Le 18 octobre, l’équipe du film Le Train de Marie Brassard s’est réunie au Théâtre Hall de l’Université Concordia pour la grande première montréalaise. Film de clôture du Festival du Nouveau Cinéma, Le Train — qui prendra l’affiche le 24 octobre — a rassemblé une distribution lumineuse sur le tapis rouge. Découvrez nos photos de la soirée ainsi qu’une entrevue réalisée avec l’actrice Electra Codina Morelli.
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Avec Larissa Corriveau, Thalie Rhainds, Electra Codina Morelli, Lennikim, Maxim Gaudette et Jacques Nicolini ainsi que Marie Brassard (réalisatrice).









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Entrevue avec Electra Codina Morelli
Présente-moi le film de ton point de vue.
C’est l’histoire d’Agathe, une fille débordante d’imagination qui vit avec sa mère dans les années 1960 et 1970. C’est un récit profondément ancré dans l’univers des femmes artistes de cette époque. Et c’est aussi une histoire de réalisme magique, à la fois riche et multiple. Il faut vraiment voir le film pour en saisir toute la portée. [..] En fait, Agathe est asthmatique. C’est une enfant pleine d’imagination qui, à cause de sa maladie, a passé beaucoup de temps à la maison. La sirène du train alimente ses rêves et ses idées. C’est pour ça que tout tourne autour du train : c’est lui qui nourrit son imaginaire.
Peux-tu me présenter ton personnage ? Qui est Agathe ?
Agathe, comme je l’ai dit, c’est une enfant à l’imagination débordante. Elle aime beaucoup la littérature, elle veut écrire — et elle écrit. Elle s’inspire énormément de ce qui l’entoure. Elle rêve beaucoup, elle est constamment habitée par son univers intérieur.
Est-ce qu’elle a un côté féministe ?
Ben oui, évidemment. Elle a ce côté féministe. Elle a une mère qui n’est pas comme les autres, très artiste, ce qui fait qu’Agathe mène une vie un peu différente, avec une mère plus libre, plus marginale – un électron libre. Je pense que ça lui donne une mentalité distincte de celle qu’on retrouvait typiquement à l’époque. Le féminisme est ancré en elle : ce n’est pas une idée qu’elle développe consciemment, c’est quelque chose de naturel, lié à la manière dont elle grandit. Et quand on voit comment elle évolue, ça fait tout à fait sens que ce soit un de ses centres d’intérêt et qu’elle en ait conscience.



Le personnage d’Agathe est composé de deux actrices, Thalie Rhainds incarne Agathe enfant. Quelle est ta relation avec elle, même si vous n’avez pas partagé de scène ?
J’adore Thalie. Elle est trop cool et sympathique, et elle est vraiment intelligente aussi. Je l’ai un peu vue travailler, en répétition et sur le plateau. Elle a beaucoup de talent et elle a une belle intelligence émotionnelle, de ce que j’ai pu observer. Puis, elle est super sympathique. On s’est vus quelques fois sur le plateau, et c’était toujours très agréable.
Celle qui incarne ta mère (Larissa Corriveau) te ressemble quand même beaucoup, niveau casting. Comment tu t’es sentie à l’idée de jouer sa fille ?
C’est un super bon casting. Je suis très fière, parce que Larissa est vraiment admirable. Elle joue tellement bien, autant devant la caméra que sur scène. Elle a une présence incroyable. La voir travailler, tout comme Marie (Brassard), c’était super inspirant. Pouvoir jouer sa fille dans un film, c’était vraiment cool. C’est une expérience que j’aimerais beaucoup revivre. Travailler avec Larissa, c’était incroyable.



Lennikim joue ton copain dans le film… Parle-moi de votre chimie.
On s’est rencontrés pour la première fois à la lecture, puis on est tout de suite allés prendre un café. On a parlé, et on s’est bien entendus dès le départ — et on s’entend toujours très bien. Il est super gentil, très sympathique. C’est simplement une bonne personne, fondamentalement. C’est un bon ami.


Qu’est-ce qui t’a le plus marquée du tournage ?
L’équipe ! Tout était incroyable sur le tournage. Les décors étaient magnifiques, l’histoire aussi, mais surtout, il y avait une équipe merveilleuse qui a rendu le tout mille fois mieux. C’était mon premier gros tournage, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, et tout le monde était bienveillant et simple. J’ai beaucoup aimé cette ambiance-là.
Est-ce qu’il y a une scène marquante que tu vas garder toute ta vie ?
Oui, il y en a eu plein ! Je pense que je vais me rappeler de la majorité des scènes — ou du moins de chaque journée de tournage —, mais particulièrement celles où Agathe et Frank (Lennikim) se rencontrent. C’était magique. Il y avait beaucoup de monde sur le plateau cette soirée-là, on se sentait vraiment plongés dans l’univers de Marie et du film Le train. Les décors étaient incroyables. Comme c’était vers la fin du tournage, on connaissait déjà bien nos personnages.


Pourquoi les gens devraient aller voir Le train au cinéma ?
Il y a plein de raisons ! Ceux qui ont vu Jimmy, créature de rêve savent que l’univers de Marie Brassard est sublime. Le train, c’est vraiment dans cette même lignée : poétique, onirique, magnifique. On se laisse complètement emporter. C’est une belle histoire, qui peut toucher beaucoup de monde pour différentes raisons, et ça fait réfléchir.
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Synopsis
Au Québec dans les années 1960, Agathe, enfant asthmatique à l’imagination fertile, vit en banlieue avec sa mère Thérèse, une artiste mélancolique. La nuit, le sifflement d’un train nourrit les visions d’Agathe d’un monde parallèle étrange. Adolescente dans les années 1970, elle découvre le milieu bohème et y rencontre Frank, un jeune écrivain de science-fiction. Son récit transportera l’adolescente dans un voyage insolite, au-delà de la frontière du monde, vers « tout ce qu’on ne connaît pas. »

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
