Alors que la première de journée des compétitions se déroulait sur la scène intérieure de la Salle J. – Antonio Thompson, plusieurs spectacles et activités extérieures ont charmé le public.
Lorsqu’il s’agit d’un festival de danse, cela implique également une dimension compétitive. Le 10 juin dernier, les différentes écoles de danse ont pu présenter leurs numéros de compétitions devant le panel de juges composé de Sandi Croft, Cathryn Croft, Jason Franco, Vanessa Gagnon, Laurie-Ann Matthews, Giulia Tripoli et Vanessa Zullo (qui constitue également le panel de jury pour l’ensemble des compétitions du festival).
Ce sont les catégories de style libre, de jazz, de vitrine 1 et de vitrine 2 qui ont chauffé les planches pour cette journée.
Plusieurs classes de maîtres avaient également lieu durant la journée où les danseurs ont pu apprendre différentes chorégraphies de différents styles. Très souvent, les classes de maître demandent beaucoup de concentration, de précision et d’effort physique. Pour les danseurs et les danseuses, ces moments sont précieux, mais leur font vivre des émotions telles que le dépassement de soi et la fierté. En plus de leur permettre de rencontrer leurs idoles.





ACTIVITÉS ET SPECTACLES EXTÉRIEURS
Accrorap
Cette pièce chorégraphiée et imaginée par Kader Attou propose une vision du monde qui fusionne les influences et décloisonne les genres. Ce numéro en crescendo nous tient en haleine du début à la fin et dure 35 minutes. Pour ma part, j’ai été heureuse de rencontrer cet environnement fascinant où le chorégraphe et les artistes d’Accrorap parviennent à transformer le hip-hop que l’on connaît.
Battle
Les spectateurs ont eu la chance d’admirer des danseurs de chez nous et des danseurs internationaux à s’opposer lors de duels de danse, de différents styles, par exemple, le krump, le break dance, le locking, le popping, le hip-hop, etc. L’activité était animée par 7Starr et cette activité était affiliée avec l’espace 100lux de Montréal, qui avait sa place pour la deuxième année de suite. Cet organisme vise à soutenir la danse urbaine.
Or, contrairement à ce que certaines croyances populaires avancent, les battles ne sont pas réalisés dans un esprit agressif ou de violence. En fait, il s’agit d’une pratique courante qui permet aux artistes de peaufiner leur mouvement, leur interprétation, leur personnalité ou encore leur prestance. C’est donc une manière d’échanger culturellement et d’apprendre afin de perfectionner leur art.
Un «battle» improvisé entre un Parisien et une Constantine a permis de comprendre l’essence même de ce genre de pratique au sein de cet art : l’évolution.
LE GALA
Le spectacle du gala du festival était éblouissant. L’enchaînement des numéros de différents styles en a mis plein la vue aux spectateurs de la salle. Du contemporain, au hip-hop, à la claquette, au rock, au Waacking, etc. Ce fut très attrayant. C’est un moment stimulant et encourageant pour la relève qui regarde un spectacle d’aussi haute qualité.
À noter que l’auteur-compositeur-interprète Elliot Maginot interprétait sa chanson Parmi les autres en compagnie d’une violoncelliste, lors du numéro de Alex et Alex. Un moment profond et touchant, organisé en collaboration avec le FESTIVOIX.
Le spectacle comptait Accroprap, Alex et Alex, Denys et Antonina, DM Nation, Elliot Maginot, RB Dance Company, Pockemon Crew ainsi que Teatro San Carlo.
DansEncore c’est plus, toujours plus !

Sandra Sigouin Sansoucy | Journaliste
Sandra est passionnée par la culture et les arts de la scène. Entre autres, elle aime la danse, la musique latine et la musique québécoise. Sa curiosité la transporte dans sa mission de journaliste, qui pour elle a pour signification de partager la culture au plus grand nombre de personnes.
Crédit photo : Sandra Sigouin Sansoucy
