À partir du 27 septembre, Historia va présenter la nouvelle série Steak, blé d’Inde, patates, un documentaire pour nous faire découvrir l’histoire culinaire et gastronomique du Québec.
Animés par Jonathan Roberge, les dix épisodes de 30 minutes exploreront l’influence de l’Expo 67 et de nos grand-mères, la cuisine dans nos télés et dans l’enseignement, l’utilisation de l’eau d’érable et les chefs québécois. Il y aura également l’influence de l’industrialisation du 20e siècle, les livres de recettes, le fast-food et l’immigration.
On est allés au Cinéma Moderne, à Montréal, pour le visionnement des deux premiers épisodes et pour en apprendre davantage sur l’importance de la nourriture dans la culture québécoise. Voici nos entrevues avec l’animateur Jonathan Roberge et Soeur Angèle (une invitée récurrente dans la série).

Jonathan Roberge
Pourquoi est-ce que c’est important de présenter l’histoire de la nourriture québécoise, selon toi?
Si je réponds avec mon cœur, je vais aller avec le fait que je suis un homme extrêmement fier d’être canadien-français et québécois. J’aime la richesse de notre pays et je trouve qu’à travers la nourriture on peut démonter toute la richesse de l’histoire. J’ai vu ma grand-mère travailler fort derrière le fourneau, mais ce n’était jamais souligné. Ce documentaire est une manière de dire bravo et merci.
As-tu remarqué des changements dans la perception or dans les thèmes de la nourriture québécoise? Le premier épisode parle de l’Expo 67, mais as-tu vu des changements plus récents?
Je ne l’ai jamais remarqué parce que j’ai grandi dans les changements. C’est comme, tu ne réalises pas que les feuilles d’un arbre poussent. Par contre, tu vas remarquer qu’un arbre a plus de feuilles après quelques mois. Quand j’ai vu la série et le retour en arrière, j’avais un choc. J’étais comme «my god, on est parti loin». Je suis content de montrer ça aujourd’hui.


Quand tu penses à la nourriture québécoise, quelles sont les premières choses qui te viennent à la tête?
Richesse et soupçonner. On ne réalise pas à quel point Montréal et le Québec sont incroyablement riches en nourriture.
Est-ce qu’il y a une recette ou un plat qui te vient à la tête aussi?
C’est cliché et classique, mais le pâté chinois. Je trouve aussi qu’on fait de la très bonne viande au Québec.
Le deuxième épisode parle de la cuisine des grand-mères. Est-ce qu’il y a des recettes de TA grand-mère que tu manges toujours?
Pouding chômeur!
Quel est ton épisode ou ton moment préféré de la série?
J’en ai deux: «L’Expo 67: Vive la cuisine libre» (Épisode 1) et Montréal et ses influences culinaires (Épisode 10). Je pense que la première sur l’Expo résume la série au complet et qu’on touche les sujets, dont l’immigration. Dans la dernière, on parle de tous les immigrants qui peuvent apporter à nos assiettes. Ce sont les recettes mélangées d’ingrédients d’autres pays et d’ici.
Sœur Angèle
Pourquoi est-ce que c’est important de présenter l’histoire de la nourriture québécoise, selon toi?
Je crois que c’est important parce que la cuisine du Québec est familiale et chaleureuse. C’est une cuisine avec du produit régional, mais toujours avec beaucoup de goût. Ça fait environ 68 ans que je cuisine, donc j’ai beaucoup de recettes, et je trouve que l’alimentation est devenue très internationale avec toute l’immigration qui est arrivée. Il y a une belle créativité dans cette évolution. Moi, j’ai fait un mariage entre la cuisine méditerranéenne et la cuisine du Québec et j’ai trouvé que c’était similaire. Les gens aiment découvrir et c’est pour ça qu’il y avait une évolution. Même les choses classiques, comme le pâté chinois, on peut apporter du nouveau.
Le deuxième épisode parle de la cuisine des grand-mères. Est-ce qu’il y a des recettes de TA grand-mère que tu manges toujours?
Ce qui m’a impressionné et m’a passionné dans la cuisine, c’est le pain. Le processus est extraordinaire, mais il a évolué aussi. J’ai apporté ce qu’on faisait en Italie au Québec. Ce mariage des cultures est très important.



As-tu de beaux souvenirs liés à la nourriture que tu pourrais partager?
Bien sûr. Une fois, j’ai fait une lasagne avec des algues et les gens m’ont dit «c’est quoi ça?» Tu oublies que les choses existent et que tu peux faire d’autres choses avec. L’expérience de la vie aide à la créativité et à présenter des choses hors de l’ordinaire.
Quand tu penses à la nourriture québécoise aujourd’hui, quelles sont les premières choses qui te viennent à la tête?
Aujourd’hui, ce que je vois dans l’alimentation est une évolution vraiment internationale. Il n’y a pas besoin de voyager parce que c’est tout à Montréal. La cuisine est la chose la plus importante pour l’être humain. Quand on mange bien, on est bien. Alors, il faut manger un peu de tout. On le goûte et parfois on fait goûter à nos enfants les choses qu’ils n’aiment pas avec les choses qu’ils aiment. On fait le mariage.
Louis-François Marcotte


Daniel Vézina




Frankie Rose | Journaliste
Frankie est originaire d’Angleterre mais elle est francophone dans l’âme et elle aime découvrir et promouvoir la langue. En ce qui concerne la musique, elle aime les chansons qui racontent les histoires, que ce soit dans les paroles ou le lien personnel que la musique peut créer.

Frédéric Lebeuf | Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
