Une fois de plus, Journey a conquis le cœur de ses fans. Après avoir enflammé Québec, les amateurs montréalais ont finalement pu retrouver le légendaire groupe le 13 mars au Centre Bell, le concert initialement prévu le 11 mars ayant été reporté en raison des conditions météorologiques.
Dans le cadre de sa tournée d’adieu Final Frontier, le chanteur Arnel Pineda a tout donné pour faire de cette soirée un moment inoubliable. Lorsqu’il s’agit d’un dernier passage en ville, le public s’attend naturellement à entendre les plus grands succès ayant marqué des générations. Avec une liste de 27 chansons, Journey a comblé ces attentes en revisitant presque tous les incontournables de son répertoire.
Le talent musical au sein de la formation demeure indéniable. Chaque membre du groupe a eu droit à son moment de gloire afin de saluer la foule. Les solos de guitare de Neal Schon, exécutés avec une maîtrise impressionnante, ont littéralement électrisé la salle.
Le claviériste Jason Derlatka a quant à lui surpris plus d’un spectateur avec une interprétation tout en finesse de I’ll Be Alright Without You, livrée avec une justesse vocale remarquable.
À mi-parcours du spectacle, plusieurs spectateurs ont profité d’un moment plus posé pour savourer le solo au piano de Jonathan Cain, qui a également charmé l’audience avec Feeling That Way.
La soirée a été ponctuée de nombreux moments forts. La prestation de Faithfully a donné des frissons, alors que le Centre Bell s’illuminait d’un impressionnant champ de lumières créé par les téléphones des fans.
Sur le plan vocal, les chansons de Journey représentent un véritable défi. Open Arms en est un parfait exemple et a permis de constater que, même à 58 ans, Arnel Pineda est toujours capable de prouesses vocales impressionnantes. Si certains avaient noté une légère fatigue vocale lors du spectacle de Québec, les fans montréalais ont eu droit à un chanteur en pleine forme, précis et débordant d’énergie.
Juste avant le solo du batteur Deen Castronovo, Arnel Pineda a même pris le temps de descendre dans la foule afin de saluer de près le public montréalais, offrant un moment de grande proximité pour ce qui pourrait être une dernière visite en ville. Le « roi de la batterie » a ensuite démontré qu’il ne se contente pas de donner le tempo : il a également interprété Walks Like a Lady, au grand plaisir de la foule.
Le spectacle s’est conclu de façon éclatante. Jonathan Cain, arborant fièrement un chandail du Canadien de Montréal, a participé à une finale sous une pluie de confettis sur trois classiques intemporels : Separate Ways, Any Way You Want It et Don’t Stop Believin’. Des chansons qui ont fait danser le public jusqu’à la toute dernière note.


























Patricia Duval | Photojournaliste
Passionnée par la musique et les arts depuis son jeune âge, elle a découvert il y a quelques années la passion pour la photographie. Elle carbure aux défis, adore les festivals et capter l’émotion. Elle a une piqure pour le country, si vous voyiez une petite noire dans un pit de spectacle ou en train de courir partout pour s’assurer d’avoir une belle photo, c’est bien elle.

…et un riff de Led Zeppelin…How many more times…