L’autrice-compositrice-interprète a présenté mercredi le 7 septembre dernier au Sala Rossa son deuxième album Lou–Adriane Cassidy vous dit : Bonsoir. De beaux moments doux comme rocks. L’artiste a une nouvelle fois tout donné, jusqu’à l’épuisement.
Pour débuter, Lou-Adriane s’est avancée, dans le noir, sur le devant de la scène, puis a allumé une mini-boule à facette, tenue entre ses mains. Vêtue d’une robe noire et de bottes montantes en cuir assorti, elle a entonné Bonsoir, en piano-voix avec une teinte jazzy, finissant par : «L’album est sorti. Je me donne à vous ce soir, bonsoir, bonsoir».
Sous des lumières apocalyptiques, Je suis arrivée a fait bouger le public en rythme, puis avec J’espère encore que quelque part, la chanteuse a été soutenue par les chants de ses fans, qui connaissaient chaque parole.
Elle a effectué un retour au premier album de 2019 avec La fin du monde à tous les jours (présélectionnée pour le prix de la chanson SOCAN de 2020), sur un rythme montant crescendo, et Poussière, avec de splendides tenues.


Avec Alors elle a lâché de belles notes aiguës, pour un instant de grâce. Le corps en mouvement a été de la même veine, avec en bonus un solo de guitare électrique époustouflant.
Les cris se sont fait entendre à l’entame d’Entre mes jambes. La jeune femme a alors ôté sa robe noire et s’est retournée vers la salle vêtue de ses seuls sous-vêtements blancs, sans jamais toutefois tomber dans la vulgarité.
L’artiste a poursuivi, en sueur, avec Écoute, jouant de la guitare sèche. Après avoir mis quelques minutes pour reprendre son souffle, elle reviendra pour trois rappels, se couvrant d’une chemise de nuit rouge avec de larges manches, notamment pour Ça va ça va, à fleur de peau.
La soirée a été clôturée par un duo complice entre Lou-Adriane et Alexandre Marquet alias Anatole (son partenaire et co-réalisateur de l’album), Mais Ce soir, l’un de leur tout premier morceau écrit, paroles et musique, à quatre mains.


Lou-Adriane a joué toute la soirée avec son regard, ses bras et ses longs cheveux. Elle a aussi dansé et fait de grands sauts, lançant ses cheveux comme une rockstar, allant même jusqu’à envoyer quelques cris roques surprenants.
Derrière tout cela, il faut reconnaitre que les arrangements de ses chansons pour la scène sont subtils, lui ont permis d’exprimer pleinement toute sa fougue et sa liberté, devant un parterre conquis.
La québécoise entrait jusque-là dans la seule case des chanteuses à texte. Nous l’avons découverte se baladant avec une aisance déconcertante dans les graves, les aiguës et les longues tenues de notes.
Quelle énergie ! Elle bouge beaucoup sur scène, mais sa voix demeure toujours juste, claire ou laissant paraitre de petites fêlures.
On comprend mieux pourquoi Lou-Adriane Cassidy a remporté le Prix Slaight Music, volet francophone, remis à un auteur-compositeur émergent.
Pour la découvrir : www.louadrianecassidy.com
Crédit photo principale: Noémie D. Leclerc


