DRACULA
Dracula, une comédie des horreurs, présentée en première montréalaise le 25 septembre à la TOHU, transforme le célèbre vampire en créature aussi flamboyante qu’hilarante. Pour la toute première fois en français, cette pièce de théâtre audacieuse et drôle revisite le mythe du vampire, à travers une mise en scène immersive où l’horreur gothique flirte avec l’humour noir.
Avec Dracula, une comédie des horreurs, on assiste à une fête gothique complètement déjantée. Cette comédie d’horreur, dont la mise en scène est signée par Hugo Bélanger, revisite le célèbre mythe vampirique à la sauce burlesque, théâtrale et franchement éclatée. Oubliez les atmosphères sombres et feutrées : ici, place à l’extravagance visuelle, aux jeux de mots mordants et à une bonne dose d’humour noir.
L’histoire suit les grandes lignes du roman de Bram Stoker… à un détail près : tout est passé au filtre de la comédie. Le comte Dracula quitte la Transylvanie pour s’installer à Londres, où il sème la terreur — et la confusion — en s’attaquant à de jeunes victimes. Mais au lieu de héros valeureux et de suspense haletant, on assiste à une série de quiproquos absurdes, de transformations grotesques et de confrontations hilarantes.
Hugo Bélanger, fidèle à son style baroque et imagé, transforme le plateau en un véritable théâtre de l’excès. Décors spectaculaires, éclairages stylisés, effets spéciaux sanglants — tout est mis en œuvre pour créer un univers gothique et délirant, entre film d’horreur et cabaret décadent. Il orchestre le tout avec une belle maîtrise du rythme et de l’espace, même si quelques scènes auraient gagné à être écourtées.





Une distribution de haut calibre
Dans le rôle-titre, Éric Robidoux incarne un Dracula flamboyant, sexy et délicieusement théâtral. Il joue autant avec le texte qu’avec le public, incarnant un vampire plus diva que monstre, toujours sur le fil entre comédie et séduction. Son charisme est incroyable sur scène!
Autour de lui, François-Simon Poirier, Marie-Pier Labrecque, Milène Leclerc et Marc St-Martin brillent dans des rôles multiples. Leur polyvalence et leur énergie contribuent à maintenir l’élan du spectacle, malgré quelques moments de confusion.





Adaptation québécoise
Présenté à New York et à Londres, ce spectacle « Off-Broadway » signé Gordon Greenberg et Steve Rosen a été entièrement adapté pour le Québec. Et contrairement à certains spectacles de Broadway où chaque détail doit être respecté, les producteurs d’ici ont eu carte blanche.
Ce qui fait que le texte, adapté par Maryse Warda, regorge de jeux de mots, de références québécoises et de clins d’œil à la culture populaire. On rit, on sursaute et surtout, on se laisse surprendre.
Dracula, une comédie des horreurs est une relecture joyeusement déjantée d’un classique, aussi délirante que théâtrale. Un spectacle qui amuse, qui ose et qui séduit — sans jamais se prendre trop au sérieux.
La pièce Dracula, une comédie des horreurs est présentée à la TOHU de Montréal jusqu’au 1er novembre. Elle prendra ensuite l’affiche du Capitole de Québec à compter du 29 janvier. À noter : le spectacle est destiné aux 12 ans et plus. Billets : https://tohu.ca



Dracula, une comédie des horreurs
- Textes : Gordon Greenberg et Steven Rosen
- Mise en scène : Hugo Bélanger
- Productions : Bon jusqu’à la dernière goutte
- Dans le rôle du comte Dracula : Éric Robidoux
- Avec Marc St-Martin, Marie-Pier Labrecque, François-Simon Poirier, Milène Leclerc
- Traduction : Maryse Warda

Josée Laberge | Journaliste
Passionnée de musique depuis son jeune âge et ayant une formation de pianiste, Josée a des goûts musicaux très éclectiques. Dévorant la culture sous toutes ses formes, elle adore assister à des spectacles ou événements de tous genres, afin de partager sa passion pour la richesse de la culture québécoise et de ses nombreux artistes talentueux.

Photos : Courtoisie
Crédit Photos : Paul Ducharme
