Le 19 juin, mirani coelho dévoilera les nuits sont blanches, son tout premier EP. À la veille de son lancement montréalais du 18 juin au Livart, l’auteure-compositrice-interprète nous parle de ce projet intime et de son parcours artistique.
Présente-nous ton premier EP, les nuits sont blanches.
les nuits sont blanches aborde les enjeux auxquels on peut faire face lors de l’adolescence : le deuil, l’image corporelle, l’amour ou encore les émotions que je définis comme étant d’entre-deux. On s’évade dans l’univers musical de la pop indépendante, parfois influencée par le folk ou l’alternatif. Les six chansons explorent mon cheminement émotionnel avec une écriture des plus sincères et incarnées.
Parle-nous de ton récent extrait, caramel salé.
Mon plus récent extrait, caramel salé, explore une thématique toujours intime, celle d’une relation non toxique, mais difficile à laisser derrière soi. On y aborde ces liens hésitants où se mêlent affection, nostalgie et sensualité. J’avais envie de créer une chanson lumineuse, donnant envie de bouger et d’accompagner les gens dans leur quotidien.
Pourquoi avoir choisi les nuits sont blanches comme titre pour ce premier EP ?
Choisir le nom pour ce projet n’a pas été facile, au point où j’avais de la difficulté à m’endormir le soir ! Je souffre d’insomnie depuis que je suis toute petite. C’est toujours un moment que j’appréhende, un instant où je fais le tri de ce qui s’est déroulé durant ma journée. Pendant mon processus créatif, j’ai appris à rendre ce moment introspectif lumineux pour finalement me porter conseil.
Parmi les chansons du EP, laquelle te ressemble le plus aujourd’hui ?
C’est une chanson qui n’a pas encore été dévoilée : surmoi. C’est la seule chanson de l’EP qui parle concrètement de moi, de mes imperfections et de mes insécurités. Étonnamment, le fait d’écrire un texte qui mettait en lumière les aspects de moi-même qui me dérangeaient m’a permis de gagner en confiance, de m’affirmer davantage et de mieux m’accepter telle que je suis.
Tes chansons sont très personnelles. Jusqu’où es-tu prête à te dévoiler dans tes textes ?
C’est drôle, parce que je ne trouve pas que mes textes sont toujours personnels, même s’ils abordent des sujets et des émotions qui me touchent de près. Quand j’écris, je ne fais pas un choix conscient de parler de moi ou de raconter ma vie. J’essaie surtout de mettre des mots sur des sentiments ou des réalités qui peuvent toucher les gens. Je suis toujours heureuse lorsque les gens se reconnaissent dans mes chansons.


Comment te sens-tu à l’approche de ton lancement à Montréal ?
Je suis vraiment excitée ! C’est toujours particulier de montrer sur quoi l’on travaille depuis des mois à des gens qui nous inspirent et que nous estimons grandement. Ce sera aussi mon anniversaire cette journée-là, donc j’ai encore plus envie que ce soit une journée de célébration et de proximité avec le public !
Que souhaites-tu faire vivre au public lors de cette soirée ainsi que lors de ton lancement dans ton patelin à Gatineau le 11 juin ?
J’ai envie que les gens puissent connecter avec moi autant par mes textes que par ma façon de m’exprimer. Quand je regarde des artistes performer, je suis toujours à la recherche de l’étincelle qui me fait vivre une émotion et qui me permet de mieux comprendre la personne. J’espère pouvoir faire de même durant mes lancements !
Qu’est-ce que ton passage à Star Académie t’a apporté dans la création de cet EP ?
J’ai énormément appris de cette expérience, même si mon passage a été plus court que je l’aurais souhaité. Ça m’a permis de réaliser à quel point la musique et la création occupaient une place importante dans ma vie. C’est aussi ce qui m’a donné le courage de me donner une véritable chance en tant qu’auteure-compositrice-interprète. Au-delà de l’aspect artistique, j’y ai également fait des rencontres marquantes avec des humains extraordinaires.
Tu entreras bientôt à l’École nationale de la chanson. Qu’espères-tu y apprendre ?
J’ai appris à jouer du piano au début de mon cégep ; j’aimerais maintenant aller plus loin que simplement « pianoter » lorsque je compose. J’espère développer davantage mes compétences musicales et acquérir de nouveaux outils pour nourrir ma créativité. Ce sera aussi la toute première fois de ma vie que je serai plongée dans la musique au quotidien, ce qui me permettra d’en apprendre plus sur moi-même et sur la direction que je souhaite prendre en tant qu’artiste. Et, bien sûr, j’espère y faire de belles rencontres et me créer de nouvelles amitiés !


Pourquoi les gens devraient-ils venir te découvrir en spectacle ?
C’est l’occasion parfaite pour apprendre à me connaître en tant qu’artiste et comme personne. C’est rare que nous ayons l’occasion d’échanger avec le public après une performance sans être pressés. Ce sera un moment où les gens pourront découvrir les chansons en direct et connecter avec celles-ci.
Question bonus
Quel est ton lieu culturel préféré au Québec ?
Je dirais la Salle Odyssée à Gatineau. Quel privilège d’avoir une aussi belle salle de spectacle dans ma région, en Outaouais ! L’équipe est absolument formidable, le public est toujours prêt à offrir une immense vague d’amour et à me faire sentir bien chez moi.
Quel est ton plus récent « follow » coup de cœur sur Instagram ?
Ce n’est pas un récent « follow », mais la personne que j’adore voir dans mon fil est définitivement Katherine Levac. Quand je vois apparaître l’une de ses vidéos, je sais que je vais rire un bon coup et la partager avec l’une de mes amies !



Quelle application utilises-tu beaucoup trop souvent ?
Définitivement Instagram ! J’aimerais vraiment être davantage dans le moment présent et moins sur mon téléphone, mais j’adore consommer le contenu musical de mes amis. J’aime beaucoup suivre des créateurs de contenu mode ; ça me donne toujours beaucoup d’inspiration.
Si tes abonnés Instagram devaient apprendre une chose sur toi qu’ils ignorent complètement, ce serait quoi ?
J’ai étudié en sciences humaines au cégep. J’ai toujours eu une grande curiosité pour comprendre l’être humain, notamment à travers la politique et les enjeux de société. Si je ne m’étais pas dirigée vers la musique, j’aurais probablement poursuivi des études universitaires dans ce domaine.
P.S. : J’ai aussi quelques tatouages ! L’un d’eux représente un volcan, un symbole qui évoque à la fois ma famille et mes origines portugaises açoriennes.
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Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
