En avril 2001, Sum 41 proposait son premier extrait en carrière, intitulé Fat Lip. Presque instantanément, le groupe est devenu l’un des préférés de plusieurs générations de fans par sa signature de marque unique ainsi que ses clashs musicaux constants entre leurs diverses chansons. Près de 24 ans plus tard, le groupe, mené par le chanteur Deryck Whibley, présente sa tournée d’adieu de 117 dates. Le 25 janvier, les Ontariens ont donné leur dernier show au Québec à la Place Bell, et voici notre compte-rendu de la soirée.
Retour à leurs racines
C’est sur une introduction de T.N.T. du groupe AC/DC que le rideau est tombé sur leur dernière prestation au Québec. Les musiciens de Sum 41 sont arrivés sur scène, et ils nous ont ramenés en arrière en présentant d’entrée de jeu la pièce Motivation. Le décor en arrière-plan (des pochettes de leurs différents disques) fittait merveilleusement bien, car il nous rappelait cette époque où les jeunes fans mettaient des posters sur leur mur de chambre; soit l’époque où cette chanson d’introduction est sortie. Et même le vidéoclip nous le démontre pleinement.
Cette vague punk rebelle des années 2000 a continué le temps de deux autres chansons, dont The Hell Song. Durant ce temps, le parterre a pris feu par le biais d’un impressionnant moshpit qui est demeuré actif pour le reste de la soirée. Des flammes rouges ont fait irruption. Des confettis ont été propulsés dans les airs de la Place Bell. Sur Over My Head (Better Off Dead), Deryck Whibley a demandé aux spectateurs de lever un doigt dans les airs. À maintes reprises, le chanteur a encouragé la foule à tout donner et à être « fucking crazy ».





Place aux nouvelles tounes !
Après avoir présenté des « old songs », les musiciens ont livré deux chansons de leur dernier album en carrière, intitulé Heaven :x: Hell. Le plus grand succès de cette nouvelle palette fut sans contredit Landmines, celle-ci a su apporter de nouvelles couleurs intéressantes comparativement à leurs autres tournées précédentes tout en restant dans l’essence initiale du groupe.
On s’amuse à la Place Bell !
Dans cette ultime tournée, il faut bien s’amuser ! Alors, les musiciens ont attaqué un solo d’un groupe que Whibley adore, soit Master of Puppets de Metallica. Même que le chanteur a scandé quelques « Master ».
Et pourquoi ne pas proposer un « circle pit » sur la puissante chanson We’re All to Blame pour que les gens se défoncent comme s’il n’y avait pas de lendemain ! Tous les ingrédients étaient en place autant sur la scène que dans la foule pour que ce soit un party décapant dont on se souviendra pour le reste de nos vies.
Sur Walking Disaster, le public a passé par toute la gamme des émotions. Le groupe a commencé l’interprétation de cette pièce tout en douceur (avec les « flashlights » allumés) pour la finir dans un sentiment de débauche (avec les gens qui sautaient).
Pour Makes No Difference, Whibley a laissé sa guitare de côté et il a couru de gauche à droite en avant et en arrière sans cesse. On a pu constater que l’homme de 44 ans a encore de l’énergie à revendre. On a senti qu’il a voulu donné au maximum à son public chéri pour une dernière fois.




Un hit après l’autre
Avec maintenant un squelette avec des yeux rouges en arrière-plan, le groupe a livré ses plus grands succès en fin de parcours. Après quelques secondes dans la pénombre pour installer un piano, la lumière est revenue et Deryck a commencé à pianoter la ballade Pieces au grand plaisir des spectateurs qui ont pris plaisir à chanter comme dans un karaoké.
Dès qu’on a entendu les premières notes de Fat Lip, le public était littéralement en délire au son de leur succès signature. Tout l’aréna au complet sautait. C’était un moment de pure adrénaline avec des jets de fumée et de flammes rouges.
En rappel, Sum 41 a présenté une chanson plus vieille que leurs vieilles tounes, soit Summer qui est leur première composition qui se trouve à être sur leur album Half Hour of Power (2000). Pour conclure ce premier rappel, les musiciens ont joué le succès old-school In Too Deep devant une foule en extase et totalement conquise.






C’est la triste fin !
Ce fut une soirée magique qui nous rappelle des souvenirs de notre adolescence et des parcelles de notre vie. Elle nous a aussi démontré toute l’étendue du succès international de ce groupe ontarien qui a eu ses défis, mais qui est toujours resté debout à son identité !
En ce 26 janvier 2025, on se demande si on n’est pas en train de faire un cauchemar et qu’au réveil, on aura un nouveau disque et une nouvelle tournée !






Liste de chansons
- Motivation
- The Hell Song
- Over My Head (Better Off Dead)
- No Reason
- War
- Underclass Hero
- Landmines
- Dopamine
- Raining Blood (de Slayer)
- Master of Puppets (de Metallica)
- We’re All to Blame
- Some Say
- Walking Disaster
- With Me
- Makes No Difference
- My Direction / No Brains / All Messed Up
- Preparasi a salire
- Rise Up
- Pieces
- Fat Lip
- Still Waiting
- Rappel : Summer
- Waiting on a Twist of Fate
- In Too Deep
- Rappel 2 : So Long Goodbye
- Linoleum (de NOFX)

Frédéric Lebeuf | Journaliste
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

Isabelle Gerard | Photographe
Pixzabelle; c’est Isabelle, bébé des années 70, née en Belgique. Très tôt, la musique a pris une grande place dans sa vie. Elle a toujours adoré aller voir des concerts, son premier concert était les NKOTB… depuis ses goûts ont bien changé, vous la retrouverez le plus souvent aux concerts de metal/rock. Isabelle a rejoint l’équipe de BP Arts Média en octobre 2022.

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