Date de sortie : 15 septembre 2023 | Genre musical : Pop
Les membres de Thirty Seconds to Mars sont de retour, cinq ans après le départ du guitariste Tomo Miličević. Leur précédent album, America, paru de manière controversée et plutôt fade, montrait clairement leur volonté d’abandonner le rock alternatif mordant pour embrasser la pop synthétique, pour le dire simplement.
Aujourd’hui, les frères Leto (Jared et Shannon) nous présentent leur sixième album. Ils poursuivent leur exploration musicale en s’éloignant encore davantage des sonorités alternatives du passé.
Voici It’s The End Of The World But It’s A Beautiful Day, un album composé de dix morceaux, mélangeant des hymnes électros art pop avec des influences de hip-hop, de glam-pop, de new wave et de dance.
Cet album est le fruit d’une collaboration avec une longue liste de producteurs marquant [selon les dires des frères Leto] une nouvelle ère pour le groupe.
Les frères Leto explorent des thèmes liés à l’expérience humaine en abordant à la fois ses aspects sombres et lumineux. Ils cherchent la beauté dans les épreuves qui jalonnent notre chemin, évoquent la fragilité de la vie, célèbrent l’art du design de la mode, rendent hommage aux photographes et nous rappellent de garder la tête haute même dans les périodes sombres.
Les textes sont bien écrits, et les images qu’ils créent sont saisissantes. Cependant, en ce qui concerne la direction musicale, des questions se posent. Pourquoi Jared Leto, avec la voix surprenante qu’il possède, doit-il à tout prix utiliser l’autotune et synthétiser l’émotion dès les premières notes de ce sixième album ?
Non seulement nous sommes loin de l’esprit des albums puissants tels que A Beautiful Lie (2005), This Is War (2009) et Love, Lust, Faith + Dreams (2013), mais j’ai même l’impression que ce projet est redéfini comme un effort solo non assumé.
Cette nouvelle direction musicale peut dérouter les fans de longue date du groupe, et on peut se demander si Thirty Seconds to Mars n’aurait pas dû explorer ces sonorités en dehors de leur projet principal. Cependant, l’album offre tout de même des moments inspirants, bien que cela ne soit pas suffisant pour dire que l’écoute de cet album marquera mon imaginaire.
La seule chose qui me marque, en toute honnêteté, c’est l’égo démesuré de Jared Leto qui dégouline dans ses chansons, lesquelles sonnent comme n’importe quoi. On pourrait les comparer à un mélange de wannabe Imagine Dragons, The Weeknd, Post Malone et Coldplay. Il semble que Thirty Seconds to Mars ait vendu son âme, mais j’aimerais bien savoir à quel prix et surtout à qui ?
Chanson favorite
- Stuck
… et c’est tout !
