Les deux premiers épisodes, et les huit suivants seront ajoutés hebdomadairement, de la nouvelle comédie dramatique Le retour d’Anna Brodeur, mettant en vedette Julie Le Breton dans le rôle principal, seront disponibles le 30 octobre prochain sur Crave. Après un exil de dix ans à Paris, est-ce qu’Anna Brodeur réussira son retour au Québec ? La réponse ne saura tarder puisque vous aurez envie de binge-watcher les épisodes l’un après l’autre dans les prochaines semaines !
Voici des entrevues réalisées avec Julie Le Breton, Patrick Hivon, Rebecca Vachon, Jessica Larsen et Arielle Mailloux; le tout accompagné des photos du visionnement de presse médiatique présenté le 23 octobre au Centre Phi.



Distribution
Julie Le Breton
Présente-moi ton personnage …
Anna revient d’un séjour forcé à Paris après dix ans. Elle doit renouer avec une mère (Monique, Élise Guilbault), un meilleur ami (Patrick, Benoît McGinnis) et un ex (Antoine, Patrick Hivon) à qui elle n’a pas parlé depuis plusieurs années. Elle doit se reconstruire, bâtir sa vie alors qu’elle repart à zéro à 46 ans. Elle n’a rien devant elle et beaucoup de choses à régler derrière elle. Elle repart de loin et elle doit toute reconstruire sa vie pour peut-être enfin faire face à la vérité et devenir la femme qu’elle a envie d’être.
On voit même que ton personnage a un léger accent français dans les scènes tournées à Paris en début de série …
Je pense que comme n’importe qui qui vit à l’étranger, on prend un peu l’accent d’où on habite. Dans le premier épisode, on voit que mon personnage a un peu un accent français qui va vite s’étioler à son retour au Québec. […] C’était le fun (d’emprunter l’accent français), mais c’était important pour moi qu’on sente qu’elle habitait à Paris depuis longtemps quand même.
Présente-moi un peu le parcours que ton personnage aura à l’agence …
Son meilleur ami Patrick avec qui elle renoue va lui proposer de venir travailler à l’Agence PBLD, une boîte de relations publiques. Je pense qu’on va réaliser qu’elle a un talent certain. Comme c’est quelqu’un d’assez impulsif qui n’a pas la langue dans la poche, ça va la mettre parfois dans le trouble. Elle veut bien faire, elle veut surtout honorer le respect et la confiance que Patrick lui donne. Toutefois, ça ne sera pas sans heurts.



Plus tôt en entrevue, Rebecca et Arielle m’ont parlé des plans séquences qu’elles avaient à tourner. Est-ce que tu en avais plusieurs à tourner ?
Pas tant, on en avait quelques-uns par épisode. Les scènes à l’agence, c’était tout le temps des scènes où ça bougeait beaucoup. C’était bien le fun avec toute la gang de jeunes qui apportent tellement de fraîcheur et de lumière dans le show.
Est-ce que tu apprends de ces jeunes-là aussi ?
Oui, beaucoup ! Je pense qu’au contact on apprend toujours de tous les acteurs avec qui on joue, peu importe leur niveau d’expérience ou leur âge. C’est sûr que là je joue avec des vétérans ainsi que des gens qui commencent, c’était quelque chose de très nourrissant pour moi.
Tu retrouves Patrick Hivon avec qui tu as déjà joué dans La Nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé…
On incarnait un frère et une sœur dans un contexte beaucoup plus sombre. C’était le fun de le retrouver dans une comédie et d’avoir des scènes très drôles à faire ensemble. C’était aussi de voir comment un couple de deux personnes qui se sont déjà beaucoup aimées fait pour avancer, pour pardonner et pour aller de l’avant.
Est-ce qu’il y a des scènes qui t’ont vraiment marqué ?
Il en a plusieurs. C’est sûr que c’était le fun d’aller tourner à Paris. On a commencé le projet avec trois jours de tournage à Paris, c’était hyper agréable. Il y a plusieurs scènes avec Élise Guilbault aussi qui étaient extrêmement drôles. C’étaient des scènes de six, sept pages qu’on avait l’impression qu’on jouait au théâtre tellement on se perdait dans les scènes. De jouer avec une actrice aussi chevronnée comme elle, c’était un honneur pour moi.
Benoît McGinnis


Élise Guilbault


Patrick Hivon
Présente-moi ton personnage…
Antoine, c’est un animateur de télévision. Il a son show en soirée. C’est un parvenu, il a réussi à grimper les échelons du monde médiatique. Il est très en vue. Il a de l’argent. Il a du succès avec les femmes. Il se laisse guider par ses pulsions au détriment de ses relations. Ses relations devraient être loyales, mais il consomme un peu tout le monde. Il a pris un mauvais pli dans sa vie. IL va être obligé de faire face à ses agissements et il va essayer de réparer d’une certaine façon la manière qu’il s’est comportée avec tous les autres. Ça va commencer à y tomber un peu sur le nez. Son monde va commencer à s’écrouler un petit peu.
Profite-t-il un peu trop de sa célébrité ?
Je pense que son succès lui est monté un peu à la tête, mais ce n’est pas un mauvais gars. C’est un enfant qui est émerveillé par tout ce qu’il a le droit de toucher et de voir. Il profite peut-être un peu trop de sa célébrité, mais du moins de la mauvaise façon. Il fait du mal aux gens qu’ils aiment.
Au fil des premiers épisodes, on le voit développer une certaine obsession envers Anna …
Il est habitué à ce que toutes les filles lui courent après. Quand il revoit Anna (Julie Le Breton), il la trouve épanouie; même si elle ne l’est pas du tout de son côté. Il la trouve magnifique, je pense qu’il l’aime encore quelque part. En tout cas, il veut réparer ce qu’il a fait. Toutefois, elle sait qu’il est toxique pour elle. Ça va être ça le chemin de croix d’Antoine.


Est-ce que ç’a été plaisant à tourner ?
Ç’a été une série extraordinaire à tourner. On a eu beaucoup de plaisir. J’ai ri énormément avec de grands fous rires. En plus de retrouver Julie, c’était la première fois que je jouais, pour la peine, avec Benoît. C’est la première fois que j’ai joué avec Élise, et j’ai adoré ça.
Quand il arrive chez Monique dans le deuxième épisode, c’est toute une scène …
Quel personnage (celui de Monique) ! Ils ne s’aiment pas, et ils ne se sont jamais aimés. C’est le fun ça aussi. Tous les personnages sont très riches. Ils ont toutes des affaires qui se passent dans la vie dont ils doivent régler et que ce n’est pas évident.
Est-ce qu’on va savoir un peu pourquoi la relation est toxique avec Anna (et ce qui est survenu par la suite) ?
Il n’a pas été fidèle, et il est tombé en amour avec quelqu’un d’autre. Et à partir de ce moment, ç’a été le début de sa fin. On va voir ce qui est arrivé.
Qu’est-ce qui t’a le plus marqué de ce tournage ?
C’était tout le temps le fun d’aller travailler. Ça fait du bien une comédie. Ce qui m’a marqué, ce sont toutes les situations de Richard Blaimert, auteur de la série, qui sont bonnes.
Rebecca Vachon
Présente-moi ton personnage…
Je joue Mia Coupal, c’est un peu la némésis du personnage de Julie Le Breton. En gros, mon personnage, c’est vraiment une jeune femme qui est super professionnelle, qui est très woke et qui est à cheval sur ses principes. Le passe-droit que son boss (Patrick) offre à sa meilleure amie (Anna), mon personnage ne le prend pas. Elle va en faire baver à Anna à cause de ça. Elle va lui faire sentir qu’elle n’est pas la bienvenue. Elle va vraiment la pousser à bout.
Est-ce qu’il y a des éléments du passé qui viennent hanter Mia qui explique pourquoi elle est comme ça ?
Bien sûr, il y a plein de raisons qui peuvent expliquer son comportement, mais ce n’est pas écrit et c’est un peu le travail personnel d’acteur. Je te dirais que Anna représente une grande compétition pour Mia. C’est sa rivale. Mon personnage a à cœur les causes sociales. Et justement les passe-droits et les privilèges qui sont donnés à un, mais pas à l’autre; ça elle ne prend pas.


Qu’est-ce qui t’a le plus marqué de ce tournage ?
Les défis et la gang ! Dans le premier épisode, on voit un plan séquence à l’agence où on passe, sans arrêt, d’un acteur à l’autre et c’est super dynamique. C’était un défi tellement génial avec les acteurs et la caméra. C’est comme une danse à faire tout le monde ensemble. C’est une super belle gang avec qui travailler. Devant et derrière la caméra, on a été privilégié. Les liens d’amitié qui se sont créés avec toute la gang, c’est vraiment le fun. On continue de se voir en dehors de ça.
Ça devait être le fun à tourner vu que c’était comme une famille sur le plateau.
Pour vrai, c’était une super expérience et j’espère qu’il aura une deuxième saison parce que c’était tellement le fun.
Est-ce que tu as l’impression que ton personnage a des ambitions pour être dans la chaise de Patrick ?
Je dirais qu’elle est certaine qu’elle peut faire cette job-là. En termes d’ambition d’être dans cette position, c’est peut-être une ambition secrète. Je pense que derrière ça (sa confiance qui semble inébranlable), ça témoigne qu’elle n’est pas confiant. L’image qu’elle montre, c’est inébranlable toutefois. C’est du contrôle, c’est de la rigidité.
Vlad Alexis


Jessica Larsen
Présente-moi ton personnage …
Céleste est coordonnatrice à l’agence de relations publiques de Patrick. Elle travaille directement avec les clients de la boîte, qui sont assez exigeants. Elle est jeune, timide, un peu craintive, mais dotée d’une grande détermination et ne recule jamais devant les obstacles.


Quel est ton plus grand apprentissage sur le plateau ?
Le retour d’Anna Brodeur a été ma première expérience en termes de grand plateau (je me pince encore!). Cela dit, pour moi, un projet d’une telle envergure ne vient pas sans son vertige équivalent. Aussi chargée et complète que puisse être une formation en interprétation théâtrale, elle ne pourra jamais assez nous préparer pour la réalité du milieu! Avoir la confiance et la concentration nécessaire pour faire mon travail de comédienne et jouer librement, entourée d’une équipe aussi nombreuse, de micros et de caméras, aura probablement été mon plus grand apprentissage.
J’ai aussi eu la chance d’apprendre tout ça avec des collègues aussi bienveillant.es les un.es que les autres, que demander de plus?
Arielle Mailloux
Présente-moi ton personnage …
Agnès, c’est la réceptionniste de publicité de Patrick (Benoît McGinnis). C’est un personnage qui est assez funky. Elle est à l’écoute des gossips. Elle est à l’entrée de l’agence. Par exemple, lors de la scène où Patrick et Anna se revoient pour la première fois, elle est là, elle est présente, elle écoute et elle va en parler avec ses collègues. C’est vraiment comme la potineuse, mais c’est aussi elle qui ramène Patrick à l’ordre parfois. C’est comme le bras droit de Patrick.
Est-ce que c’est plaisant à interpréter, malgré les fonctions un peu limitatives de ton personnage ?
C’est vraiment le fun à interpréter parce que justement tout se joue pour Agnès dans les regards. J’avais la chance de faire des moments de reaction shot où il y a une scène qui se passe devant moi avec de bons comédiens, et moi je peux juste faire des faces et avoir du fun. Je suis quand même une personne expressive dans la vie au niveau du visage. Je vois que, après le montage, ça marche définitivement ce que j’ai proposé sur le plateau. J’ai eu beaucoup de fun. On était quand même souvent les cinq de l’agence ensemble (avec Rebecca Vachon, Vlad Alexis, Jessica Larsen et Clémence Lavallée). Il y avait de beaux plans séquences et de belles affaires qui ont été faites, c’étaient de beaux défis au niveau technique et interprétation. Ç’a été très stimulant comme plateau.
Est-ce qu’on va voir ton personnage avec une certaine forme de pouvoir décisionnel ?
Non. Elle reste dans son rôle de réceptionniste. Elle aspire peut-être à monter de grade. C’est sûr que quand elle voit Anna (Julie Le Breton) arrivée à l’agence, elle aurait peut-être voulu avoir ce poste. Toutefois, elle est quand même très bien dans son rôle de réceptionniste et elle aime la gang.



On a l’impression que c’est une agence avec des employés pétillants et dynamiques. On dirait que tu peux te laisser aller complètement … même au niveau des costumes que tu dois pas nécessairement porté dans ton quotidien.
Tellement ! En même temps, il y avait tellement de linge sur le plateau que j’avais et que je trouvais tellement beau. Je n’ai rien pris, mais j’aimais les couleurs et les patterns. Agnès, c’est quelqu’un qui s’exprime beaucoup par ses vêtements. J’ai découvert qui avait des affaires qui m’allaient quand même bien avec ce personnage-là. Alors, je vais prendre des petites notes pour ma garde-robe personnelle.
Est-ce qu’ils avaient des scènes particulièrement difficiles ?
Ce sont les plans séquences. On se retrouvait à être les cinq de l’agence plus Anna, Monique (Élise Guilbault) ou Patrick. Il y avait donc beaucoup de monde qui devait être timé. Ça se retrouve à être comme un ballet. C’était la première fois que je vivais une affaire dans ce genre avec autant de monde impliqué dans une scène et que tout le monde doit être sur son X au bon moment. J’ai trouvé ça extraordinaire à filmer parce que je viens du théâtre. Ça m’a rappelé l’univers théâtral et je me sentais autant challengé que je me sentais un peu comme à la maison.
Clémence Lavallée



Gregory Beaudin


Synopsis
Après un exil volontaire de dix ans à Paris, Anna Brodeur (Julie Le Breton) rentre au Québec dans des circonstances exceptionnelles. Son retour provoque un raz-de-marée parmi ses proches. Ni sa mère Monique (Élise Guilbault) qui en était presque venue à oublier l’existence de sa fille unique, ni son meilleur ami Patrick (Benoit McGinnis), directeur d’une agence de relations publiques, ni son ex, Antoine (Patrick Hivon), ne savaient où elle se cachait. Après toutes ces années de silence, Anna découvre que de renouer avec son entourage un peu tordu et de rebâtir sa vie n’est pas aussi simple qu’elle l’avait espéré.

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.

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