Samedi soir dernier (le 24 août), c’est au cœur d’un Olympia affichant complet que l’artiste britannique Passenger était de passage dans la métropole. Retour sur une soirée toute en musique et en humour.
Sur le coup de 21h, Mike Rosenberg, de son vrai nom, est monté seul sur scène avec sa guitare. « Salut Montréal ! », a-t-il débuté, enthousiaste. « Ça fait si longtemps… j’aime tellement votre ville ! Promis, je ne dis pas ça chaque soir », a poursuivi l’artiste, sous les rires. En carrière solo depuis plus d’une décennie déjà, Passenger amenait cette nouvelle tournée en sol montréalais afin de souligner le dixième anniversaire de son populaire album All The Little Lights. C’est d’ailleurs sur les notes de la pièce du même nom qu’il s’est mis à gratter sa guitare.
Un peu plus de 2 000 personnes étaient présentes pour célébrer avec lui, en ce samedi soir d’été. Au menu, l’Anglais promettait de revisiter ses classiques, mais aussi, d’offrir de nouvelles chansons, pour le plus grand bonheur de ses adeptes. Avec plus d’une dizaine d’albums en carrière, Passenger a certainement dû faire des choix difficiles afin de créer sa liste de chansons. « J’ai une seule chanson populaire… c’est correct, j’ai accepté ce fait depuis longtemps », confie l’artiste, un sourire aux lèvres. « Le seul problème, c’est qu’il ne faut pas confondre Let Her Go avec Let It Go, dans La Reine des Neiges« , ajoute-t-il en riant. « Même mon père confond les deux ! » En plus de ses talents musicaux, on peut affirmer qu’il a tout qu’un humour !



La soirée se poursuit au son de différentes balades. Queenstown, une de ses préférées, a été écrite durant le confinement de 2020 et est très importante pour lui. Il y aborde les relations qui se terminent sans vraiment savoir ce qui ne fonctionnait pas, sans que ce soit la faute d’un ou de l’autre, mais simplement parce que parfois, la vie est faite ainsi. Le chanteur la dédie d’ailleurs à tous ceux qui s’y reconnaissent.
Les lumières valsant entre le bleu, le mauve et le turquoise font maintenant place à de l’orangé. L’atmosphère est douce et chaleureuse. Le font de la scène se remplit de minuscules lumières qui rappellent un ciel étoilé au bord du feu. À cet instant, Passenger interprète une reprise incroyable de The Sound of Silence, y donnant toute sa couleur indie-folk et sa douceur. Un merveilleux moment qu’il termine en racontant une anecdote rigolote sur ses premières années en carrière où, un jeune adolescent croyait qu’il s’agissait d’une composition originale.
C’est ensuite la mouvementée I Hate qui est chantée en cœur avec la foule, un moment rassembleur. Passenger profitera plus tard de la soirée pour prendre une demande spéciale, soit Survivors, magnifique pièce nous ramenant en 2018.



Au bout de près d’une heure de performance, les premières notes de Let Her Go se font entendre et le public s’enflamme. « Cette chanson a changé ma vie et je ne prendrai jamais tout cela pour acquis », avoue Mike, qui a parcouru le globe avec sa guitare au cours de la dernière décennie.
Un succès fabuleux dont on ne se tannera jamais. Une pièce qui fera partie des succès et des classiques de notre époque, assurément.
Scare Away The Dark fut ce qui devait clore la soirée, mais la foule en a décidé autrement, en continuant de chanter les dernières paroles de la chanson. Passenger est revenu sur scène, fier, afin d’offrir trois chansons de plus : Things That Stop You Dreaming, Boomerang (nouvelle chanson) et Holes.
La tournée qui n’en était qu’à sa deuxième représentation se poursuit en Amérique du Nord dans les prochaines semaines avant de s’envoler pour l’Australie.



Une soirée débutée à la perfection
C’est le chaleureux SYML qui assurait la première partie de la soirée. Originaire de Washington, le chanteur garde une place bien spéciale dans son cœur pour notre métropole. Il en profite d’ailleurs rapidement, en début de prestation, pour le mentionner.
Il interprète de récentes pièces, dont Please Slow Down, sortie pas plus tard que la veille. « SYML est mon nom de scène, cela veut dire « simple » en gallois. J’ai choisi ce nom dans ma chambre, il y a longtemps, en me disant que ça sonnait bien et sans penser que j’allais devoir le dire sur scène un jour… », dit-il en riant. « Si jamais vous n’avez aucune idée de qui je suis, un truc pour s’en rappeler c’est : Shits your mom likes ! », ajoute Brian Fennell, de son vrai nom, sous les rires de la foule.
Performée pour la première fois en carrière à Montréal, il y a un peu plus de 4 ans, SYML explique avoir écrit la chanson Girl pour sa fille, qui à un an, a dû subir une importante opération. « C’est une bad ass, maintenant ! »
L’auteur-compositeur-interprète a offert la célèbre Where’s My Love afin de clore sa présence sur scène.
Liste de chansons
- All The Little Lights
- Life’s for the Living
- Table For One
- Queenstown
- The Sound of Silence (reprise)
- I Hate
- Yound as the Morning, Old As The Sea
- Survivors (demande spéciale)
- Patient Love/Circles
- Let Her Go
- Scare Away The Dark
- Things That Stop You Dreaming
- Boomerang (nouveauté)
- Holes

Catherine Lévesque | Journaliste
La première question que te posera Catherine en te rencontrant, c’est certainement à propos de musique. Grande passionnée de musique en tout genre, dès son plus jeune âge, celle-ci comprend que c’est à ses yeux, le plus merveilleux des moyens de communiquer. À travers ses mots et en parallèle à sa carrière en intervention sociale, Catherine profite de chaque opportunité pour offrir une belle vitrine à ses artistes préférés et à ses plus récentes découvertes. Tu risques fortement de la croiser dans un concert ici – ou ailleurs sur la planète.

Maya Goudreau | Photographe
Passionnée par la culture musicale et les arts, Maya s’est lancée à photographier des artistes de tous genres. Capter des moments d’énergie et d’émotion sur scène, c’est sa priorité !
