La comédie dramatique de l’été, Le temps d’un été, prendra l’affiche le 14 juillet prochain. Cette histoire lumineuse met en vedette Patrice Robitaille, Élise Guilbault et Martin Dubreuil campant les personnages principaux ainsi que, notamment, Marc-André Leclair et Pierre Verville dans les rôles secondaires. Voici des entrevues réalisées lors de la rencontre de presse qui a eu lieu le 3 juillet dernier au Robin des bois.
Sœur Monique (Élise Guilbault) a trouvé une raison de vivre dans le dévouement. Elle ne le fait pas pour se donner bonne conscience. Elle croit vraiment à l’entraide. Elle a fait beaucoup de bénévolat dans le monde entier. Elle s’est trouvée et elle a réalisé qu’ici à côté de nous, il y a des gens qui souffrent et que c’est nécessaire de se pencher sans préjuger les autres. « C’est pour ces raisons que j’ai été si touchée par elle », confie-t-elle.
Si le personnage de Patrice Robitaille est plus instinctif, celui de Élise est beaucoup plus cartésien. « Elle n’est pas rêveuse, elle est dans l’action. C’est un personnage de gros bon sens. Il y a des choses à respecter pour que cette petite société fonctionne. Si ça se trouve, elle a la fibre d’une capitaine de bateau. », souligne-t-elle en ajoutant qu’elle ne voulait pas donner l’impression de materner le groupe. Elle souhaitait plutôt miser sur la capacité d’être une accompagnatrice, une grande sœur qui accueille la différence.



Sam (Martin Dubreuil) est un ancien militaire en choc post-traumatique après avoir été à la guerre à multiples reprises, dont une fois en particulier qui l’a vraiment traumatisé. Il a perdu sa famille (sa blonde et ses enfants) à cause de ce mal de vivre. Quand Marc (Patrice Robitaille) l’invite à se joindre à la gang et aller au Bas-Saint-Laurent avec eux, ça ne lui tente pas. « Quand tu es en stress post-traumatique, tu es tout le temps stressé. Tu veux être isolé et tu ne veux pas de compagnie. Le fait d’embarquer et de faire de la route avec cette gang-là dans le truck, c’est non. Même s’il ne voit pas ses enfants et son ex, il s’éloigne quand même d’eux en quittant Montréal. Son fidèle ami (son chien) embarque dans le truck avant lui. Alors, il n’a pas le choix de suivre le groupe », mentionne le comédien.
Angel (Marc-André Leclair) est une itinérante non binaire anglophone originaire de l’Ontario. Elle habite dans le presbytère avec le personnage de Patrice Robitaille, d’Élise Guilbault et de Pierre Verville. Elle est comme le bras droit du personnage de Pierre Verville. Elle est son infirmière personnelle qui l’aide à prendre ses médicaments, elle s’occupe de lui. Les deux complices se sont rencontrés par un événement épouvantable qui a fait que ç’a évité d’arriver, et cette expérience les a liés d’amitié. « C’était très plaisant de jouer ce personnage. Il est très all the way, il dit sa façon de penser. Il est au goût du jour (avec la non-binarité). C’était le fun de voir ça à l’écran », déclare-t-il.
Molo (Pierre Verville) est un gars qui a eu du plaisir dans la vie. Selon ce qu’on voit à l’écran, on imagine qu’il jouait de la musique dans la vie. En ce moment, il va moins bien et il est malade. Comme mentionné précédemment, Angel et lui s’aident mutuellement. C’est un personnage très humain. Ce n’est pas un personnage malheureux, mais il sait qu’il ne s’en va pas nécessairement dans la bonne direction. Ses forces l’abandonnent, et il en est conscient. Il y a un peu de nostalgie avec ça. Ce n’est pas un comique. « J’étais très content de pouvoir jouer ça. Les judicieux conseils et les bonnes indications de Louise Archambault m’ont fait réaliser qu’on allait quelque part avec ça », souligne l’acteur.



Des défis ?
Martin Dubreuil admet que son plus grand défi était de se sentir crédible en tant qu’ancien militaire et en tant que personne en état de choc post-traumatique. « J’ai beaucoup travaillé là-dessus. [..] Même si mon personnage a juste l’air d’un enragé, il fait pitié. Il est tout le temps stressé et les bruits lui font péter les plombs. Une personne en état de stress post-traumatique fait des crises d’anxiété sans arrêt, c’est une maladie mentale en fait. »



Pour Marc-André, c’était son visage, mentionne-t-il en riant. « Je suis habitué à faire du théâtre, de l’impro et de la drag queen; tout est dans la gestuelle et dans le live. Au cinéma, tu as la caméra tout juste devant toi et il faut faire attention. Je suis tellement expressif. Je lève moindrement mon sourcil, et ça se remarque tout de suite. »
En plus d’essayer de contrôler sa gestuelle, Marc-André avoue que de jouer dans l’intimité était tout un défi. « Je n’en avais pas fait beaucoup, et j’ai beaucoup appris de cette expérience. »
De son côté, Pierre Verville nous a avertis qu’il allait dire une niaiserie d’entrée de jeu. « C’était de me faire pousser la barbe pendant quatre mois. Je ne peux pas dire que c’était bien vendeur auprès de ma blonde (rires). » Plus sérieusement, il révèle que c’était d’être constant. « Quand il y a beaucoup d’acteurs sur un même plateau, il y a des moments que tu attends un peu plus et tu dois garder ta constance. Ça semblait bien coulé quand on l’a tourné. J’ai hâte de voir le produit final, j’ai hâte que les gens voient le film et j’attends avec impatience le verdict du public. »

Le plus gros défi pour Élise Guilbault, c’était de faire abstraction de ma féminité comme elle se déclare être une personne coquette. « Il fallait juste se laisser aller dans la plus grande simplicité et dans la vérité du moment. C’était quelque chose que j’ai accepté, avec joie, de faire quelque chose de complètement différent tout en faisant mon métier d’actrice. J’ai joué beaucoup de personnages fâchés et de femmes avec bien du pouvoir. Chez elle, il y a quelque chose de bon et de sympathique, elle a une espèce d’humour. Elle a un regard sur le monde qui est beau et qui est bon », souligne-t-elle en ajoutant que le contexte était tellement extraordinaire à la campagne avec la mer.
Toutes les scènes de camion et de voyage sont les moments préférés de tournage d’Élise, dit-elle. « C’est moi qui conduisait, c’est un côté sportif que j’ai bien aimé. De conduire et d’avoir cette distribution dans le dos, c’étaient des moments bien hilarants avec les directions qu’on me donnait (de virer à gauche et de faire un U-turn; par exemple). C’étaient des scènes vraiment fantastiques. »
La non-binarité en lumière
À aucun moment, on ne sent de jugement de la part du groupe d’itinérants ou des résidents de la région rurale quant à la non-binarité du personnage de Marc-André Leclair; ce qui aurait pu évidemment être un cliché ou être une thématique abordée durant un segment du long-métrage. « C’est surtout l’itinérance qui est mise en valeur. La personne qui s’habille selon ce qu’elle pense dans la vie, ce n’est pas ça qui est mis en valeur. C’est tout le cheminement de comment on est devenu des itinérants, comment ça se fait et pourquoi. Mon personnage ne dit pas grand-chose de son parcours de comment ça se fait qu’il est devenu itinérant, mais on le comprend par les choses que je dis pourquoi ça s’est déroulées et c’est devenu comme ça », conclut l’acteur.



Distribution & Synopsis
Distribution : Patrice Robitaille, Guy Nadon, Élise Guilbault, Martin Dubreuil, Sébastien Ricard, Marc-André Leclair, Justin Leyrolles-Bouchard, Cedric Keka Shako, Louise Turcot, Pierre Verville, Océane Kitura Bohémier-Tootoo, Josée Deschênes, Gilbert Sicotte, Normand Chouinard, Geneviève Rochette et Bruce Dinsmore.
Synopsis : Depuis plus de 25 ans, Marc Côté, aumônier de rue et curé de paroisse, vit avec les pauvres et les itinérants. Aujourd’hui, Marc est un homme usé. Épuisé de tenir à bout de bras son église qui sert de refuge, stressé par les comptes qu’il n’arrive plus à payer, Marc doit se rendre à l’évidence : il devra fermer son église. Comme un appel de la Providence, il hérite d’une propriété dans le Bas-du-Fleuve et décide d’y emmener avec lui une bande de sans-abri qui, tout comme lui, ont besoin de vacances. Le temps d’un été nous plonge dans une histoire lumineuse… Une histoire tissée de fous rires, de silences et de larmes… Un film qui fait chaud au cœur où le soleil et les nuages se côtoient et qui laissera aux spectateurs un délicieux goût d’espoir.

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

Je suis allée voir de film hier.J’ai bien aimé les thèmes et les histoires de vie des itinérants.Beaucoup de beaux moments mais un peu trop de gros mots..bien que je voie très bien d’où ça vient. Je n’ai pas compris pourquoi on a fait de Patrice un prêtre marié alors que l’histoire se passe au Québec et qu’ici ce n’est pas la coutume.Cela m’a laissée confuse.Vous avez la réponse?