Quand Mélodie, une éducatrice de la garderie L’Académie des ratons, est victime d’une vilaine chute dans l’escalier, tout bascule. C’est dans cet univers que la nouvelle série de fiction Qui a poussé Mélodie? plongera l’hiver prochain. C’est un rendez-vous à ne pas manquer les lundis à 19h30 dès le 6 janvier 2025 à Télé-Québec.
Voici nos entrevues réalisées avec Catherine Chabot, Alice Morel-Michaud et Penande Estime ainsi que nos photos du visionnement de presse médiatique qui a eu lieu le 5 décembre au Cinéma du Parc.
À la découverte des personnages
Catherine Chabot / La cachotière
Présente-moi ton personnage.
C’est le personnage de Catherine. C’est une maman d’enfant en bas âge, c’est la maman d’Yvonne. Sa fille a un tempérament assez particulier et assez fort. Je pense qu’elle a de la difficulté à la gérer, puis là elle attend un deuxième enfant (un garçon). Elle a expérimenté le fait de devoir être à la maison à temps plein avec sa fille après son congé de maternité pendant cinq mois, puis elle s’est dite « Plus jamais! Je trouve ça trop difficile, j’ai besoin de ma liberté, j’ai besoin de pouvoir travailler, j’ai besoin de pouvoir me réaliser en tant que femme et en tant que mère ». Donc, le fait de potentiellement perdre sa place en garderie la fait paniquer.
Qu’est-ce que tu aimes le plus jouer dans ce personnage-là ?
C’est représentatif de beaucoup de mères que j’ai autour de moi, qui en arrachent, qui sont fatiguées, qui sont un petit peu à bout, qui trouvent ça tough d’avoir une otite, une pneumonie, une bronchite, une gastro; tout ça dans le même mois. Je trouve ça le fun de pouvoir le représenter et me représenter. Ma fille a 3 ans et demi, c’est exactement l’âge du personnage.
C’est d’ailleurs ma fille qui joue notre fille à Jean-Simon Leduc et moi dans la série, mais je pense qu’ils l’ont coupée au montage. Elle est venue sur le plateau, mais on voyait juste sa tête. Elle a fait une immense crise sur le plateau. Elle ne voulait pas donner la main à Jean-Simon, elle ne voulait pas aller dans ses bras, elle lui donnait des coups de pied. Elle s’est fait maquiller en chauve-souris pour faire peur à tout le monde parce qu’elle ne voulait pas être là. Elle était gênée de rencontrer de nouvelles personnes, c’était impressionnant tout ça. Elle était beaucoup en mode défensive, un petit peu comme Yvonne. Tout le monde lui disait bonjour, et elle disait nonnnn!!!! Pascal L’heureux (le réalisateur) lui disait « Regarde Joséphine, je suis un chat ». Pis elle était comme « tu n’as même pas d’oreille (de chat), tu n’es pas un vrai chat ». Ma propre fille ressemble beaucoup au personnage de ma fille fictive.


Tu dois trouver plein de points qui ressemblent à tes traits de caractère de mère là-dedans…
Oui, ben c’est ça d’oublier les affaires à la maison, retourner deux fois à la maison parce que j’ai oublié le toutou ou que j’ai oublié sa petite bouteille d’eau. Comme être tellement fatigué que d’oublier son propre nom. Je me reconnais beaucoup là-dedans; la fatigue et devoir s’occuper d’un petit humain du mieux qu’on peut, de faire son gros possible avec l’enfant qu’on a.
Le mot de la fin : Pourquoi écouter Qui a poussé Mélodie ?
Parce que ça ressemble à rien, il n’y a rien comme Qui a poussé Mélodie?. C’est brillant et ça touche tous les parents milléniaux. Et même si tu n’es pas parent, tu vas te reconnaître dans les dynamiques de couple, c’est vraiment. C’est vraiment fort, c’est une écriture forte, c’est une écriture intelligente et surtout très drôle. On est réellement dans un polar qui fait rire. J’ai vraiment l’impression que si tu as besoin de passer un bon moment dans la froideur de chez vous, c’est le fun de se revigorer. C’est le fun de se donner un petit coup de fun. Ça se prend super bien. Dans le confort du salon en janvier quand il fait froid et que tu as hâte à l’été, ça vaut vraiment la peine.


Alice Morel-Michaud / La victime
Présente-moi ton personnage.
Je joue Mélodie, une éducatrice de L’Académie des ratons. Comme on le sait, les éducatrices en milieu de garde sont dépassées, épuisées, pas des bonnes conditions, et des enfants très difficiles à gérer. C’est dans ce climat qu’elle se fait pousser dans les escaliers et elle en ressort gravement blessée. À partir de ce moment-là, il y a comme une intrigue qui se tisse autour de ce drame. On est dans l’univers de L’Académie des ratons. Mais Mélodie, elle a peut-être elle aussi des affaires à cacher. Elle n’est peut-être pas nette nette non plus. C’est ça qu’on va découvrir à travers de la série que ce n’est peut-être pas juste une victime.
Comment on se sent d’avoir un personnage pivot comme celui-là, vu que toute l’histoire est quand même orientée vers ton rôle ?
On parle beaucoup de mon personnage. Même quand elle n’est pas là, elle est comme là dans les parages. C’était super. C’était comme de belles surprises de lire ce scénario et découvrir cette intrigue.
Qu’est-ce que tu as le plus aimé de ton tournage?
Vraiment, l’équipe était incroyable. Tous les départements se sont donnés à fond pour ce projet. Il y avait comme la vision des auteurs que Pascal a réussi à mettre en images. Mais ça a fait que tout le monde qui travaillait sur ce projet-là partageait cette vision et voulait arriver à une espèce d’ambiance qu’on ne fait pas souvent au Québec. C’est très polar. On s’inspire beaucoup de ce genre de codes, de ces films noirs-là, mais aussi très drôles.
Alors, autant que ça soit les costumes, les maquillages, les coiffures, les accessoires, la musique ; tout le monde s’est donné à fond. C’était tellement le fun d’arriver tous les jours sur le plateau et de voir un petit peu la magie que tout le monde créait. Il y avait tout le temps de belles surprises. Mais l’attention aux détails, c’est ça qui m’a vraiment impressionnée de la part de tous les techniciens, de tous les comédiens qui étaient tellement drôles dans leurs personnages. On dit tout le temps que c’est un travail d’équipe, mais là, tout le monde mettait la main à la pâte pour arriver à ce résultat.


Est-ce que tu as l’impression d’avoir compris des trucs de la réalité des garderies vu que ça expose tous les problèmes que des parents de garderies peuvent avoir ?
Oui, c’est ça. Je pense qu’il y a beaucoup de parents qui vont pouvoir se reconnaître. Même moi, n’ayant pas d’enfant, je trouve que les références et les blagues sont quand même assez grand public. Je n’ai pas l’impression qu’il me manquait des informations pour rire et pour comprendre cette espèce de délire. Ça fait du bien à tout le monde, pas juste aux parents.
Le mot de la fin : Pourquoi écouter Qui a poussé Mélodie ?
Parce que c’est différent. On nous plonge vraiment dans un univers particulier. On est complètement ailleurs. On a même l’impression qu’on n’est pas au Québec. On a l’impression qu’on est dans un château ou dans des endroits vraiment bizarres. Chaque épisode révèle un peu plus de l’intrigue. Plus ça va, plus ça devient gros en termes d’absurdité. On va à des endroits qui vont vraiment surprendre les gens. En lisant les scénarios, j’étais tout le temps surprise, pas juste par les revirements de situations, mais par l’audace des auteurs. C’est drôle. Ça fait du bien. Je pense qu’on peut écouter ça à n’importe quel âge, puis on va rire.
Penande Estime / La rivale
Présente-moi ton personnage.
Mon personnage, c’est Yza. C’est une personne très aimante. C’est l’une des parents, elle a deux enfants. Donc, elle est très aimante, elle se bat très, très fort pour ses conditions, pour protéger sa famille et protéger son enfant. Donc, elle est prête à faire beaucoup de choses pour faire en sorte qu’elle ait ce qu’elle veut. Elle passe par la manipulation, elle dit haut ce qu’elle pense. Elle dit haut tout ce que les autres pensent tout bas.
Qu’est-ce que tu as le plus aimé de ton personnage ?
Moi je suis un petit peu réservée dans la vie. Donc, j’ai aimé être, justement, que ça soit différent de moi. Il y a beaucoup de choses qui me rappellent moi, chez Yza, par exemple elle est très physique et athlétique. Elle adore le CrossFit. Pour tout le reste, on est très différentes. Elle est plus explosive, si on peut dire ça, tandis que je suis plus centrée. Le fait de, justement, d’aller dans quelque chose de vraiment très différent de moi, c’était fun. Je me suis aussi découverte là-dedans.
Au fond, c’est comme si tu portais un costume…
Oui, exactement. Même les looks aussi qu’elle a, ce n’est pas moi du tout. C’est tellement loin, loin, loin de moi. Cependant, j’ai acheté une de ses chaussures. Elle est tellement loin de moi, mais pas si loin non plus.


De l’interpréter t’a permis de découvrir des parcelles de toi.
Oui, je me suis vraiment découverte là-dedans parce que, comme je te dis, elle a tellement de caractère. Elle parle plus fort, elle est plus présente. Ça m’a permis moi-même de devoir l’être plus aussi et de m’imposer plus, par exemple.
Dans toute cette distribution, quelle est la personne que tu as découverte ou qui a été ton coup de cœur durant cette expérience de tournage ?
Ils sont tous bons. Mon partenaire de jeu préféré [parce que c’est avec lui que j’ai joué le plus], c’est Bernard (Jean-François Provençal). Mais j’ai vraiment eu un coup de cœur pour Catherine Chabot comme être humain. C’est un amour, c’est une femme extraordinaire, c’est une actrice incroyable aussi, puis c’était le fun d’être avec elle sur le site parce que je me sentais en sécurité avec elle. J’ai beaucoup appris de chaque acteur parce que ce sont des acteurs qui ont beaucoup d’expérience. Je les regardais faire, j’ai beaucoup appris avec eux.


Le mot de la fin : Pourquoi écouter Qui a poussé Mélodie ?
Parce que c’est drôle, parce que c’est bon, c’est le fun, c’est rafraîchissant. Je pense que tous les parents vont se reconnaître dans chacun des personnages. D’entendre quelqu’un d’autre dire la même chose que soi ou penser la même chose que soi, puis ne pas être gêné de le dire, c’est ça qui est drôle. Puis, je pense que le monde va vraiment s’attacher à ça.
Chantal Fontaine / La directrice de l’Académie


Jacques L’heureux / L’homme à tout faire


Jean-Simon Leduc / Le cynique


Rose-Anne Déry / La fatiguée


Isabeau Blanche / La névrosée



Annick Bergeron / L’inspectrice


Leila Thibeault-Louchem / La présidente


Antoine Yared / Le podiatre


Marc Auger Gosselin / L’artiste & Simon Larouche (scénarisation)

Synopsis
Catherine (Catherine Chabot) et Francis (Jean-Simon Leduc) ont enfin trouvé une garderie pour Yvonne, leur fille de quatre ans. Et pas n’importe laquelle L’Académie des ratons est la meilleure du Québec! Mais dans le groupe d’Yvonne, rien ne va plus. Mélodie (Alice Morel-Michaud), éducatrice, aurait été poussée par un enfant du haut de l’escalier, la laissant avec un bras cassé et des séquelles psychologiques importantes. Qui a fait cela? Si le coupable ne se dénonce pas, l’Académie menace d’expulser tous les enfants du groupe.

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
