Toutes les sorcières, les fées et les elfes du Québec s’étaient donné rendez-vous à la Place Bell ce mercredi 20 septembre pour accueillir Hozier.
Et qui de mieux placer que celui derrière le succès planétaire Take Me To Church pour annoncer l’automne qui arrive ? Même sa première partie, Madison Cunnigham donnait l’impression d’arriver dans la saison plus fraîche où les feuilles craquent sous nos pas.
Cette dernière nous a d’ailleurs donné une très belle entrée en matière, mais les admirateurs n’en pouvaient plus d’attendre. Lorsque Hozier s’est manifesté sur scène, la salle bourdonnait puis s’est tout de suite tue lors des premières notes de guitare du chanteur irlandais. Un ciel étoilé est apparu derrière lui, on aurait dit le messie.
Les premières chansons se sont enchainées rapidement, puis Hozier a pris le temps de saluer son public après la quatrième en lui lançant d’un air taquin comment c’était d’une beauté agaçante ici. Il a remercié Madison Cunnigham et les chansons ont continué de débouler.
Envoutant Hozier
Le rythme a ensuite changé lors de son interprétation de I, Carrion (Icarian), un morceau plus doux et mélancolique où les cellulaires se sont graduellement allumés. C’en est suivi les magnifiques Cherry Wine et To Someone From A Warm Climate (Uiscefhuaraithe). Il a précédé cette pièce en offrant une explication d’un mot en gaélique qui signifie la sensation du froid. On ne pouvait faire autrement que de boire ses paroles. Ces interventions sont rares, mais tellement envoutantes et appréciées des fans. À quand un balado chuchoté à la ASMR par cet homme? Il est apaisant et son spectacle se veut un «safe space», ça se ressent.
Someone New et son plus récent opus Eat Your Young se sont succédé et c’est alors que Take Me To Church a commencé sans crier gare en prenant la foule par surprise. Cette dernière a bondi de son siège en criant les paroles de cette chanson qui concluait le programme principal de la soirée. Le rappel offert comptait trois chansons, couronnant la soirée avec Work Song.
Bien accompagné
Andrew Hozier-Byrne, de son nom complet, est accompagné par huit musiciens sur scène et l’effet est superbe. La mise en scène du spectacle en général est bien malgré qu’il se déplace très peu, voire pas du tout. Mention spéciale à sa choriste Melissa qui a donné une solide performance acclamée du public un peu avant la dernière partie du spectacle.
Hozier est présentement en tournée pour son troisième album, Unreal Unearth.




















Critique du nouvel album

Florence Lemieux | Journaliste
Mordue de culture, Florence cultive un intérêt pour la musique depuis un tout jeune âge. Ses goûts éclectiques lui permettent une ouverture d’esprit et sa liste de lecture va dans tous les sens. Elle est également une grande fervente de littérature québécoise et de biscuit aux pépites de chocolat.

Patricia Duval | Photographe
Passionnée par la musique et les arts depuis son jeune âge, elle a découvert il y a quelques années la passion pour la photographie. Elle carbure aux défis, adore les festivals et capter l’émotion. Elle a une piqure pour le country, si vous voyiez une petite noire dans un pit de spectacle ou en train de courir partout pour s’assurer d’avoir une belle photo, c’est bien elle.
