Le 11 juin, les finissant·e·s de l’École nationale de la chanson de Granby ont présenté leurs chansons au Théâtre Petit-Champlain à Québec. Pendant la soirée, chaque artiste nous a fait entrer dans leur univers, en explorant des genres et des histoires variés. Deux jours plus tard, la cohorte a conclu sa petite tournée devant un public curieux aux Francos de Montréal.
Les spectacles de fin d’année, comme ceux des années précédentes, étaient basés sur la collaboration. Ça veut dire que pour accompagner chaque chanteur et chanteuse, les autres finissant·e·s ont alterné entre les chœurs et parfois l’instrumentation. Maxine Piché, par exemple, a ajouté une touche de violoncelle à plusieurs chansons. Pour la sienne, intitulée Quand le vent creuse mon corps et chargée de drame et de mélancolie, elle a commencé au violoncelle puis a fini au clavier. Maxine, comme expliquait une finissante dans l’introduction, est le genre de personne qui dit qu’elle ne joue pas de la guitare mais qui peut quand même écrire une chanson à la guitare en dix minutes. Autrement dit, elle est douée en musique!
Maxine Piché










En ce qui concerne les styles abordés par les artistes, plusieurs chansons ont mis l’accent sur le côté rassembleur. Alex Féret s’est inspiré de ses origines gaspésiennes. Alors que beaucoup de musiciens trouvent leur inspiration dans le paysage maritime et la nature apaisante, Alex voulait mettre en lumière l’exploitation des Gaspésiens « par des grosses compagnies de pêche anglaises ». Une femme dans la salle a comparé la vibe aux Cowboys Fringants, une comparaison qui se ressent dans l’énergie et dans ses influences trad.
Alex Féret










La finissante qui a présenté Laurent G a décrit ses chansons comme un rayon de soleil. En effet, sa chanson Le pays des humains était tout à fait à l’image de cette description, avec un climax instrumental et harmonieux rappelant celui d’Un musicien parmi tant d’autres. La soirée s’est terminée avec une bonne dose de rock et de fortes émotions. Long Couteau avait l’air assez réservé pendant le spectacle, mais sa chanson TROP GRAND était une explosion d’émotions et d’angst, comme un adolescent perdu qui trouve enfin sa voix. Vers la fin, tous les artistes se sont rassemblés sur scène pour crier et danser ensemble.
Laurent G










Long Couteau










Il y a des artistes qui ont présenté un univers pop, comme l’ambiance scintillante de Lauréanne Roy et l’électro de Judith de Bellefeuille, tandis que d’autres se distinguaient par leur douceur, comme dans la chanson et la personnalité de Berthe.
Lauréanne Roy









Judith de Bellefeuille










Berthe










Beaucoup de chansons portaient sur la réflexion. Celle de Maïly Hudon parlait de transition et du début d’un nouveau chapitre. Même si des changements dans la vie peuvent être difficiles, on peut apprendre et s’épanouir dans la nouveauté. Coraly Chan a expliqué qu’elle écrivait toujours sur ses peines d’amour, mais qu’à un moment donné est devenue tannée du sujet. Elle voulait donc transformer la négativité en quelque chose de libérateur, illustré par sa chanson Touch My Body. En plus des chansons individuelles, il y en avait une, intitulée Ne m’oublie pas, qui avait été écrite et interprétée en groupe. Celle-ci a laissé plusieurs finissantes très émues, certaines même en larmes, comme si leur aventure à l’école se terminait officiellement.
Maïly Hudon










Coraly Chan










En somme, on a eu un aperçu des styles individuels de toute la cohorte, et il sera intéressant de voir ce que ces artistes feront dans l’avenir!
Kate Classen










Amélia Macdonald










Les finissant·e·s de l’École nationale de la chanson cette année: Kate Classen, Coraly Chan, Judith de Bellefeuille, Jean-Philippe de Lacaze (Long Couteau), Alex Féret, Laurent Galipeau-Théreaux (Laurent G), Maïly Hudon, Amélia Macdonald, Alexandre Mondor, Milo Pichardo Benedicto, Maxine Piché, Lauréanne Roy, Berthe Trudelle (Bethe).
Photos prises aux Francos de Montréal.
Alexandre Mondor










Milo Pichardo Benedicto











Frankie Rose | Journaliste
Frankie est originaire d’Angleterre et vit maintenant à Québec. Elle est francophone dans l’âme et aime découvrir et promouvoir la langue. En ce qui concerne la musique, elle aime les chansons qui racontent les histoires, que ce soit dans les paroles ou le lien personnel que la musique peut créer.

Frédéric Lebeuf | Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
