François Bellefeuille présentait en grande première montréalaise Sauvage le 30 septembre à l’Olympia, son troisième one-man-show, Sauvage, devant une salle comble.
Un humoriste en pleine maturité
Bellefeuille a montré une autre facette : plus posée, plus nuancée. Loin d’avoir perdu de son mordant, il a gagné en maturité. Cela se ressent dans ses textes, dans son rythme et dans la façon dont il parle de lui-même. On rit autant, mais différemment : moins de l’explosion, plus du clin d’œil complice. L’humoriste conserve sa signature tout en adoucissant son ton, offrant un humour à la fois mordant et intime.
Des thèmes du quotidien revisités
Cheveux blancs assumés, anecdotes familiales, bidet, frigo « intelligent » ou voisin passionné d’ornithologie : Bellefeuille s’attaque aux petits détails de la vie moderne. Les clins d’œil à des figures québécoises comme Georges St-Pierre ou Xavier Dolan, notamment dans un numéro final, ont été particulièrement appréciés.










Première partie et accueil
En première partie, l’humoriste Douaa Kachache a charmé la salle avec son style décalé, préparant habilement le terrain pour Bellefeuille. L’ambiance à l’Olympia était parfaite : rires nourris du début à la fin, standing ovation et un François Bellefeuille visiblement ému de retrouver son public montréalais.

Un succès confirmé
Avec plus de 65 000 billets vendus avant la soirée du 30 septembre, la tournée Sauvage est déjà un succès. Prochaines étapes : Québec, le Cabaret du Casino de Montréal, et une longue série de dates partout dans la province. Si l’on se fie à la réaction du public montréalais, ce spectacle promet de faire un tabac.

Maud Cherrier | Journaliste

Benoit Leroux | Photographe
Grand consommateur de culture, Benoit Z. s’intéresse à beaucoup de disciplines. Le monde circassien est son principal terrain de jeu. Toujours curieux, ouvert et la caméra prête.
