À l’aube de la deuxième saison de Sortez-moi d’ici qui commencera le 3 mars prochain, les médias ont été invités à un événement de presse le 12 février. Parmi les nouveaux participants présents, on a réalisé des entrevues avec Dave Morissette, Clodine Desrochers, Patricia Paquin et Audrey Roger.
Préparez-vous à des aventures périlleuses, des sensations fortes, des péripéties rocambolesques et de l’action pure ainsi qu’à des célébrités québécoises qui sortent de leur zone de confort pour affronter leurs peurs et donner le meilleur d’eux-mêmes. La nouvelle saison de Sortez-moi d’ici, animée avec brio par Jean-Philippe Dion et Alexandre Barrette, commence le dimanche 3 mars, à 18h30, à TVA et TVA+ !
Clodine Desrochers, des surprises dès le tapis rouge !
Comment est-ce que tu t’es senti d’être une VIP (avec Alex Perron) ?
Oh my god ! Évidemment, on sentait qu’il y avait peut-être une poigne d’être VIP. Il y avait quelque chose de tellement drôle. En même temps, il y avait quelque chose qui n’avait pas de sens. J’étais certaine que le yacht n’était pas vrai, qu’on allait arriver au bord de l’eau et que ça allait être une vieille chaloupe. Quand j’ai vu le yacht, je me disais « Ben voyons donc ! »
Tu ne sais pas ce qui va t’arriver, Tu embarques dans l’aventure au fur et à mesure, tu ne sais rien de ce qui t’attend. J’ai eu beaucoup de plaisir, mais j’ai eu beaucoup peur aussi. Quand on est arrivé près des îles Caïmans, j’ai dit à Alex (Perron). « Oh my god! As-tu vu comme cette île est renfermée et qu’il y a tout plein de lianes ? C’est sûr que si on y passe 15 minutes, c’est sûr qu’on est mort. » En disant ça, la chaloupe s’est dirigée vers l’île. « Ben voyons donc. Qu’est-ce qu’on va faire là? »
Quand on est arrivé et qu’on a vu qu’il y avait des lits de camp et des pierres pour le foyer, je me disais que ce n’est pas vrai qu’on va dormir là et effectivement… On était encore en tenue de gala. On n’avait aucune commodité. La toilette était assez rudimentaire ! On était littéralement dans la nature. Ç’a commencé raide comme on dit. J’avais hâte d’enlever ma cape à paillettes, je peux te dire ! On avait hâte de se doucher aussi.
On s’était fait dire que la saison 2 serait à un niveau un peu plus élevé en termes de défis. Alex et moi, on l’a compris assez rapidement ! Ils se sont sûrement dit que ça serait drôle avec moi et Alex qu’on vive ce décalage entre le yacht et les îles Caïmans.


Comment s’est passé l’expérience pour toi en général …
D’une intensité comme la première journée. Quand tu acceptes de faire Sortez-moi d’ici, c’est que tu acceptes de lâcher prise. C’est ça qui est difficile parce que tu n’as plus de contrôle et tu acceptes de vivre dans l’intensité. Tout est intense. L’humidité, la température, les bibittes, les défis; c’est l’intensité.
Qu’est-ce qui a été le plus confrontant selon toi ?
C’est de ne pas savoir ce qui t’attend et ne pas savoir la nature du prochain défi. C’est vraiment paniquant parce qu’on avait tous des phobies chacun. On n’osait pas trop se les dire de peur qu’ils nous lancent dans notre phobie, c’est ce qu’on ne voulait pas vivre. En fait, c’est de ne pas savoir si tu vas être confronté à ce qui te fait le plus peur. Je pense qu’on vivait tous de l’anxiété par rapport à ça.
Participants interviewés
Dave Morissette, l’envie de se dépasser !
Comment s’est passé l’expérience pour toi …
Vraiment bien ! C’est drôle à dire, mais je m’ennuie même de la jungle, et surtout des autres campeurs. Ça s’est super bien passé. J’étais prêt à aller vivre dans le bois, mais pas la jungle. Je suis fier de mon parcours.
Le fait que tu as été un sportif, est-ce que tu penses que ça t’a aidé (pour les défis plus physiques par exemple) ?
Je pense que mon côté sportif d’ancien athlète professionnel m’a surtout aidé sur le mental. On parle beaucoup des aspects physiques, mais ce n’est pas ça qui a été le plus difficile. Pour moi, c’était vraiment de vivre dans le camp. C’est pour cette raison que j’y allais aussi. C’est tough de vivre avec huit autres personnes à nos côtés. Je pense que le côté préparation m’a aidé. Dans le sport, c’est un peu ça. Il faut toujours que tu te prépares à de l’inconnu. Oui, tu veux gagner, mais il y a plusieurs choses qui peuvent arriver, et c’était la même chose dans la jungle.


Après avoir écouté deux épisodes, on voit ton côté bienveillant…
Mon but était, par cette expérience, de réaffirmer des choses aussi chez Dave Morissette. De vivre en groupe et de vivre en équipe, ce n’est pas toujours facile. C’est facile d’avoir une mauvaise attitude surtout quand tu ne manges pas et que tu es testé. C’était de longues journées.
Une des choses qui me rend le plus fier dans mon parcours, c’est que j’ai toujours été fidèle à moi-même. Autant que tu es là pour aider et soutenir d’autres personnes, autant tu as besoin du soutien des autres. Je pense que c’est la grande leçon de cette émission-là. On le voit dans la deuxième émission que je suis là pour les autres, mais j’ai eu besoin du support des autres.
C’est facile de vouloir partir. Ce n’est pas nécessairement de rater une épreuve, mais de vouloir quitter. Tout le monde se pose la question : qu’est-ce que je fais ici dans la jungle? Je me la suis posée à plusieurs reprises.
Qu’est-ce qui a été le plus confrontant selon toi ?
J’ai averti tout le monde de la production, lorsque je parlais de mes peurs, de mes craintes et de mes phobies, que je ne voulais pas qu’ils soient cléments avec moi. Je voulais me dépasser et je voulais pousser mes limites. C’est ce que je voulais vivre, et c’est ce qu’on est arrivé à faire aussi. Je ne voulais pas que les gens me mettent des limites parce que j’avais eu des commotions par le passé et que j’avais 52 ans. C’était plutôt le contraire; j’étais chanceux de vivre cette aventure à mes 52 ans.
Ma plus grande phobie, c’est que je suis claustrophobe, et j’espérais ne pas vivre quelque chose comme ça. Bien que je sois un grand pêcheur et que je parle souvent de ma passion pour cette activité, je ne fais pas confiance à un serpent. Je n’ai jamais pris de couleuvre dans mes mains même si je viens de la Côte-Nord. Les gens pensent qu’en confrontant nos peurs, par exemple ma claustrophobie; tu vas régler le problème, mais non. Je suis encore pire que j’étais avant de partir (rires).
Patricia Paquin; comme des zombies !
Comment s’est passé ce début d’aventure assez particulier …
L’aventure a commencé raide. J’attendais à l’hôtel comme je suis arrivée en cours de route. Quand on m’a dit que c’était maintenant, je ressentais une certaine fébrilité étant donné que je rentrais dans l’aventure.
On m’a expliqué quelques repères du premier défi. J’allais être dans un objet fermé (pour ne pas dévoiler trop de détails) qui allait se remplir d’eau, et que deux personnes auraient la mission d’arrêter l’eau. On m’a aussi dit qu’il allait avoir des animaux marins. Dans ma tête, je me disais que ça allait peut-être être des anguilles ou des poissons.
Je n’avais pas imaginé ça. C’était assez évident par ma réaction. Je n’aime pas les serpents, je n’avais rien dit parce que je ne voulais pas qu’on mette trop d’emphase là-dessus. Je m’étais préparée à quelque chose de statique et qui ne bougerait pas, mais dans l’eau comme ça … il n’y avait pas de contrôle.
Il y en a même qui sont rentrés dans ma robe. Quand je suis sortie, il y en avait deux dans ma doublure. Comme j’avais les bras dans les airs, ils sont rentrés par mes manches. Quand je suis sortie, j’ai dit avec une voix cassée : « Ils sont dans ma robe, j’en ai encore dans ma robe.». Ce qui fait que le soir j’arrive dans ma petite couchette en me disant ça sera quoi la suite s’ils me font commencer avec ça?


Comment s’est passé l’expérience en général pour toi ?
J’ai adoré l’expérience. La vie de groupe et de camp, j’en aurais pris tout l’été. J’aurais pris mes vacances d’été-là. Être avec du monde, dormir en gang; c’est du bonheur pour moi et ce n’était pas un problème.
Est-ce que l’expérience des serpents t’a rendue moins craintive vis-à-vis des serpents ou ça n’a rien réglé ?
Ça n’a rien réglé ! Cela a décuplé mon problème. J’ai croisé une couleuvre en courant. J’ai envoyé une vidéo à Alex (Alexandre Barrette) et Jean-Philippe (Dion) et j’ai pleuré en disant que je ne pensais pas que j’allais vivre ça, mais cela a déclenché de quoi.
Qu’est-ce qui a été le plus confrontant selon toi ?
Le début de l’aventure, c’est 100% ça. Par ma naïveté, cela a été mon atout. Après ça, j’ai tenté de garder cette attitude-là. C’est fatigant comme expérience. Tu te lèves tôt, tu te couches tard, tu ne dors pas bien. Tout ça est drainant, tu deviens comme un zombie.
Audrey Roger, de nouvelles cordes à son arc
Comment s’est passé ton premier défi…
C’était vraiment difficile. J’avais des fourmis rouges qui me mordaient et qui m’arrachaient la peau. C’était douloureux ! Ce n’était pas le fun du tout. Quand j’ai fini mon défi, j’ai sauté dans le lac parce que j’en avais partout. Dave (Morissette) et Rosalie (Vaillancourt) essayaient d’enlever celles prises dans mes cheveux.
Comment s’est passé l’expérience en général pour toi…
Très bien. Je suis vraiment contente de mon expérience. Je suis contente des gens que j’ai rencontrés. J’en sors avec des cordes à mon arc. J’ai évolué.
Comme ta carrière est en plein essor en ce moment, comment est-ce que tu te sentais d’être entourée de personnes établies dans leur milieu respectif ?
Premièrement, j’étais la plus jeune. Ce sont des personnes qu’on connaît de partout, et qui ont des carrières établies. Toutefois au campement, on ne pensait même plus aux carrières. Il n’avait pas de compétition. On était tous au même niveau. C’est ce qui a fait qu’on s’entendait tellement bien, qu’on formait une famille et qu’on s’entraidait. On est tous arrivés comme des humains. On était juste nous et on n’avait rien à prouver à personne.



Est-ce qu’il y a des moments où tu t’es sentie plus vulnérable ?
Oui. À plusieurs moments, j’ai pleuré. Je pense que c’est comme obligatoire dans un truc comme ça. Tu passes par tellement d’émotions, tu as tellement de fatigue physique et mentale. À un moment donné, ton cœur réagit et ta tête réagit. Comme c’est proche de nous, les sentiments parlent d’eux-mêmes.
Qu’est-ce qui a été le plus confrontant selon toi ?
Je pense que c’est de vivre en communauté avec des gens que je ne connais pas. C’est sûr que les grenouilles aussi, j’ai vraiment une grosse phobie des grenouilles. Alors, je te dirais que c’est un mélange de grenouilles et d’adaptation à vivre avec des inconnus.
Est-ce que tu as réussi à confronter ça ?
Haut la main ! Ça ne me dérangerait plus d’aller dans un chalet avec des gens que je ne connais pas et de revivre une telle aventure avec des gens à proximité en tout temps. Je suis très observatrice dans la vie en général. Les autres campeurs ont compris rapidement que quand je m’éloignais du groupe, ce n’est pas parce que je ne les aimais pas ou qu’ils n’étaient pas drôles. C’était juste que j’avais besoin de mon moment à moi. Ils m’ont complètement respecté. Ils ne m’ont pas fait sentir comme si j’étais une méchante.
Animateurs
Jean-Philippe Dion & Alexandre Barrette



Autres participants
Rosalie Vaillancourt



Philippe Laprise


Sophie Durocher

Alex Perron

Sébastien Toutant (Absent)

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
