La série Gâtées pourries reviendra au printemps 2026 sur Crave avec une deuxième saison où humour mordant et réflexions sur l’amitié continuent de se côtoyer. Le 28 octobre, nous avons assisté à une visite de plateau en compagnie de Pascale Renaud-Hébert, Anne-Élisabeth Bossé, Suzie Bouchard et Thomas Derasp-Verge, qui se joint à la distribution, alors que le tournage de cette nouvelle mouture battait son plein.
Thomas Derasp-Verge, Benoit Drouin-Germain, Jean-Sébastien Houle, Sylvie Léonard, Denis Marchand, Iannicko N’Doua, François Papineau et Guylaine Tremblay, notamment, se joignent au tournage de cette attendue suite. Voici des entrevues avec Pascale Renaud-Hébert, Anne-Élisabeth Bossé et Suzie Bouchard ainsi que nos photos de l’événement média.


Pascale Renaud-Hébert
Qu’est-ce qui se passe avec ton personnage dans la nouvelle saison ?
On retrouve cette bonne vieille Frédérique : toujours anxieuse, toujours très à la défense de ses amies, un peu trop dans le contrôle, évidemment intense — mais ça vient d’une bonne place, alors on lui pardonne.
Quel est le nouveau personnage qui est le plus proche de ton personnage à toi, cette saison-ci ?
Il n’y en a pas vraiment. Le personnage de mon chum Nicolas Ouellet, qui joue Ludo — mon chum dans la série, donc mon chum qui joue mon chum — est plus présent cette saison. On lui a écrit plus de texte, plus de scènes, et j’étais bien contente. On a beaucoup tourné ensemble. Je voulais justement tourner davantage avec lui, parce que j’avais trop aimé ça. Je vais aussi avoir plusieurs scènes avec Jean-Sébastien Houle, dans un contexte de retrouvailles d’impro.
Qu’est-ce que tu as le plus appris dans cette deuxième saison sur ton personnage ?
Avec ce personnage-là, il fallait toujours doser : qu’elle ne soit pas trop intense, mais qu’elle le soit quand même un peu, parce que ça fait partie d’elle. Je pense que dans la saison 2, on a trouvé un bon équilibre. Parfois, oui, elle est intense, mais on a su ajuster le ton. Et ça, c’était vraiment le fun à comprendre : comment bien doser ce personnage-là.


Quel nouvel acteur ou nouvelle actrice considères‑tu comme un « anticast » ?
Guylaine Tremblay ! Elle joue un personnage quand même un peu rough, ce qui est vraiment l’antithèse de Guylaine. Elle est tellement fine, tellement douce. Ça va être vraiment plaisant de la voir dans un rôle plus raide, une madame qui en a dedans. J’ai bien hâte de voir ça.
Pourquoi écouter Gâtées pourries (autant la saison 1 que la saison 2 à venir) ?
Je pense que, d’abord, parce que c’est drôle. C’est ça, notre volonté : faire rire les gens. Mais aussi parce que c’est toujours le fun de voir un trio de filles qui ne se prend pas au sérieux, qui accepte d’avoir de l’autodérision et de vivre des petites humiliations. Et puis, il y a l’amitié féminine — cette chose qui nous tient ensemble : la proximité, l’intimité, l’amour.
Anne-Élisabeth Bossé
Qu’est-ce qui se passe avec ton personnage dans la nouvelle saison ?
C’est drôle, il y a quelqu’un qui m’a demandé si elle pouvait écrire une lettre à Kim de la saison 1. Qu’est-ce qu’elle lui dirait ? Je pense qu’elle commencerait par : « Bien essayé, Kim ! » Elle a eu plein de belles intentions, mais c’est une chose de se dire les affaires et une autre de les faire. Je pense qu’elle repasse un peu par un sillon connu, mais qui va mener à d’autres avenues. Et c’est correct. Une variation sur le même thème, mais avec des issues très différentes. Elle va essayer de s’émanciper professionnellement, prendre des risques, toujours accompagnée de ses deux grandes amies. Ce qui est le fun, c’est que dans la saison 2, il y aura plusieurs nouveaux personnages, comme les parents, qui vont en dire beaucoup sur elles. Ça va les révéler. On n’est pas les mêmes quand on est avec nos mères que quand on est avec nos amies, et la série joue beaucoup là-dessus.
Quel est le nouveau personnage qui est le plus proche de ton personnage à toi, cette saison-ci ? Selon ce que j’ai entendu, Guylaine Tremblay et Sylvie Léonard seront pas mal sur un pied d’égalité ?
Guylaine joue ma belle-mère et Sylvie Léonard, ma mère. Oui, elles sont sur le même pied d’égalité, mais très différentes. Sylvie, c’est la mère de Kim. On pourrait penser que Kim est l’enfant gâtée un peu fofolle, mais on se rend compte que c’est peut-être plus sa mère qui est comme ça, et que Kim est plus mature qu’on le croit. Dans son trio d’amies, c’est la plus fofolle, mais pas dans sa famille. Guylaine, elle, va jouer un personnage plus sévère, plus difficile à apprivoiser. C’est un peu le contraire d’elle dans la vraie vie, qui aime tout le monde tout de suite. Son personnage est plus méfiant, un peu parvenu. Son fils, c’est son chouchou, le plus beau, le plus fin.
Qu’est-ce que tu as le plus appris dans cette deuxième saison sur ton personnage ?
Je ne sais pas si ça répond directement à ta question, mais je trouve que les scènes d’amitié et de douceur sont très payantes. C’est vraiment le fun quand ça y va plus dans l’émotion que dans les jokes, ça crée un bel équilibre. Je pense qu’il ne faut pas avoir peur d’amener de la tendresse entre les amies, de montrer des moments où le trio est soudé, sans se picosser. Je réalise que c’est toujours bon pour la série quand on va là-dedans.


Quel nouvel acteur ou nouvelle actrice considères-tu comme un « anticast » ?
Guylaine, ça serait une bonne réponse. François Papineau aussi ! On n’est pas habitué de le voir jouer comme ça. Ce sont vraiment les deux qui vont surprendre.
Pourquoi écouter Gâtées pourries (autant la saison 1 que la saison 2 à venir)
Parce que c’est vraiment une belle demi-heure. C’est profondément drôle, vif, intelligent, mignon et amusant. Ce sont de véritables petits bonbons.
Suzie Bouchard
Qu’est-ce qui se passe avec ton personnage dans la nouvelle saison ?
On ne sait pas trop si elle aura fait son pacte de quitter un emploi qu’elle n’aime pas pour vivre ses rêves, mais c’est certain que c’est encore quelque chose qui est au centre de Justine. Est-ce qu’elle va vraiment s’acharner en droit ou poursuivre d’autres ambitions ? Cette saison, on ouvre aussi un peu ses horizons. On n’est pas seulement dans le travail, on est aussi dans la quête de l’amour. On n’a pas beaucoup exploré la vie amoureuse de Justine dans la saison 1. Pour trouver l’amour, il faut d’abord qu’elle s’ouvre. Elle est célibataire depuis longtemps, endurcie, pas très à l’aise avec sa sexualité. Donc il y a tout un apprentissage pour elle avant même de rencontrer quelqu’un.
Quel est le nouveau personnage qui est le plus proche de ton personnage à toi, cette saison-ci ?
Simon, interprété par Thomas Derasp-Verge, est un nouveau collègue de Justine, plus jeune qu’elle. Il lui tombe un peu sur les nerfs au début, mais c’est un bon gars. On va apprendre à le connaître. Il sera le personnage secondaire le plus important pour Justine cette saison-ci.
Est-ce qu’il peut même se passer des trucs un peu amoureux entre eux ?
On ne sait pas. On sait que Justine est dans cette démarche-là. Simon n’est peut-être pas son préféré, mais on va voir. Il est là.


Qu’est-ce que tu as le plus appris dans cette deuxième saison sur ton personnage ?
Ces personnages sont inspirés de nous, mais ce n’est pas complètement nous. On commence à comprendre comment Justine va pouvoir s’émanciper. Au début, dans la première saison, elle est très en retrait avec ses deux amies. Elle est souvent la rationnelle, à part qu’on a découvert qu’elle était une menteuse compulsive. Mais dans la saison 2, on découvre aussi sa folie et ce qu’elle a de bizarre. Ce n’est pas deux filles bizarres et une fille normale, c’est trois filles bizarres. On découvre un peu plus ses nœuds, ce qui va l’amener à s’émanciper et à s’ouvrir.
Pourquoi écouter Gâtées pourries (autant la saison 1 que la saison 2 à venir) ?
Je dirais que les raisons pour écouter la saison 2 sont les mêmes que celles pour écouter la saison 1, même si on approfondit, mais ça reste une comédie/sitcom. On explore un peu plus des sujets « dramatiques », c’est-à-dire des enjeux réalistes. Au final, c’est une série qu’on écoute si on a envie de rire, si on a envie de retrouver la complicité de trois amies. Ce sont des épisodes qu’on peut quasiment regarder en désordre, chaque épisode étant ancré dans des situations drôles. Je pense vraiment qu’on l’écoute si on veut rire.
Thomas Derasp-Verge



Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
