Samedi soir 10 juin, alors que le centre-ville vibre au rythme des Francos de Montréal, le Théâtre Beanfield est l’hôte d’un des groupes fétiches du rock anglophone canadien, April Wine.
L’ancien Corona affiche complet pour accueillir la formation d’Halifax. Toutefois, aucun membre original du groupe fondé en 1969 n’est présent sur scène. Le guitariste/chanteur Brian Greenway, arrivé en 1977, fait maintenant office de vétéran du band à la suite du départ de son membre fondateur, Myles Goodwyn, plus tôt cette année. Ce dernier est remplacé au chant par la recrue d’Ottawa, Marc Parent, qui a vite fait d’annoncer à la foule que ce qui réunit les gens présents, ce sont les chansons et on peut dire qu’elles furent jouées dans ce spectacle qui faisait presque office de greatest hits.








Du plaisir nostalgique
Quatre musiciens, des guitares Les Paul et des amplis Marshall, c’est tout le décor dont on a besoin. You Could Have Been A Lady fait danser et chanter les rockeurs(euses) présents. Weeping Widow et Crash and Burn réveillent les fans de hard rock. La prestation est solide, bien qu’elle manque de charisme, évoquant plutôt un groupe nostalgique de casino que des survivants de la scène rock des années 70-80. Pour pousser la note des concerts hommages, les solos de basse et de batterie d’usage sont au programme de la soirée. Le batteur Roy Nichols, excellent cela dit, reprend même une partie du mythique solo de batterie de John Bonham de Led Zeppelin. Toutefois, ça serait erroné de dire que ce n’est pas ce qu’on attendait de ce genre de spectacle et on y prend quand même plaisir.








CHOM FM, le musical
Quiconque ayant syntonisé le 97,7 a déjà entendu un des succès du groupe et les amateurs présents apprécient entendre en personne les Say Hello, I Like To Rock, Rock N Roll Is A Vicious Game et Tonight is A Wonderful Time To Fall In Love. Au bout d’une heure trente de musique, le riff de Sign Of A Gypsy Queen annonce que la soirée touche bientôt à sa fin. Verdict, efficace, mais tranquille, du rock de vieux motard, mais sans le cuir.










Alexandre Brosseau Camara | Journaliste
Contrairement aux enfants de son âge qui collectionnaient les billes et les Pogs, Alexandre possédait des boites complètes de TV Hebdo. Mordu de cinéma, d’humour et de musique, il tomba dans la culture rock’n’roll à l’adolescence en même temps que l’acné loua un bail sur son visage. Fier millénial qui a vu en show tous les groupes préférés des baby-boomers, il n’oublie pas que son premier spectacle fut les Backstreet Boys avec sa famille.

