Cinq colocataires dans la vingtaine font le pari de l’amitié comme bouée face au monde et aux défis qui les submergent. Voici la trame narrative de la nouvelle série mettant en vedette Henri Picard, Maude Cyr-Deschênes, Arielle Mailloux et Henri Picard, Madi Chirara et Marguerite Bouchard. La comédie dramatique Libre dès maintenant, écrite et imaginée par Guillaume Wagner et réalisée par Patrice Laliberté, est en ligne dès maintenant sur ICI TOU.TV EXTRA. Exceptionnellement, le premier épisode est disponible gratuitement sur ICI TOU.TV.
Voici des entrevues réalisées avec Henri Picard, Maude Cyr-Deschênes, Arielle Mailloux et Clara Bernardo, le tout accompagné des photos du visionnement de presse médiatique présenté le 2 avril à la Maison de Radio-Canada.



Henri Picard (Colin)
Comment t’es-tu senti de voir ce projet enfin révélé ?
C’est le fun. J’avais vu les six premiers épisodes, mais le mixage n’était pas fait et les couleurs n’étaient pas encore les mêmes. J’ai juste hâte de voir les six autres. Ce sont vraiment de beaux souvenirs et c’est le fun de retrouver la gang aussi.
Comment vois-tu ton personnage aujourd’hui ? Quelle est ta vision de ton personnage?
Il y a une évolution dans la série. Je ne peux pas vous dire son état à la fin et son état au début. Je pense que c’est un bon vivant. C’est sûr qu’il est taquin. Il a un petit côté manipulateur. C’est un gars que tout vient à lui naturellement, sans qu’il ait besoin de faire d’efforts. Il pogne avec les filles. Il a un band. Il est bon pour se faire aimer des gens. Des fois, je pense qu’il tient ça pour acquis. Il devient un peu égocentrique, il fait de la peine aux gens autour de lui sans le vouloir. Ce n’est pas un mauvais gars. Il ne veut faire de mal à personne, mais je pense que des fois, il priorise des mauvaises affaires dans sa vie. Il ne veut s’engager dans rien. Il ne veut pas trop de responsabilités. Il veut que tout reste simple. Ça fait qu’il a du travail à faire sur lui-même. C’est un artiste, c’est un musicien.


Comment as-tu perçu l’interprétation du personnage qui était un peu différent de toi ?
Je pense que son côté taquin, je l’ai comme son côté un peu pince-sans-rire. J’ai quand même l’air gêné dans la vie. Je le suis quand tu me rencontres au début, mais après trois ou quatre heures passées avec moi, je deviens blagueur. De plus, j’ai toujours fait de la musique sur le side. Ce qui était le fun à jouer, c’était peut-être son côté un peu manipulateur. Il fait son fin finaud juste pour avoir ce qu’il veut. C’est tout le temps le fun de faire quelque chose qui est loin de nous. On me prend souvent pour jouer quelqu’un d’introverti (des jeunes garçons timides). C’est le fun de pouvoir changer le registre un peu pour ça.
On te voit «en couple» avec le personnage de Clara Bernardo. Comment s’est passé l’expérience avec elle ?
C’était super. Je ne la connaissais pas avant. Elle était très généreuse, autant off-cam que on-cam. On a eu du fun. C’est une fille de théâtre. J’ai toujours eu une grande admiration pour ceux qui ont fait l’école de théâtre, soit le conservatoire ou l’école. C’est un monde qui m’intéresse aussi, le théâtre. Je trouve que c’est profond. C’est un show sur un stage, puis tu te livres à un public. C’est différent chaque soir. J’ai beaucoup d’admiration pour elle. On a vraiment eu du fun ensemble.


Quelle est la scène qui t’a le plus marqué?
Je pense que c’est une des premières scènes qu’on a tournées. C’est la scène à la fin de l’épisode 3 où on parle en gang, et finalement je me mets à gratter une chanson, puis Maude (Cyr-Deschênes) embarque. Je n’avais jamais chanté avec Maude. On a pas mal improvisé. C’était comme la deuxième journée de tournage. Je me suis mis à harmoniser avec elle, naturellement. Je me suis dit qu’on a une série. [..] C’était prévu qu’elle commence à chanter avec moi, mais ce n’était pas prévu qu’on allait harmoniser et communiquer comme ça et tout le monde a apporté une petite impro à la scène.
Maude Cyr-Deschênes (Maude)
Comment te sens-tu aujourd’hui ?
Je me sens super contente. On l’avait déjà vu, j’ose dire. De le voir tout terminé avec la colo, le son et la musique en arrière, c’est vraiment génial. C’est très émotif, je trouve, comme moment parce qu’on se tient tellement. On est tellement une belle gang, puis de les voir être aussi bons à la télé. De voir notre chimie à la télé, et de se rendre compte que ça transperce l’écran, c’est vraiment un beau moment.
Comment vois-tu ton personnage aujourd’hui ? Quelle est ta vision de ton personnage?
Maude, je la décrirais comme une hyper sensible. Elle a une grande sensibilité, mais elle n’a pas la meilleure intelligence émotionnelle. Parfois, elle va ressentir beaucoup d’émotions, puis ça se peut que ça sorte un peu toute croche. Elle a tendance à faire beaucoup de blagues pour pallier au fait que ce n’est pas le plus habile avec les émotions. Ça fait en sorte que c’est un personnage très attachant, très comique, qui se retrouve souvent dans des espèces de situations un peu abracadabrantes. C’est une jeune femme qui ne sait pas trop où elle s’en va dans la vie. Elle cherche, elle se cherche. Elle n’est pas trop pressée non plus de trouver ce qu’elle veut faire plus tard. Elle vit au jour le jour.


Comment te sens-tu d’interpréter un personnage loin de toi?
Je trouve ça vraiment chouette. J’ai vraiment aimé ça. C’est loin de moi, mais Maude est quand même une partie de moi. Je pense qu’en tant que personne, on est tous des personnes complexes. Ça fait que Maude, effectivement, elle fait partie de moi. J’ai vraiment aimé pouvoir exploiter cette folie-là et cet humour-là. Elle n’a aucune gêne. Ça ne lui dérange pas d’avoir l’air tout croche et de se faire juger par les autres, ce n’est pas important pour elle. J’ai trouvé ça très libérateur de pouvoir toucher à cette partie-là de moi. J’ai hâte aussi que les gens le voient parce que je pense que ça démontre un peu mes capacités en tant que comédienne de pouvoir interpréter un rôle qui est aussi loin de ma personnalité, mais qui est aussi crédible. Je pense que je suis crédible quand même. C’était vraiment une belle expérience de pouvoir toucher ça.
Quel a été ton genre de coup de cœur de la série?
Juste les autres personnes, les autres comédiens. Les cinq colocataires, et Clara, on se voit souvent. On s’aime beaucoup, et je pense que ça paraît à l’écran. Je pense que ça va vraiment être des amis que je vais garder pour toute ma vie. On a vraiment créé une petite bulle. On s’aime beaucoup, je pense que ça paraît.


Quelle a été la scène la plus marquante pour toi ?
Il y a une scène qu’on n’a pas vue encore, qui est, je pense, dans le sixième épisode, où l’on est avec les parents de notre ami décédé, Samuel (Étienne Galloy), et on regarde de vieilles vidéos dans lesquelles il apparaît. C’est une scène qui m’a beaucoup touchée. Premièrement, les comédiens qui jouent les parents de Samuel (Isabelle Brouillette et Stéphane Breton) sont incroyables ! Ils m’ont beaucoup touchée dans la scène. Et moi personnellement, j’ai perdu une amie l’année passée qui est décédée. Ça m’a vraiment touché. Je suis retombée dans mes émotions et j’ai complètement perdu la carte. Ça a été super libérateur, mais j’ai pleuré. Je ne pouvais même pas dire mes lignes. Je n’étais pas capable de dire ce que mon personnage avait à dire. Tout le monde a vécu cette scène-là différemment.
Arielle Mailloux (Ariane)
Comment te sens-tu aujourd’hui de pouvoir parler de la série?
Ça fait du bien. J’avais vraiment hâte d’en parler. On a fini de filmer au mois d’octobre. Ça fait longtemps qu’on l’a dans le corps et qu’on l’a dans le cœur. C’est vraiment un truc qui est venu vraiment me chercher. Alors, j’avais hâte de pouvoir le partager. Je suis vraiment fière du résultat. Je trouve que c’est beau. Je trouve que tout le monde est bon. Je trouve que la dynamique de gang à l’interne (avec les comédiens) se transmet super bien à l’écran. Je suis vraiment sur un petit nuage.
Comment vois-tu ton personnage aujourd’hui ? Quelle est ta vision de ton personnage?
Je te dirais qu’Ariane est une fille extrêmement dans la performance, mais c’est aussi une maman ours. En regardant à nouveau les épisodes, je me suis rendu compte qu’elle aime énormément ses colocs. Elle est très protectrice envers eux. Elle veut leur bien et elle veut qu’ils restent ensemble aussi. Ça fait que des fois il y a un peu de friction à l’intérieur d’elle entre ce désir de protéger ceux qu’elle aime (et d’être cette maman ours) et d’être en contrôle de ses propres émotions. Elle est performante, elle est à son affaire, elle est un peu anxieuse, mais je pense qu’elle a vraiment le cœur à la bonne place.
Comment te sens-tu d’interpréter un personnage quand même loin de toi?
Au contraire, je pense que je suis celle qui ressemble le plus à son personnage. Je me suis dit instinctivement que je pouvais me fier à mon instinct et à ce que je ressens par rapport à ce personnage-là pour aller en audition. On a clairement nos différences, mais il y a des similarités que je ne pouvais pas overlook. Cela fait en sorte que je me suis vraiment attachée rapidement à ce personnage-là. Je pense que Guillaume (Wagner) et Patrice (Laliberté) ont vu rapidement, lors de mon audition, à quel point je m’identifiais à elle et que j’y rajoutais de la couleur. Ça a été un défi. Quand on fait des personnages qui nous ressemblent, ça peut être quelque chose ne challengeant émotionnellement. Toutefois, ça n’a pas été un défi de composition ou quoi que ce soit. Au contraire, j’ai eu beaucoup de plaisir à pousser plus loin dans les choses du personnage qui me ressemble en les exagérant et en les travaillant d’une autre manière.
Une chose que je ne suis pas certaine d’avoir dans ma vie, c’est l’excellent timing comique d’Ariane et des autres personnages. Il y a quelque chose d’extravagant et de très coloré dans ces personnages-là aussi, et qui est peut-être un peu moins exacerbé, de mon côté, dans la vraie vie.


Quelle est la scène qui t’a le plus marquée?
Je pense que c’est la scène où on chante tout le monde dans le salon au troisième épisode parce que c’est une des premières scènes qu’on a tournées. Après deux, trois jours de tournage, on avait déjà formé cette cohésion-là. On était tous assis dans le salon, on chantait avec Maude (gagnante de La Voix 2024) et Henri avec sa voix extraordinaire. Je connaissais à peine les paroles, mais j’étais juste bien. C’était vraiment un beau moment. Derrière le moniteur, il y avait notre réalisateur qui était super ému avec des larmes aux yeux. C’est à ce moment que j’ai réalisé qu’on tient un petit cocon, on tient une petite famille, puis on va pouvoir s’appuyer là-dessus pour faire quelque chose de vraiment beau.
Dans un des premiers épisodes, on voit que tu as fait de la poudre… (rires)
Ça, c’était quelque chose. J’ai eu mal au nez après. C’est quand même très cocasse. C’est comme une espèce de poudre de vitamines qu’ils font dans ce temps-là, et ça irrite les narines. J’ai trouvé vraiment intéressant que Guillaume aborde l’anxiété de performance et le désir de performer. Je ne veux pas spoiler, mais Ariane va commencer à utiliser davantage des Black Beauties et de l’Adderall pour ses performances à l’école.
C’est vraiment un enjeu qui est super intéressant d’aborder pour le personnage. Je pense que, de plus en plus, dans notre société qui demande beaucoup la performance et que tout le monde soit tight tout le temps, il y a peut-être de plus en plus de gens qui se retournent vers les drogues de performance pour réussir à toffer et à être vraiment le meilleur qu’ils peuvent. J’ai trouvé ça quand même intéressant que le personnage aille dans cette tournure-là. Je ne veux pas en dire trop, mais j’aime vraiment la manière dont c’est abordé et la courbe dramatique qu’Ariane va vivre par rapport à ça.


Clara Bernardo (Martine)
Comment te sens-tu aujourd’hui?
C’est super excitant de voir ça. C’est vraiment le fun. On est très fiers de cette série-là. C’est vraiment une belle gang. Je pense que c’est ça qui est le fun, c’est qu’on voit toute la complicité entre nous. Je pense que c’est ça qui ressort, puis qui va faire que les gens vont s’attacher à ces personnages-là.
Présente-moi ton personnage.
Moi, c’est Martine. C’est la copine, pas copine, de Colin. On ne sait pas trop. Elle aimerait probablement que ça soit plus qu’une fréquentation, mais ce n’est finalement pas ça. Martine a peu confiance en elle, fait qu’elle s’attache beaucoup à cette relation-là avec Colin. Finalement, ce qui va se passer, c’est qu’on va se rendre compte qu’elle va s’émanciper, prendre de l’assurance, puis développer une relation plus forte avec les autres membres de la colocation, plus qu’avec Colin.


Comment t’es-tu sentie d’interpréter ce genre de personnage qui peut quand même être proche de toi?
Je pense que c’est facile de s’identifier à Martine, surtout à cet âge-là. J’ai un côté qui ressemble un peu à Martine. Début vingtaine avec peu de confiance en soi, cela fait en sorte qu’on s’attache parfois à des relations ou à des choses qu’au final, on n’aime pas vraiment. On se convainc qu’on aime, mais on aime plus l’image de ce que c’est que la réelle relation. Je pense qu’on peut vraiment s’attacher à cette personne-là et se voir dans Martine.
Les personnages dans la série sont très colorés, mais je perçois que ton personnage est relativement normal comparativement aux colocataires…
Ce qui est le fun, je pense, de ce personnage-là, c’est justement qu’elle est un peu l’œil extérieur de cette gang-là, qui est un peu comme hétéroclite et comme un peu fofolle, mais qui a comme une grosse complicité. Ce sont toutes des personnalités fortes, puis il y a Martine qui est un petit peu plus en recul. Elle regarde beaucoup, elle est plus dans l’observation. Ça va lui apporter une certaine confiance en elle en côtoyant ces gens-là.


Quelle est la scène la plus marquante que tu as jouée?
C’est une scène avec Maude plus tard dans la série. Ça marque vraiment l’émancipation de Martine. Elle prend connaissance en elle, elle prend confiance, elle apprend beaucoup de qui elle est au fond, elle apprend à se connaître.
Madi Chirara (Farid)



Marguerite Bouchard (Bérénice)



Robin L’Houmeau (Christophe)



Mathieu Dufresne (Daniel)



Caroline Bouchard (France)



Stéphane Breton (Alain)



Guillaume Wagner, auteur



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Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

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