqu’il a lancé son micro, un geste que je n’ai toutefois pas vu puisque j’étais à une certaine distance.
Pour revenir sur une note plus positive, Taking Back Sunday a proposé quelques bonnes chansons comme Liar (It Takes One to Know One), A Decade Under the Influence, Cute Without the ‘E’ (Cut From the Team) et MakeDamnSure.









Silverstein passe le Warped au bulldozer
Un groupe qui est quasiment toujours à Montréal — ou presque — était de passage sur la scène Off the Wall en milieu d’après-midi. Silverstein vient tellement régulièrement dans la métropole que j’ai appris à aller les voir en spectacle surtout lorsque leur plus récent album vient davantage me chercher. Toutefois, dans une vitrine comme le Vans Warped Tour, j’allais les voir à 100 %.
La formation canadienne a justement commencé avec deux morceaux récents, soit Negative Space et Drain the Blood. Sans aucune surprise, le parterre était déjà particulièrement mouvementé lorsque le chanteur Shane Told a décidé d’en rajouter en demandant un « old-school circle pit » pour Smashed Into Pieces, l’une de leurs premières chansons.
Des bananes au milieu du chaos
Parmi les festivaliers qui bodysurfaient, on retrouvait même des hommes costumés en bananes, qui ont justement attiré l’attention de Shane Told. Une image plutôt cocasse au milieu d’un parterre qui ne cessait de s’agiter.
Silverstein a d’ailleurs terminé en force, tel un bulldozer, avec My Heroine, Smile in Your Sleep et Bleeds No More. Encore surprenant que tout le monde soit sorti du moshpit en un seul morceau après une finale aussi intense !








Atreyu fait trembler les moshpits du Warped
Si vous me connaissez bien, vous savez que je suis un grand fan d’Atreyu, et ça aura été la première prestation que j’ai regardée dans son intégralité au Vans Warped Tour. Brandon Saller et sa bande ont livré probablement le spectacle le plus interactif auquel j’ai assisté lors du festival. Ils ont multiplié les demandes au public afin d’enflammer le moshpit et le circle pit, sans jamais les laisser s’éteindre. Ils ont livré diverses chansons de leur répertoire, telles que Dead, Becoming the Bull, The Time Is Now, Ex’s and Oh’s et Right Side of the Bed.
Ils ont même réussi à transformer la vulnérable pièce All for You en catalyseur avant de percuter de plein fouet le public avec l’ultime chanson, Blow. Ironiquement, c’est après ce spectacle que j’ai vu pour la première fois les pancartes indiquant que les moshpits étaient interdits. À voir l’intensité des moshpits, certains festivaliers ont certainement fait un petit aller-retour en enfer durant la prestation !
Voir Atreyu, c’est toujours percutant à l’os ! Comme Brandon l’a dit à de nombreuses reprises à travers ses interactions avec le public : « We love you! »












Un rendez-vous manqué avec la nostalgie
Lorsque je suis arrivé sur le site, j’ai tout de suite reconnu au loin la voix de Craig Mabbitt, chanteur d’Escape the Fate, et je me suis dit : « Ah non ! J’ai manqué le début de leur prestation. » Il faut dire que les horaires des différentes scènes ne pouvaient être consultés qu’une fois sur place, près de la structure gonflable. J’entamais donc cette deuxième journée un peu à l’aveugle. Lorsque j’ai finalement réussi à bien me positionner pour écouter le spectacle, celui-ci a pris fin à la fin de la chanson suivante. Je n’ai vraiment pas été chanceux.
Quand je suis allé consulter la programmation, j’ai réalisé que j’avais aussi manqué la performance de The Red Jumpsuit Apparatus, que j’aurais bien aimé voir en spectacle, puisque je suis un brin nostalgique, si vous me connaissez bien.
All Time Low
















Thrice






Sublime




Divers







Photos d’ambiance (de Frédéric Lebeuf)































Frédéric Lebeuf | Journaliste
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

Patricia Duval | Photographe
Passionnée par la musique et les arts depuis son jeune âge, elle a découvert il y a quelques années la passion pour la photographie. Elle carbure aux défis, adore les festivals et capter l’émotion. Elle a une piqure pour le country, si vous voyiez une petite noire dans un pit de spectacle ou en train de courir partout pour s’assurer d’avoir une belle photo, c’est bien elle.
