Le 31 janvier, Fred Dionne présente son deuxième album, intitulé Eldorado. Avec ce nouveau disque, l’auteur-compositeur-interprète country-folk bohémien continue son road trip dans la vie de musicien. Voici une entrevue réalisée avec l’artiste lors de son lancement d’album.
Présente-moi ton album Eldorado.
L’Eldorado; ça réfère au paradis, la terre promise, l’endroit où il y a de l’abondance. Je pense qu’on peut trouver son Eldorado un peu n’importe où, si on est bien accompagné. C’est un peu ça la trame narrative de l’album en général. Ça englobait bien toutes les autres tounes qui parlent de prendre soin de soi, avoir du fun avec ses chums, prendre soin de ses proches et passer du bon temps autant entre amis qu’en famille. C’est un peu ça pour moi l’Eldorado, c’est d’être bien entouré avec le monde qu’on aime dans des endroits où on se sent bien.
Qu’est-ce qui te rend le plus fier de ce nouveau disque ?
Je pense que c’est un album qui est encore plus accompli. L’identité est encore plus claire; la direction artistique du projet également. Je suis fier de mon équipe. Je suis fier de l’accomplissement ainsi que du chemin qu’on a fait depuis le premier aussi. Ça fait quasiment deux ans et demi que le lancement de mon premier album (Highways, 2022) a eu lieu, et je réalise qu’on en a fait des affaires depuis ce temps-là. Le but, c’est que tout ça continue et qu’on fasse autant de chemin avec ce deuxième album-là. C’est comme le début d’une nouvelle histoire, et je trouve ça trippant.
Qu’est-ce qui diffère Eldorado de Highways ?
Eldorado est un petit peu plus rythmé. Highways était un album qui était quand même doux. Quand on arrivait en festival, il fallait beaucoup compenser avec des covers qui étaient plus festives. On s’est dit qu’on allait faire un album un petit peu plus « up-tempo » pour qu’on puisse faire plus de mes tounes en festival. Sinon, on est dans la même direction artistique, mais elle est encore un petit peu plus définie, plus claire d’où on s’en va. Le son s’est beaucoup clarifié à travers les deux albums.
Parle-moi de ton voyage dans le sud-ouest des États-Unis que tu as fait pour aller prendre le visuel de ton album…
C’était un road trip Nevada-Californie. Les photos de pochette ont été prises principalement au Nevada. Puis après ça, on a visité une ville qui s’appelle Long Pine. On ne savait pas pantoute où c’était, mais j’avais vu une photo sur Instagram que je trouvais belle, puis je me suis dit qu’on y allait. On est parti, on était quatre (moi, ma blonde et deux amis qui sont photographes, vidéastes). Pendant le road trip, on prenait plein de photos et vidéos.
Une fois rendu à Long Pine, on s’est rendu compte que, premièrement, c’est au milieu de nulle part. Puis deuxièmement, c’est magnifique. C’était vraiment cool, mais ça a été quand même rock’n’roll de se rendre là. C’était comme quatre heures et demie de Las Vegas. La première demi-heure, il y avait encore de la civilisation. Et après ça, c’était quatre heures de route dans le désert. On est passé à travers de la Death Valley, mais c’était quelque chose. Quand on est arrivé à Long Pine, c’était comme une petite ville-relais. C’était écœurant. C’est une région montagneuse. C’est au pied du Mont Whitney, un super gros mont de plus de 4 400 pieds. On avait autant les paysages déserts que les paysages de montagnes sur notre trajet. C’était magnifique.
Est-ce que ton processus d’écriture était terminé avant ce voyage-là ?
Quand on est partis en avril 2024, on venait de finir d’enregistrer l’album. Le but, c’était d’avoir l’album en main pour aller faire du contenu en fonction des tounes.


Est-ce que ton voyage t’a inspiré pour des paroles pour du futur matériel ?
Les voyages, ça m’inspire tout le temps. J’aime partir en « road trip » sans trop savoir où je m’en vais. Je trouve tout le temps ça inspirant. On ramène des histoires à la maison. Le fait de sortir et d’aller voir ailleurs comment ça se passe, ça fait toujours du bien.
Présente-moi le spectacle de ce soir (le lancement de l’album).
Le premier album avait permis de me faire connaître par le monde et de me faire découvrir. Avec le nouveau show, on sait qu’on va partir en tournée. J’ai vraiment envie d’expliquer aux gens d’où je viens. Je leur fais autant des tounes de mes albums, que des covers que j’écoutais quand j’étais plus jeune et de chansons que j’écoute aujourd’hui. J’ai vraiment envie de leur faire voir le fond des choses et de leur expliquer pourquoi je fais ça aujourd’hui.






Dans les prochaines semaines, prochains mois, tu feras des premières parties de Matt Lang. À travers de ça, tu auras aussi quelques dates en solo. Comment te sens-tu dans cette vibe ?
Bien. J’aime les shows en première partie. C’est le fun parce que ça me permet de me faire connaître. C’est la meilleure façon d’aller à la rencontre du public, de me faire découvrir dans un contexte où je me retrouve devant les gens. Ils ont 20 minutes avec moi, ils n’ont pas le choix de m’écouter. Les commentaires sont super bons, et on a du fun à le faire. C’est un autre défi parce que je suis tout seul avec ma guitare. Après ça, ça me permet, par exemple, de remplir mes salles, de faire en sorte que les gens me découvrent et qu’ils viennent voir mon show avec mon band. C’est une bonne façon de me faire découvrir !
Est-ce que tu as l’impression que quand tu es en première partie de Matt Lang, par exemple, tu essaies quand même d’avoir des chansons qui plairont aux fans de Matt ?
J’ai fait beaucoup d’essais et erreurs dans les dernières semaines, dans les derniers mois. J’ai trouvé le set de chansons qui fonctionnent bien autant pour me faire connaître que pour le public de Matt Lang. Je faisais les premières parties de 2Frères aussi, je faisais à peu près la même chose, et ça fittait quand même. C’est en français, alors c’est quand même différent. Toutefois, ça rejoint quand même le public. C’est un hybride entre les deux; je choisis mes tounes en fonction de la « crowd », mais aussi pour me faire connaître.






Pourquoi faudrait-il écouter ton nouveau disque?
Je pense qu’il y a un nouvel engouement pour le country au Québec. Les gens sont encore en train de découvrir les différentes branches de ce style-là qui est de plus en plus populaire. Moi, je fais, ce que j’appelle, du country-folk bohémien. Je trouve que c’est ça ma couleur. Si les gens ont envie de découvrir une nouvelle couleur de country en français au Québec, j’invite le monde à écouter cet album-là … et je suis vraiment fier de ce projet-là.
Est-ce que tu as des influences qui t’ont amené vers ce style country-folk bohémien ?
Le côté bohémien, c’est moi. En fait, c’est mon côté voyage. Le côté country-folk; ce sont mes chansons, mes influences. C’est ce que j’écoute dans la vie, c’est ce que j’ai envie de faire. On a ajouté le mot bohémien parce que ça représentait bien les thématiques et le lâcher-prise qu’il n’y a pas de problème, qu’on part sur la route, et l’on verra bien où ça va nous mener.





** Pour les photos du tapis rouge de l’événement, rendez-vous sur cet autre article !

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
