À compter de février 2026, la plus grande histoire d’amour en Amérique du Nord prendra vie dans le spectacle musical Evangéline, une création originale de Gestev, qui enflammera le cœur de toute la francophonie (Montréal – février 2026, Québec – mars 2026 & Moncton – juillet 2026). Cette fresque musicale à grand déploiement met en vedette Maude Cyr-Deschênes, Olivier Dion et Matthieu Lévesque notamment.
Voici des entrevues réalisées avec Maude Cyr-Deschênes, Olivier Dion, Océane Kitura Bohémier-Tootoo et Noémie Durand avec les photos de l’événement de lancement qui a eu lieu le 11 mars au Piano Nobile de la Salle Wilfrid-Pelletier.
Photos d’équipe





Distribution
Maude Cyr-Deschênes (Evangéline)
Comment te sens-tu de faire partie de l’aventure?
Je me sens vraiment honorée de pouvoir porter mon histoire. Parce que je suis Acadienne, c’est ma culture. Mes parents ont fait des spectacles, pendant 20 ans, qui s’appellent l’Acadie des terres et forêts en fête. Le spectacle raconte l’histoire de l’Acadie chez nous. Donc, ça fait vraiment partie de mon ADN de parler de cette histoire. J’ai déjà joué Evangéline dans le spectacle de mes parents. Donc là, c’est juste l’aboutissement de ça. C’est dans une plus grande production.
Présente-moi ton personnage.
Evangéline, c’est une héroïne écrite par Henry Longfellow. Evangéline, c’est une Acadienne qui a tout perdu. Elle est en amour avec Gabriel (incarné par Olivier Dion). Elle veut aller à Paris pour devenir une grande couturière. Tous ses rêves tombent à l’eau quand la déportation est annoncée. Elle perd tout en fait. Elle perd sa famille. Elle perd sa terre. Elle perd ses amis. Elle est obligée d’aller s’exiler ailleurs, et loin de son amoureux. Et après, c’est juste l’espèce de force de combattante qui veut se battre pour retrouver ce qu’on lui a volé (sa maison, sa famille, ses amis et son amour). Donc, c’est vraiment une combattante qui va se battre pour son peuple. Elle va faire valoir sa culture, elle va en parler haut et fort. C’est une espèce de Jeanne d’Arc; si on peut dire.



Comment te sens-tu d’apporter cette Acadie au Québec?
L’équipe de production apporte une attention particulière pour la véracité des faits. Il y a un historien qui est là pour nous aider, et tout est vraiment appuyé historiquement. Donc, c’est vraiment chouette qu’ils prennent la peine de répandre cette histoire-là de façon véridique pour nous honorer. Il y a aussi Raphaël Butler qui est acadien. C’est un honneur, pour moi, parce que j’ai toujours parlé de l’histoire de l’Acadie, mais à un public acadien. Et là, je peux faire connaître cette histoire-là à plus de personnes. Evangéline; ce n’est pas juste l’histoire de l’Acadie, c’est l’histoire de la force et la résilience d’un peuple face à des oppresseurs; et je pense que c’est très d’actualité en ce moment. Je pense que tant et aussi longtemps qui va y avoir des guerres, ça va être un sujet universel.
Selon toi, quel sera ton plus grand défi?
Je pense que ça sera juste la charge de travail. C’est Evangéline. C’est le rôle principal. C’est le rôle-titre, en fait. Ça fait que c’est beaucoup de travail à porter. À travers de ça, c’est d’essayer de garder une espèce d’équilibre de santé mentale et un équilibre physique ainsi qu’une santé physique pour être capable de porter ce spectacle-là à plusieurs reprises.
Comment te sens-tu de savoir qu’on va présenter l’histoire générale autour d’Evangéline et non seulement orientée vers elle?
C’est certain que l’on va beaucoup parler de Beausoleil (Raphaël Butler). C’est un personnage qui a existé dans la vie. Il est vraiment comme un héros acadien. Il a réussi à soulever plein d’Acadiens, il les a emportés en Louisiane. Il s’est vraiment battu beaucoup pour le sort des Acadiens. C’est vraiment chouette que les gens auront l’opportunité de connaître ce personnage qui existe réellement et qui est super important.
En fait, on raconte l’histoire que plusieurs Acadiens ont vécue à travers certains personnages; comme celui du père. Il y a la figure de ce qui est la religion. Les Acadiens, c’est un peuple très pieux qui n’avait plus le droit d’exercer leur religion. Donc, il y a ce père-là qui représente toute l’importance que la religion catholique représentait pour les Acadiens. Bref, je pense que c’est vraiment chouette que le public puisse s’immerger encore plus dans cette histoire.
Olivier Dion (Gabriel)
Comment te sens-tu en ce moment de rejoindre une comédie musicale qui parle encore d’amour (rires)?
Je me sens très bien, je suis très content de prendre part à ce spectacle-là. Oui, il y a un petit peu d’amour dans ce spectacle-là, mais il y a surtout un amour déchiré, un amour brisé par une histoire qui est réellement arrivée dans les années 1700, alors que les Acadiens ont été déchirés et ont été enlevés de leur terre. Donc, ce n’est pas un spectacle comme les autres, parce que c’est un spectacle qui a des faits réels, des faits historiques. On peut aussi apprendre à travers ce spectacle-là. Et on pourra vivre, bien sûr, un amour poignant, passionnel et déchiré. En même temps, on pourra aussi comprendre l’ampleur de la déportation des Acadiens.
Est-ce que tu as l’impression de totalement te renouveler comme c’est une création originale (bien que ce soit comme une légende)?
La légende est connue, mais on va l’amener d’une façon différente, clairement. Je pense qu’il ne faut pas s’attendre à un spectacle qui sera fleur bleue. Je pense que je vais me renouveler et me redécouvrir parce que c’est un personnage qui est très différent des autres que j’ai joués. Dans ce personnage, il y a un côté sombre qui va ressortir quand même. C’est un personnage qui va passer à travers toutes sortes d’amalgames d’émotions à travers l’histoire.
Parle-moi du processus d’audition …
C’était inattendu. Ce n’était pas prévu que je fasse l’audition du tout. C’est arrivé par hasard. J’ai croisé Anne Vivien, la productrice chez Musicor, en studio. Je travaillais sur mon projet, et elle travaillait sur un autre. Elle m’a dit « J’ai vu que tu faisais Don Juan. Je pensais que tu ne voulais plus faire de comédie musicale. Et là, je travaille sur un projet en ce moment qui s’appelle Evangéline, je pense que tu ferais vraiment un bon Gabriel, et on se cherche un Gabriel depuis longtemps.» Je suis resté ouvert à sa proposition.
J’étais à l’aube de faire Don Juan et je travaillais sur mes autres affaires. Alors, je ne savais pas si j’étais prêt à me rembarquer tout de suite dans un projet de comédie musicale. Comme je suis curieux, je suis allé faire l’audition et j’ai rencontré Jean-Jacques Pillet, le metteur en scène et directeur de création, et il m’a parlé du show. Il m’a vraiment charmé dans sa façon, dans son approche, comment il m’a raconté l’histoire, comment il voulait justement qu’on soit fidèle à ce qui s’est passé réellement. On intègre la légende dans les faits historiques, ça m’a charmé tout de suite.



On peut sentir que c’est une façon de présenter un peu l’histoire de l’Acadie au Québec.
C’est une histoire qui nous appartient, en quelque sorte, qui n’est pas très loin de nous. Les Acadiens, c’étaient des francophones qui sont arrivés de France pour aller s’installer en Acadie. Les Anglais les ont conquis. La France les a un petit peu abandonnés. Mais ils faisaient partie de nous avant.
Quel sera ton plus grand défi, selon toi?
Ça va être d’incarner Gabriel dans toute la profondeur qu’il est, de ressentir, d’arriver à partager aux gens et de refléter ce qui s’est passé à ce moment-là, et comment les Acadiens ont pu se sentir.
Qu’est-ce qui te charme le plus de tout ça?
C’est le fait que ce soit une création originale. Tout est à faire, tout est à écrire, tout est à créer. Donc, c’est intéressant.
Matthieu Lévesque (Baptiste)
D’une lignée bourgeoise, Baptiste use de pouvoir pour être respecté, sans pour autant en avoir la légitimité. Une santé vacillante et un cœur en quête d’amour, il souffrira du rejet d’Evangéline. C’est un Tartuffe, un Valmont habité par la jalousie et l’hypocrisie, par la méchanceté et la vengeance. Il trahira son peuple le plongeant dans le gouffre de la déportation.



Océane Kitura Bohémier-Tootoo (Hanoah)
Comment te sens-tu de faire partie de cette belle aventure?
Je me sens super reconnaissante, choyée. C’est un projet d’envergure. Alors, c’est quand même une grande chance de pouvoir faire partie de ce projet-là.
Qu’est-ce que tu aimes le plus de cette histoire-là?
J’ai toujours chanté la fameuse chanson classique Évangéline depuis que je suis toute petite, mais je sais qu’on s’en va dans quelque chose de plus profond et historique, avec un côté fantastique. Alors, je pense que c’est une histoire qui est très intéressante et j’ai hâte d’aider à la raconter.
Présente-moi ton personnage.
Mon personnage s’appelle Hanoah, c’est une femme Mi’kmaq. Je ne viens pas de cette communauté. Alors, je vais essayer de l’interpréter avec le plus de justesse et de respect le plus possible en faisant mes études. C’est la meilleure amie d’Evangéline, et Gabriel est son ami d’enfance. Je pense qu’elle vient vraiment les aider dans leur histoire d’amour et faire en sorte qu’ils se retrouvent.



Quel sera ton défi, selon toi ?
C’est mon premier gros projet comme ça en comédie musicale. Je pense que mon plus grand défi, ça va être vraiment de faire justice à la culture Mi’kmaq. On travaille avec un artiste Mi’kmaq (Quentin Condo). Je vais vraiment travailler avec lui, puis faire des recherches, puis juste de le faire humblement, de représenter ce personnage-là.
Et toi, quelle était ta communauté?
Moi, je viens d’Iqaluit. Alors, je suis mixte. Je suis Inuk et Québécoise.
Comme on t’a vu à l’écran (Le temps d’un été, À cœur battant) et que tu as étudié en théâtre musical, est-ce que tu sens que la comédie musicale rejoint ton côté musical et d’acting ?
J’aime faire un peu de tout. Dans ce spectacle musical, je pense que je peux replonger dans mes sources, dans mes études. C’est un grand privilège, oui.
Quelle est ta grande fierté jusqu’ici?
De juste pouvoir participer. De pouvoir être aux côtés de grands artistes comme ça. Je me sens vraiment fière et je suis contente d’être ici. Génial, merci beaucoup.
Noémie Durand (Jeanne)
Comment te sens-tu de faire partie de ta première comédie musicale d’envergure ?
Je me sens complètement excitée et honorée qu’on me donne ma chance sur un projet comme celui-là. Dès la première audition, j’ai senti que cette pièce était portée par des gens passionnés, des gens qui avaient une envie de partager cette histoire remplie d’amour et d’humanité. Alors j’ai voulu faire partie de cette distribution, prendre part à ce projet de cœur, à cette création québécoise d’envergure. J’ai le sentiment que je vais apprendre beaucoup, et que je vais m’amuser comme une folle.
Présente-moi ton personnage.
J’interprèterai le rôle de Jeanne dans cette pièce. Jeanne fait partie des Acadiens qui vont se battre, aux côtés d’Evangéline et de Gabriel entre autres, pour tenter de défendre l’Acadie. Jeanne perd beaucoup dans cette bataille. Tellement qu’elle en deviendra amère, elle en voudra à Gabriel d’avoir tout perdu. On parle beaucoup des amants légendaires, mais plusieurs ont vécu cette déportation. Jeanne représente un peu les autres femmes qui, comme Evangéline, ont perdu énormément.


Tu seras swing pour le personnage de Evangéline. Comment est-ce que tu te sens d’avoir cette chance d’interpréter le personnage vedette du spectacle musical ?
Ce sera un beau défi d’apprentissage, car en plus de ma partition, je devrai maîtriser la partition du lead et la rendre le moment venu. Je me sens vraiment choyée qu’on me confie ce rôle et qu’on me fasse confiance que je livrerai la marchandise. J’ai deux beaux rôles à travailler, donc deux fois plus de plaisir!
Sur la photo de droite : Avec Guillaume Rodrigue (François).
Nathalie Simard (Sœur Marguerite)
Mère supérieure rebelle, elle osera confronter l’autorité ecclésiastique sur des sujets tels que la liberté de pensée et d’actions, faisant référence aux convictions mêmes d’un être humain. Elle est un pilier pour Evangéline et croit que sa foi ne doit pas l’empêcher de poursuivre sa quête pour retrouver Gabriel, en dépit de l’opinion du Père Félix qui souhaite qu’Evangéline prenne le voile.

Raphaël Butler (Beausoleil)
Révolutionnaire charismatique, il s’engage à travailler à la libération de son peuple et sa loyauté en fait un homme de confiance. Explosif à ses moments, il sait mesurer ses propos et actions pour le bien d’autrui et sait quand baisser les armes. Il est respecté pour son intégrité auprès des Mi’Kmaqs; il parle leur langue. Recherché par les autorités, il échappe à la déportation, mais se rendra quelques années plus tard.



Distribution complète
Avec également Laurent Lucas, Dominique Côté, Frayne McCarthy et Éloi Archambaudoin. Membres de l’Ensemble : Cyndie Forget-Gravel, Lauri-Ann Lauzon Richer, Yelda Del Carmen Leyva Espinosa, Merryn Kritzinger, Roxane Duchesne-Roy, Danny Amaral De Matos, Evelynn Yan, Zachary Bastille et Jake Poloz.
Photos d’une prestation













Autres photos











La tournée
EVANGÉLINE | LE SPECTACLE MUSICAL
La plus grande histoire d’amour d’Amérique du Nord. Les billets pour l’ensemble des représentations seront mis en vente ce vendredi 14 mars, 10 h, au evangelinemusical.ca et gestev.com.
MONTRÉAL
Jeudi 5 février 2026 | Salle Wilfrid-Pelletier – 20 h – PREMIÈRE MÉDIATIQUE
Vendredi 6 février 2026 | Salle Wilfrid-Pelletier – 20 h
Samedi 7 février 2026 | Salle Wilfrid-Pelletier – 15 h et 20 h
Dimanche 8 février 2026 | Salle Wilfrid-Pelletier – 15 h
QUÉBEC
Vendredi 13 mars 2026 | Grand Théâtre de Québec – 20 h – PREMIÈRE MÉDIATIQUE
Samedi 14 mars 2026 | Grand Théâtre de Québec – 15 h et 20 h
Dimanche 15 mars 2026 | Grand Théâtre de Québec – 15 h
MONCTON
Vendredi 24 juillet 2026 | Centre Avenir – 20 h – PREMIÈRE MÉDIATIQUE
Samedi 25 juillet 2026 | Centre Avenir – 20 h

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
