Avec le succès toujours aussi grandissant de Révolution, on peut affirmer fortement que la danse a le vent dans les voiles au Québec en ce moment. Dès le 19 septembre, une série de fiction, inspirée du phénomène télévisuel, verra le jour. Les six épisodes de 30 minutes de Danse! se déroulent au cœur du milieu de la danse au Québec.
Voici des entrevues réalisées avec les acteurs et actrices Jeremyah Mogni, PETiTOM, Lauri-Ann Lauzon, Bianca Gervais, Maxime Le Flaguais et Mel Charlot ainsi que l’autrice Sarah-Maude Beauchesne lors du junket de cette nouvelle production originale qui sera disponible sur Club illico.
Distribution
Jeremyah Mogni (Marco Fagna)
Présente-moi ton personnage…
Je vais te le présenter en trois mots : Résilient, instinctif et émotionnellement complexe. C’est un jeune danseur de musique hip-hop. Il a cette envie de vivre de cette passion qui est la danse. Tout au long de son processus, il va devoir faire face à de nombreuses tribulations. C’est à travers de ses tribulations au pied du mur qu’on va voir qui est le vrai Marco.


PETiTOM (Clément Coulombe) & Mel Charlot (dans son propre rôle)
Présentez-moi vos personnages…
PETiTOM : Je joue Clément. C’est un mec qui est pris dans un triangle amoureux. Il se défoule à travers la danse. Il a du mal à gérer ses émotions. C’est pour ça que je pense que la danse lui fait bien, c’est parce qu’il peut s’évader là-dedans. Il est de tempérament jaloux, malgré lui. Il est amoureux de Kiki (Vanessa Boudrias), et elle est un peu instable au niveau de ses émotions avec Marco (Jeremyah Mogni) et Clément.
Mel : Je joue Mel Charlot. C’est drôle parce que je n’avais pas commencé mon rôle à Révolution encore. Quand je suis rentrée, c’était plus d’une bienveillance. Comme je le fais dans une compétition et des conférences, je vais les pousser et les encourager d’être le meilleur d’eux-mêmes. Il y a des petits moments et des petits caméos, mais c’est vraiment à propos des jeunes de la série. Je suis vraiment fier de ce qu’on voit là-dedans.
Est-ce qu’il y a des mouvements à la PETITOM ?
PETiTOM : Je pense qu’on a eu du plaisir à mettre notre ADN dans nos personnages. Par contre, les mouvements de Clément vont être provoqués d’une émotion que je n’utilise pas tout le temps dans la danse à moi. Dans ce cas-ci, c’est la jalousie et la colère. Toutefois, il veut gagner comme tout le monde dans la série. Je mets du mien au final.


Vu que tu jouais toi-même, est-ce que tu étais guidé par ton esprit d’analyse personnel ?
C’était différent parce que c’était un texte. Quand je le lisais, je me disais : « Je vais aller trouver là-dedans ce que je vois ma passion pour la danse et ma passion pour eux – comme je les connaissais très bien avant même le tournage ». Comme je les avais déjà vus dans le milieu de la danse, je me suis dit que j’allais les encourager de cette manière-là.
PETiTOM : Mel est là depuis tellement longtemps. Elle nous engageait dans plusieurs contrats et on apprenait. Elle a cette espèce de statut de mentor pour plusieurs danseurs, dont moi.


Lauri-Ann Lauzon (Mia)
Présente-moi ton personnage…
Mia est une bonne accompagnatrice et une bonne cheerleader de Marco. Elle est vraiment là pour lui, et elle souhaite le meilleur pour son ami. Elle est funky, elle est drôle. Elle sert vraiment à élever son ami Marco.


Présente-moi son identité, ses traits de caractère…
Elle est audacieuse. Elle est extravagante dans ses looks. Elle est aussi honnête et authentique avec lui. Elle va lui dire quand elle n’est pas d’accord avec des trucs qu’il a pu faire. C’est pour ça que je crois qu’elle fait une bonne amie. Elle est sincère, audacieuse et persévérante. Elle est authentique, elle vit ses émotions pleinement.
Bianca Gervais (Emmanuelle Lavigne) & Maxime Le Flaguais (Raphaël Renault)
Présentez-moi vos personnages…
Maxime : Je suis Raphaël, je suis un juge. Je suis sévère, mais j’aime la danse et je connais bien la danse.
Bianca : S’il est le bad cop, je suis le good cop. Le Ying et le Yang, le plus et le moins. Je me compare un peu à Lydia Bouchard. C’est comme si elle avait tenu ce rôle. Rigueur, mais en même temps avec beaucoup d’empathie. Elle sait les sacrifices qu’il faut faire, elle les connaît. Elle veut les épauler, mais elle veut faire sortir le meilleur d’eux. On était un peu comme le papa et la maman sur le plateau en leur disant d’aller se reposer et leur demander s’ils avaient bien mangé. On était comme les vieux parents de ces beaux jeunes. On était bienveillant.


Est-ce que votre regard sur les performances de danse a changé depuis le tournage ?
Maxime : Je pense que oui. Quand tu regardes ça sur internet ou à la télé, les prises de vues font en sorte que c’est comme si tu ressens moins la profondeur ou le poids des corps. Quand tu les vois devant toi, c’est vraiment impressionnant de voir l’énergie que ça prend de soulever un corps et tu sens l’effort. Je trouve que c’est encore plus impressionnant en personne. Déjà que je les admirais, je les admire encore beaucoup plus maintenant.


Bianca : Si je m’achète un billet pour aller voir un show de danse, les danseurs feront la prestation une fois cette soirée-là. Tandis que là, il y avait plusieurs prises. Nos amis le faisaient 15-20 fois. On les a vus se fatiguer, se blesser à l’épaule, se blesser aux genoux et se mettre des compresses. On a vu tout le côté relation au corps et le côté moins glamour de la danse, soit l’effort derrière et l’humanité.
Vanessa Boudrias (Kiki Madiou)


Xavier Malo (Rémi St-Pierre)


Michael Deschamps (Charles Desmarais)


Équipe technique
Sarah-Maude Beauchesne (autrice)
Présente-moi le concept de la série …
C’était vraiment de prendre toutes les émotions qu’on ressentait en écoutant Révolution, le raconter dans une histoire de fiction et laisser ses émotions prendre vie. Ce qu’on aime vraiment de Révolution, c’est qu’au-delà des mouvements et des chorégraphies, on a Des récits humains. C’est ce qu’on voulait faire avec Danse! C’est l’histoire de Marco qui a une situation familiale difficile. Il utilise la grande compétition de danse FLOW pour essayer de régler tout ce qui se passe de mal dans sa vie. C’est vraiment une histoire de résilience et d’amour (sous toutes ses formes – père/fils, romantique et entre deux partenaires de danse).
Comme tu n’es pas une danseuse professionnelle, comment ça s’est passé l’expérience d’écriture ?
Je ne suis pas une danseuse professionnelle, mais j’ai dansé toute mon adolescence. J’ai passé énormément de temps dans des studios de danse, sur des scènes et dans des loges. J’ai vraiment grandi dans ce milieu. J’ai toujours eu une grande curiosité pour la danse. Je n’avais pas vraiment de recherches à faire au niveau de l’environnement de la danse. Ce qui était intéressant, c’était de m’intéresser à la vie intime des danseurs.


En plus de vouloir plaire au public de Révolution, c’est sûr que vous tentez de rejoindre le public qui aime la fiction …
Absolument. On a voulu raconter une histoire qui ratisse large parce que la danse c’est vivre des émotions. Je pense que tout le monde en vit. Je pense que ça peut toucher autant des gens qui trippent déjà sur la danse que des gens qui veulent être curieux d’en savoir plus sur la réalité des danseurs, mais aussi de s’en rendre compte que d’être danseur, c’est être un humain.
Quel personnage te ressemble le plus ?
Je dirais Kiki. À chaque fois que j’écris des personnages féminins, j’essaie de leur donner un petit kick, de les rendre assumées et pleines d’ambitions. Je pense que Kiki, elle a ça. Kiki a un but, elle va l’honorer et elle va tout faire pour l’atteindre, tout en étant très bienveillante autour d’elle. C’est une qualité que j’aime bien chez les femmes. Ce personnage m’a beaucoup inspiré. J’avais envie de la faire briller très fort.
Team White (chorégraphe)



Marc-André Grondin (co-producteur)



Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
