Plus de 30 mois après sa date de parution originale (17 mars 2020), le film Tu te souviendras de moi prend, enfin, l’affiche dans tous les cinémas québécois le 4 novembre 2022. Malheureusement, on va se souvenir longtemps de cette pandémie de COVID-19 qui a repoussé la date de sortie d’une façon exponentielle. Voici des entrevues réalisées avec Rémy Girard, Julie Le Breton et Karelle Tremblay lors de la première médiatique de l’œuvre d’Éric Tessier.
Pourrais-tu nous parler de ton personnage dans le film ?
Rémy Girard : Édouard Beauchemin c’est le personnage à qui le malheur arrive. C’est un professeur d’histoire à l’université et il commence à avoir des troubles de mémoire. On se rend compte qu’il a l’Alzheimer. Tout le long du film, on va voir comment la maladie évolue. À un moment donné, il y a une jeune fille Bérénice qui va arriver. C’est la fille du chum de ma fille. Elle est jouée par Karelle Tremblay. Comme elle n’a rien à faire, son père va décider de l’a payer pour s’occuper d’Édouard. Ils développent une complicité et cela crée un beau duo.


Julie Le Breton : Mon personnage se nomme Isabelle, c’est la fille d’Édouard. Elle est dans un moment dans sa vie où ce n’est pas top dans son couple. Ce n’est pas top dans sa job et là son père a un diagnostic d’Alzheimer. Elle a vraiment une perte de repères. Elle essaye de s’impliquer dans cette situation-là du mieux qu’elle peut mais elle n’est pas super bien outillée.
Karelle Tremblay : Mon personnage arrive dans l’histoire au moment où c’est moi la seule personne qui est là pour s’occuper d’Édouard. Ce qui est intéressant, c’est que le personnage a un gros « clash » de génération au début, Édouard juge un peu ma génération. Mon personnage juge un peu la sienne. Au final, on va s’amadouer l’un et l’autre puis s’attacher l’un à l’autre. Je pense que c’est ça qui est très intéressant aussi dans ce scénario-là.
Est-ce qu’il y a une scène qui a été plus marquante ou plus difficile à jouer ?
Rémy Girard : Pour moi, c’était toutes des scènes intenses. C’était beaucoup d’émotions de jouer quelqu’un qui est atteint d’Alzheimer. Quand j’arrivais chez moi le soir, j’étais beaucoup fatigué.
Julie Le Breton : Il y avait plusieurs scènes avec des mouvements de caméras qui étaient un peu plus complexes. Mais je me souviens d’une scène qu’on tournait dans un vrai Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD,) c’était vraiment touchant.


Karelle Tremblay : Ça a quand même été un tournage facile pour moi. Je pense que travailler avec des acteurs de talents facilite toujours un peu la tâche. Tu le sais que ça va être bon, tu crées une énergie. On fait bien notre travail.
Quelle est la plus grande fierté par rapport au film ?
Rémy Girard : C’est un film qui est très fort et qui parle de beaucoup de choses, pas seulement de la mémoire. Il parle aussi de la mémoire des Québécois, il parle d’une relation entre une fille et un gars qui pourrait être son grand-père, comment elle l’accompagne dans la maladie, elle s’occupe de lui. C’est vraiment touchant et c’est drôle aussi.
Julie Le Breton : C’est de jouer avec Rémy Girard, c’était la première fois que je devais jouer avec lui. C’était vraiment un grand honneur, c’est comme une légende et c’est quelqu’un que j’admire.
Karelle Tremblay : Je pense que ma plus grande fierté est le message que ça envoie aux jeunes générations en fait, de rester accrocher au moment présent puis de rester proche de nos grands-parents, de nos parents parce que ces gens-là un moment donné vont partir.



Le film « Tu te souviendras de moi » est présentement à l’affiche dans l’un des cinémas près de chez vous, ne manquez pas ce chef-d’œuvre québécois !
Entrevue avec Ludivine Reding
Qu’est-ce qui t’a donné envie de venir voir le film ?
Déjà à la base le réalisateur c’est Éric Tessier avec qui j’ai travaillé sur Fugueuse. Je sais que ça fait super longtemps qu’il travaille très fort sur ce projet-là qu’il n’avait pas pu sortir à cause de la Covid, ça avait été reporté pour plein de raisons. Je pense que c’est un film magnifique, j’ai très hâte de le voir.
Quels sont les défis de jouer dans une série quotidienne comme Stat ?
Le rythme en fait. Une quotidienne, c’est un rythme que tu ne connais pas avant de le vivre. De s’adapter à ça, de toujours se renouveler, d’avoir ton personnage pendant aussi longtemps, c’est un gros défi de grandir avec un personnage pendant neuf mois. C’est rare qu’on ait la chance de faire ça. Je suis super contente. J’apprends beaucoup à travailler vite et bien.
Est-ce que tu peux nous dire quelque chose sur la saison 2 de Portrait-Robot ?
Je ne peux pas dire grand-chose, mais ça me sort vraiment de ma zone de confort. Je suis super fière de ce projet-là. Je suis fière qu’ils aient pensé à moi. J’ai eu beaucoup de plaisir à faire ça.
Comment es-tu devenue ambassadrice de la compagnie Oceanly ?
Ça s’est fait tout seul en fait. C’est eux qu’ils m’ont écrit, on a eu des rencontres. Finalement, on a remarqué que c’était parfait. On a eu un coup de cœur avec l’équipe et moi. C’est vraiment une compagnie que je suis fière de représenter. Ils font attention à l’environnement et la santé de leur client. C’est sans produit chimique avec que des ingrédients sains, compostable et sans plastiques. Que veux-tu de mieux ? Je suis vraiment fière de cette collaboration-là.


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