Plongez dans l’univers étincelant de Révolution Les Étoiles, l’ultime tournée dès le 20 février à Montréal. Les étoiles brilleront de pleins feux à travers diverses villes du Québec ainsi qu’à Edmundston (au Nouveau-Brunswick). Il y a beaucoup d’engouement entourant cette ultime tournée puisque déjà plus de 50 000 billets ont été vendus. Un billet d’or a été remis à la directrice artistique et metteuse en scène du spectacle, Lydia Bouchard.
Voici des entrevues réalisées avec Lydia Bouchard, Ophélie Bégin et Ann-Florence Bégin ainsi que nos photos de la répétition médiatique du spectacle Révolution Les Étoiles, l’ultime tournée.
Distribution



Lydia Bouchard, directrice artistique
Comment est-ce que tu te sens à l’aube de l’ultime tournée ?
Honorée. Je me sens chanceuse, je me sens choyée. Je ne me sens pas encore nerveuse. En fait, j’ai tellement confiance en eux et j’ai un tel amour pour eux. J’espère d’avoir pu élever leur travail et de bien le montrer. C’est que du bonheur !
C’est sûr que ça doit être la tournée que tu as le plus confiance en eux étant donné que tu les connais plus que jamais … même si, au final, tu dois toujours vouloir mettre la barre plus haute à chaque tournée …
Le jeu de voir quelque chose à la télévision et de le montrer vraiment dans un théâtre à l’italienne, ce n’est vraiment pas la même perspective. Ce ne sont pas les mêmes choses qui fonctionnent quand on n’a pas 12 caméras. Il y a toute une façon aussi d’amener les gens aux arts vivants. Les gens ont aimé ça aux heures de grande écoute à TVA. Puis là, ils s’achètent un billet. Ils s’habillent, ils prennent une gardienne et ils viennent nous voir avec les enfants, avec les grands-parents. Il y a une telle responsabilité de montrer la danse à son meilleur partout au Québec jusqu’au Nouveau-Brunswick. J’ai envie de leur faire un gros show qu’ils n’oublieront jamais. […] 50 000 billets vendus pour la danse au Québec, c’est extraordinaire.
Parle-moi de ta nouvelle mise en scène…
J’ai changé toute la mise en scène. J’ai fait une boîte noire. J’ai un accessoire scénographique qui bouge, qui est aussi un accessoire lumineux. Je ne suis pas toujours à l’écran, mais je peux aussi refléter comme s’il était un miroir tout ce qui se passe sur scène. Vous comprendrez que pour quelqu’un qui aime le mouvement et le corps, c’est un beau jouet.
Est-ce que tu as l’impression d’avoir aidé à propulser encore plus la danse au Québec avec l’émission ainsi que la tournée?
Historiquement, je pense que le geste se dépose dans l’histoire du Québec. Je pense que ça va avoir fait un changement. On a une histoire de la danse qui est riche, dont on parle peu, mais qui est riche et qui remonte à loin. Ça vient peut-être d’un pont entre deux univers qui ne savait pas qu’il existait l’un et l’autre. L’idée du pont entre le public et les danseurs, mais aussi même entre la danse contemporaine et la danse pop. J’espère qu’il sera pérenne. J’espère qu’on pourra l’entretenir et le renforcer et que bien au-delà de Révolution, il y aura un legs pour la danse au Québec.



Je me dis que la danse a toujours eu une place importante dans notre culture. Toutefois, je pense que Révolution a permis davantage de mettre en lumière l’identité des personnes qui la pratiquaient…
Il y a une éducation et une présence. Le public est plus outillé pour la regarder et mieux l’apprécier aussi. Il y a un geste, il y a une didactique qui est vraiment payante là-dedans.
Parce qu’on sait que le Québec aime danser depuis toujours…
Si tu as un corps, tu peux danser. Si tu as un corps, tu peux utiliser ce mouvement et l’habiter. Après, est-ce que tu veux devenir danseur professionnel ? Ça, c’est autre chose. Toutefois, il faut arrêter de penser qu’on n’est pas apte. On est apte; on marche, on respire, on est capable de cligner des yeux, on est capable de danser.
Qu’est-ce qui t’a rendue plus fière de toute cette aventure?
Les êtres humains que j’ai la chance de côtoyer. Mon mardi au bureau n’est pas plate!
Est-ce que tu penses t’ennuyer par la suite?
Jamais. Je m’en vais livrer un spectacle pour le Cirque du Soleil à Andorre. Je ne pense pas que je vais m’ennuyer. Dans la vie, j’ai beaucoup de plaisir. Avec cette équipe-là, j’irais au bout du monde. Alors, je nous souhaite encore plein de beaux projets à vous montrer.
Ophélie et Ann-Florence Bégin
Comment vous sentez-vous à l’aube de l’ultime tournée?
Ophélie : On se sent super contente, un peu fébrile, mais on est super prêtes. C’est sûr que ça a été un spectacle qui s’est construit en un petit peu de temps. D’habitude, ça prend plus de temps à construire un spectacle. Mais là, on est prêtes à rentrer sur la scène. On est prêtes à partager ça avec le public, avec le Québec. Ça fait que là, on a super hâte.
Quel a été le plus grand apprentissage que vous avez fait en participant à Révolution?
Ophélie : Le plus grand apprentissage, ça a été quasiment l’adaptation parce que c’est quelque chose d’énorme de participer à Révolution en terme de projet. On doit construire nos propres performances. À chaque fois, c’est de se renouveler. Ça fait que ça a été énormément d’adaptation. Il y a des fois qu’on a bâti une chorégraphie. Et finalement, il fallait changer de chanson ou notre accessoire ne marchait pas. Donc, ça développe vraiment l’esprit professionnel de toujours être un peu sur nos gardes de devoir s’adapter. On a grandi énormément avec ce show-là.
Ann-Florence : En fait le show Révolution, on l’a fait quatre fois chacune. La première fois que je suis montée sur cette scène-là, j’avais 11 ans. J’ai beaucoup grandi depuis la première fois que je suis allée sur cette scène. Ça m’a appris beaucoup de choses, comme gérer mon stress dans un environnement assez stressant pour un enfant de 11 ans. Il y a des caméras, il y a un public, il y a des juges, il y a des entrevues. C’est quelque chose que tu ne vis pas souvent dans une vie. On a eu la chance de le faire à plusieurs reprises. Non seulement ça m’a aidée à mieux m’exprimer, mais aussi à gérer mon stress également. Ça m’a appris à gérer une grande charge de travail, parce que Révolution, c’est beaucoup de travail. Il y a des milliers d’heures derrière chaque numéro parce qu’on a un très court nombre de temps pour faire un numéro qui est censé être encore plus extraordinaire que le dernier. Donc, ça m’a aussi appris à avoir une éthique du travail. Ça a été une expérience assez enrichissante.


Comment vous êtes-vous sentie, en général, de retourner sur le plateau pour cette ultime édition?
Ophélie : C’est sûr que de refaire avec tout le monde qui avait participé aux autres saisons, c’était une chance de plus de pouvoir encore montrer notre partenariat qui a évolué. Parce que, nous, quand on avait fait la saison 4, notre nouvelle collaboration était toute nouvelle. On l’a fait lors de la saison 6 avec quelque chose qui a eu le temps de prendre forme. C’était beaucoup plus axé sur ce qu’on pouvait faire créativement qui repoussait nos limites et qu’on n’avait pas déjà faites. Entre-temps, on s’est amélioré. On s’est même trouvés aussi en tant qu’artistes, tout en gagnant deux ans de maturité.
Ann-Florence : Personnellement, moi, en rentrant dans la saison des étoiles, je n’avais aucune attente. C’est sûr qu’on avait un but ultime parce que c’était le but qu’on avait dans la saison 4 de se rendre en finale. On ne l’avait pas atteint, mais on n’était pas moins fiers de notre parcours. Puis là, j’étais comme dans la saison des étoiles. Je me disais que ça serait difficile d’atteindre la finale, mais c’est sûr que c’était un but ultime. À chaque ronde, j’essayais de profiter au maximum et de donner le meilleur à chaque performance parce qu’on sait que ça pourrait être la dernière. En arrivant en finale, c’était que de la fierté que j’exprimais. Honnêtement, je n’ai jamais participé à une saison en ayant comme but de gagner. D’être là et d’être éliminée à la finale, je ne pouvais pas être plus fière de tout le travail qu’on avait mis derrière chaque numéro.
Le fait de se rendre jusqu’en finale, ça vous a donné un billet pour participer à cette tournée… Alors, c’est vraiment un privilège!
Ann-Florence : La tournée, c’est vraiment une expérience que je pensais avoir une fois dans ma vie. Puis là, on le refait. Je me sens tellement chanceuse. C’est tellement un environnement plaisant. C’est du monde qui vient nous voir. Puis ça, ça n’arrive pas souvent dans le milieu de la danse. Ils viennent voir vraiment les danseurs, c’est l’artiste principal et le show est basé seulement sur des danseurs. C’est le genre d’expérience qu’on a une fois dans la vie. Mais là, on a la chance de participer deux fois.


À quoi ressemble le portrait du ciel (pour le milieu de la danse au Québec) en ce moment?
Ophélie : Je pense définitivement que Révolution a apporté, au Québec et même quasiment rendu à l’échelle du Canada, la démocratisation de la danse. La danse, c’est un art qui est souvent sous-estimé, je crois. Je pense que Révolution a été une belle opportunité de montrer à tout le monde que c’est un art extraordinaire, qui partage des émotions et des mouvements physiques qu’on n’a jamais vus. Je pense qu’il y a beaucoup de gens qui ne connaissaient pas la danse que maintenant ils apprécient parce qu’ils ont vu l’émission. Beaucoup de gens qui ne dansaient pas ont commencé la danse à cause de l’émission. En tout cas, nous, on a reçu beaucoup de feedbacks, de commentaires sur nos réseaux sociaux de personnes qui nous disent qu’ils ont apprécié la danse parce qu’ils ont regardé l’émission. Je trouve que c’est magnifique. Ça a été un travail qui a évolué et qui a grandi depuis le début de la saison 1 de Révolution.
Ann-Florence : J’ai l’impression que Révolution a vraiment permis de mettre la danse plus en avant depuis que c’est sorti au Québec. Ça a été plus découvert par les gens qui étaient inconnus à la danse. Comme Ophélie disait, il y a plein de monde qui nous a écrit sur les réseaux sociaux en disant « Moi, je n’ai jamais écouté de la danse, mais il y a quelqu’un qui m’a dit d’écouter Révolution. Et là, je trippe. Je suis là chaque fin de semaine à regarder ça». Ils ont découvert l’art et ils ont découvert ce qu’était la danse, et c’est quoi l’art du mouvement. Ils nous écrivent et viennent voir la tournée parce qu’ils trippent vraiment sur la danse. Il y en a même qui disent «Hey, je vous ai vu à Révolution, et ça me donne le goût de suivre des cours de danse». C’est le fun aussi de voir cet aspect-là de Révolution, ça a amené plusieurs gens à découvrir la danse puis à même à créer des danseurs.
Ophélie : Parce que sur Révolution, tu touches à tout. Quand tu regardes l’émission, tu as autant du contemporain, du break, du hip-hop, du ballroom. Tu passes par un peu tous les styles. C’est sûr qu’il y a beaucoup plus de styles de danse que ça. Mais au moins, ça nous permet de voir une belle palette de différents styles et c’est quoi l’art de la danse.


Quand la tournée sera terminée, qu’est-ce que vous vous souhaitez? Qu’est-ce que vous visez à faire par la suite?
Ophélie : C’est sûr qu’on souhaite de continuer chacune dans un beau partenariat, Les Sœurs Bégin. Je pense que c’est quelque chose qui est encore en développement. Dans le sens où aujourd’hui on est à un stade, mais je pense que ça peut encore évoluer, et ça peut encore développer à autre chose. Je souhaite que l’on continue là-dedans et qu’on puisse aussi, ne pas être uniquement interprète, mais aussi chorégraphe. Peut-être, éventuellement, avoir notre propre spectacle. Ce sont des choses qui nous drivent.
Ann-Florence : … Et de continuer aussi à performer sur scène. Révolution et la tournée m’ont fait réaliser à quel point j’aime partager non seulement une scène avec ma sœur, mais aussi avec le public. C’est le fun cette relation-là qu’on a de pouvoir partager notre art et avoir une certaine interaction. On avait quand même l’occasion d’avoir une certaine interaction avec le public à la maison. C’est le fun de voir cette connexion en live, et de rencontrer les gens qui nous supportent beaucoup sur les réseaux sociaux. C’est une chose que j’adore. Révolution m’a fait découvrir aussi l’aspect télé. De continuer là-dedans aussi, ça pourrait être le fun.
Sam Cyr et Sean Wathen, gagnants de l’édition ultime


La troupe BAD


Santiago Santamaria Correa, Gabrielle Boudreau et Jordan Raymond


Yoherlandy Tejeiro Garcia


Team White


Photos de la répétition






















Dates de tournée
- 20 février au 9 mars – Théâtre St-Denis @ Montréal
- 15 mars – Théâtre du palais municipal @ Saguenay
- 27 mars au 13 avril – Théâtre Capitole @ Québec
- 16 et 17 mai – Amphithéâtre Cogeco @ Trois-Rivières
- 29 mai au 1er juin – Théâtre du Casino du Lac-Leamy @ Gatineau
- 6 au 8 juin : Salle Maurice-O’Bready @ Sherbrooke
- 14 juin : Centre Jean-Daigle @ Edmundston

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
