Le 14 janvier 2026, à quelques semaines du lancement des Jeux Olympiques d’hiver Milano Cortina 2026, qui se dérouleront du 6 au 22 février, Radio-Canada a convié les médias à un événement de presse pour présenter sa couverture des Jeux. Voici nos entrevues avec Geneviève Tardif, France Beaudoin et Roseline Filion ainsi que nos photos de cette rencontre qui marque le coup d’envoi médiatique des JO d’hiver.
Geneviève Tardif
Animatrice de Milan la nuit de 23 h à 3 h
Co-chef d’antenne des Jeux paralympiques d’hiver de 14 h à 16 h (week-ends : 14 h à 17 h)
Comment te sens-tu à l’aube d’animer Milan la nuit ?
Je me sens très fébrile. Je suis très excitée. J’ai hâte de m’amuser et de faire ce que j’aime le plus au monde : décrire et animer des émissions de sport. En plus, il y a cette petite touche réseaux sociaux que j’aime beaucoup. Je suis très active sur les plateformes et je trouve que ça prend de plus en plus d’ampleur aux Jeux olympiques. On l’a clairement vu depuis Paris : les choses ne se vivent plus seulement à la télé, mais aussi sur les réseaux sociaux. Les athlètes se mettent davantage de l’avant, et j’ai vraiment envie d’intégrer cette couleur-là à l’émission.
Je ne serai pas seule cette fois-ci. À Paris, j’étais pratiquement toute seule avec la réalisatrice et le caméraman, sans soutien au niveau du contenu. Là, je vais avoir une équipe pour m’aider à dénicher ces perles du web qui deviennent virales pendant la journée. J’ai déjà commencé : je suis les athlètes et les équipes olympiques sur TikTok, entre autres. Je trouve que ça va être vraiment le fun et que ça va donner une belle couleur à l’émission. Les réseaux sociaux font déjà partie de ma vie, ça ne change pas.
Tu vas aussi couvrir des athlètes internationaux si les réseaux sociaux s’emballent après un événement?
C’est sûr. Ce ne sera pas seulement canadien, ce sera aussi international. S’il y a une demande en mariage devenue virale, on va en parler. À Paris, il y a eu plein de moments comme ça, qui sont devenus des phénomènes culturels, même des costumes d’Halloween. Nous, on veut raconter ces histoires-là.
Il y a aussi un côté très personnel pour moi. Les Jeux olympiques, c’est familial. Charles (Hamelin), pour la première fois en 20 ans de Jeux d’hiver, ne sera pas sur place. C’est un peu le monde à l’envers : lui va s’occuper des filles pendant que moi, je vais travailler tous les jours, du lundi au dimanche, sans arrêt. Et ensuite, il y aura les Jeux paralympiques. Ça, c’est aussi le bonheur de retrouver Kéven (Breton). On a une chimie naturelle, on aime parler de tous les sports, particulièrement des sports paralympiques. J’ai énormément de gratitude envers 2026 et toutes les expériences que ça m’offre. Je suis consciente de la chance que j’ai et je compte en profiter au maximum.



Est-ce que tu es en train de dire que tu vas manquer le Super Bowl à cause des Jeux olympiques?
Oh my god, parle-moi-en pas ! J’ai un immense amour pour le football. Mais là, je vais être à 100 % dans les réseaux sociaux, les Jeux olympiques et l’animation. Cela dit, qui sait ? Peut-être qu’un athlète va regarder le Super Bowl et que ça deviendra un sujet dans notre émission.
Grâce aux réseaux sociaux, on n’est plus obligés d’être physiquement partout pour en parler. Je pense qu’on peut trouver une belle façon d’accrocher une nouvelle clientèle, peut-être un peu plus jeune, et de rendre ça agréable. Se lever en pleine nuit pour apprendre quelque chose qu’on n’a pas vu dans la journée, c’est ça aussi l’objectif.
Et les Jeux paralympiques, comment te sens-tu à l’idée de les animer pour une deuxième fois?
Je suis profondément touchée par les Jeux paralympiques. Il n’y a pas une journée où je ne rentre pas chez moi en me disant : « Wow, quelle histoire on vient de raconter, quel sport on vient de vivre. » Les athlètes ont des parcours de dépassement de soi incroyables. Il y a un aspect encore plus humain, je trouve, et c’est un immense plaisir de faire ça.
On parle de plus d’un mois et demi, presque deux mois avec les Jeux olympiques et paralympiques, et pour moi, ça passe comme un sprint de 60 mètres : il faut profiter de chaque moment.
Est-ce que tu ressens quand même un certain stress?
Non, pas du tout. J’ai le meilleur des deux mondes. Je l’ai déjà fait une première fois, donc il n’y a plus cette grande inconnue. Maintenant, il s’agit surtout d’en profiter. Un peu comme un athlète à ses premiers Jeux : la première fois, tout est tellement fou qu’on n’en profite pas toujours pleinement. La deuxième fois, quand on a cette chance-là, on savoure davantage.
Honnêtement, dans ma tête, ça n’a aucun sens d’être chef d’antenne à mon âge. Je trouve ça complètement fou. Le faire une deuxième fois, c’est différent : je suis plus consciente, plus présente, et je peux réellement en profiter.
France Beaudoin
Animatrice de Ciao Milano de 19 h 30 à 22 h 30 du lundi au jeudi, de 19 h à 22 h 30 le vendredi, de 18 h 30 à 22 h 30 les samedis et dimanches.
Comment te sens-tu à l’aube d’animer Ciao Milano ?
Je me sens très bien. C’est un trip de gang. Il nous reste encore une vingtaine de jours pour se préparer et on a vraiment hâte.
Tu seras à la barre d’une émission clé, diffusée aux heures de grande écoute. Comment vois-tu ce rôle ?
En fait, je pense que les gens vont regarder un peu de tout. C’est ça qui est intéressant. On va être dans une offre multiplateforme avec ICI TOU.TV et RDS. Les gens vont pouvoir choisir. Nous, on va être un résumé de fin de journée. On va revoir les compétitions avec les parents, les familles, les amis. Je pense qu’il va y avoir un vrai feeling de gang, avec Dominick Gauthier qui va toujours être là, avec nous autres aussi.
Tu accueilleras aussi de nombreux collaborateurs sur ton plateau…
Oui. Moi, je fais le lien. Je passe la puck, je relie les éléments, mais ce sont eux qui ont toute cette expertise-là.
Comment comptes-tu donner ta couleur à l’émission?
Je ne tiens pas à ce que ce soit personnalisé à moi, mais je veux que ce soit chaleureux. Je souhaite créer une ambiance d’après-ski, où tout le monde débriefe à la fin d’une journée, où chacun met du sien. « Ah oui, ça s’est passé comme ça. Regarde, c’est là que ça s’est joué, dans tel virage, avec telle analyse. » C’est ça qui est le fun. Je n’ai pas la prétention de connaître tous les détails comme eux. Mon rôle, justement, c’est de les amener à les partager.


Est-ce que tu vas t’ennuyer d’En direct de l’univers pendant la pause olympique?
C’est sûr que je vais être heureuse de retrouver ma gang. On ne se tanne pas, nous autres, et c’est formidable après tant d’années. C’est drôle, parce qu’hier encore, on était en réunion pour préparer l’émission de cette fin de semaine. Il y a quelqu’un qui s’en vient, un petit quelque chose qu’on a préparé, et tout le monde a fait : « Maudit que c’est encore le fun! » Juste de sentir ça, on a déjà hâte de retourner en ondes.
Tu portes plusieurs chapeaux — animatrice, productrice — et tu es habituée de travailler sept jours sur sept. Mais là, tu seras à l’écran chaque jour…
C’est un mandat important, mais je ne suis pas toute seule. Si j’avais été seule, je ne l’aurais pas fait. Je suis avec Dominick Gauthier et toute une équipe chevronnée, des gens avec une expérience extraordinaire. On va faire ça en gang.
Et il faudra maintenir l’énergie du début à la fin…
Oui, mais il faut aussi accepter que la fatigue peut s’installer à un moment donné. C’est normal : c’est un marathon. En gang, on va se relayer, se soutenir et compenser les uns pour les autres. Je pense sincèrement que ça va très bien aller.
Roseline Fillion
Chroniqueuse à Ciao Milano, dédiée aux coulisses des événements de Livigno
Comment te sens-tu à l’aube de t’envoler pour l’Italie ?
Je suis très fébrile à l’idée de retourner aux Jeux olympiques. J’en ai vécu trois comme athlète. Ceux-ci seront mes quatrièmes comme journaliste à Radio-Canada, donc c’est vraiment un privilège, surtout qu’on me confie des Jeux d’hiver alors que je viens des Jeux d’été. Déjà là, c’est super motivant.
Ce mandat au sein de l’équipe de France Beaudoin est aussi vraiment unique. Pour moi, c’est la reine des ondes. J’ai tellement hâte de partir. Je m’envole le 31 janvier et j’ai hâte de retrouver les athlètes. J’ai eu la chance d’en suivre certains depuis un an, de rencontrer leur famille. J’ai surtout hâte de vivre leurs performances en direct, sur place, et de les voir de mes propres yeux.
Tu as une carte blanche au niveau du contenu. Comment abordes-tu ce mandat ?
J’ai déjà plusieurs idées. Je connais les Jeux olympiques par cœur, je sais comment ça fonctionne de l’intérieur. Je vais tenter d’avoir accès à des endroits où je n’ai normalement pas le droit d’aller. Je vais m’essayer. L’objectif, c’est de montrer aux gens comment ça se passe réellement. Aller dans des zones peu connues, côtoyer les athlètes de plus près. Habituellement, il y a une certaine distance entre les athlètes et les journalistes, mais là, on va essayer de plonger directement au cœur de l’action.
Je suis déjà allée à Livigno l’an dernier, donc j’ai déjà une bonne idée de l’endroit. On a repéré plusieurs petites choses, des expériences qu’on peut faire vivre aux athlètes. L’idée, c’est aussi de mettre en valeur cette petite région où vont se produire de grandes performances.
Tu souhaites aussi montrer l’envers du décor, notamment du côté des familles…
Oui, parce que les Jeux olympiques, c’est évidemment un moment extrêmement important pour l’athlète qui s’est entraîné très fort. Mais il y a aussi la famille. Pour eux, c’est souvent des vacances, une forme de party.
Je me souviens que lorsque je participais aux Jeux comme plongeuse, pendant que moi je vivais la pression, ma famille allait au restaurant, profitait du voyage, tout en vivant le rêve de leur enfant. J’aimerais beaucoup montrer cette perspective-là : comment les parents se regroupent, se soutiennent. Ce sont souvent des groupes très tissés serrés. Ça crée une ambiance très familiale que j’espère réussir à partager à travers l’émission de France.


Ton passé d’athlète te donne un regard particulier…
Je sais ce que ça prend pour se rendre à ce niveau-là. Je connais les défis. Je sais comment les athlètes se sentent à différents moments : la veille d’une compétition, le jour même, le lendemain.
Je vais essayer de partager ça à travers mon expérience d’ancienne athlète, d’expliquer ce qu’un ou une athlète traverse, en faisant référence à ce que j’ai moi-même vécu. Je pense pouvoir contribuer à raconter ces histoires-là d’une manière différente.
Il faudra aussi sacrifier du sommeil pour intervenir avec France Beaudoin à 1 h 30 du matin, heure locale.
C’est là qu’on comprend que les Jeux, ce n’est pas glam. C’est prestigieux, c’est unique, mais c’est aussi un coup à donner extrêmement intense. Les journées sont longues, il y a énormément de réflexion et de préparation.
Je vais être dehors, dans le froid. À Livigno, en pleine montagne en février, ce n’est pas chaud. Ça demande beaucoup d’énergie. Mais je ne voudrais être nulle part ailleurs que sur le site, témoin des performances en direct.
Est-ce que tu gardes aussi un œil sur les athlètes canadiens ?
Tout le monde est sur mon radar. C’est sûr que j’ai des étoiles à côté de certains noms, mais aux Jeux olympiques, même quand on se base sur les performances passées, il y a toujours des surprises.
On ne sait jamais qui va émerger. Ça peut être un Canadien qui a changé de citoyenneté pour représenter un autre pays et qui parle français. On est ouverts à toutes sortes d’histoires. Et aux Jeux olympiques, il y a presque toujours quelque chose de spécial qui ressort.
Si tu devais noter sur 10 ton niveau de stress lors de ta première participation aux Jeux olympiques, quelle note te donnerais-tu… et aujourd’hui ?
Comme athlète, c’était clairement un 10 sur 10 : stress, pression, tout y était.
Comme journaliste, je n’ai jamais vécu un 10 sur 10, mais pas loin. La différence, c’est que comme athlète, j’avais un certain contrôle, puisque je m’étais entraînée pour ça. Comme journaliste, au départ, tout était nouveau. Aujourd’hui, avec plusieurs Jeux olympiques dans le corps, j’ai confiance en mes moyens. Je suis entourée d’une équipe formidable : mon réalisateur Stéphane Paquin et mon caméraman chef Danny Gosselin. Grâce à eux, je sais que je vais pouvoir bien faire mon travail.
Guillaume Dumas
Co-animateur de la cérémonie d’ouverture – 6 février à 14 h sur ICI TÉLÉ, ICI TOU.TV et RDS
Animateur du plateau hockey masculin et féminin


Serge Denoncourt
Co-animateur de la cérémonie d’ouverture – 6 février à 14 h sur ICI TÉLÉ, ICI TOU.TV et RDS


Martin Labrosse
Chef d’antenne de Milan maintenant (compétitions en direct et meilleurs moments) de 11 h à 18 h
Co-animateur de la cérémonie d’ouverture – 22 février à 14 h 30 sur ICI TÉLÉ, ICI TOU.TV et RDS



Jean-Patrick Balleux
Chef d’antenne de La matinale à Milan (compétitions en direct) de 4 h à 11 h


Jacinthe Taillon
Chroniqueuse à Ciao Milano, dédiée aux coulisses des événements de Milan


Kéven Breton
Descripteur aux Jeux olympiques pour les épreuves de luge, de skeleton et de bobsleigh.
Co-chef d’antenne des Jeux paralympiques d’hiver de 14 h à 16 h (week-ends : 14 h à 17 h)



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Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
