Plongez dans un voyage musical captivant à travers les époques et les styles du country avec COWBOYS – De Willie à Dolly, le tout nouveau spectacle signé Québec Issime. Portée par une distribution étoilée réunissant Krystel Mongeau, Dominique Godin, Philippe Berghella, Yanick Lanthier ainsi que les sœurs Caroline et Karine Riverin, cette production rend un vibrant hommage aux légendes du genre, de Johnny Cash à Shania Twain, en passant par Willie Nelson et Patsy Cline.
Nous avons rencontré Krystel Mongeau, Philippe Berghella et Caroline Riverin la veille de la première montréalaise du 3 juillet. Voici ce qu’ils avaient à partager.
Entrevues
Krystel Mongeau
Comment te sens-tu de faire partie de ce show-là, auquel tu avais déjà participé dans le passé ?
Je suis vraiment contente d’être de retour dans ce spectacle-là. Je l’ai fait en 2017 à Sherbrooke, à la Place Nikitotek. Et d’être de retour ici, au Casino de Montréal, c’est le fun, parce que le country revient de plus en plus au Québec. Avec ce spectacle-là, on vient retrouver un peu les racines de la musique country, que ce soit ici au Québec ou aux États-Unis. Je pense qu’on vient célébrer ces racines-là dans ce show-là. On a beaucoup de plaisir, tout le monde ensemble.
Il y a une vague de new country qui déferle en ce moment. Comment te sens-tu à l’idée de présenter un spectacle de country plus traditionnel, mettant en lumière les artistes qui ont inspiré la nouvelle génération ?
Justement, j’ai grandi avec les chansons de ce spectacle-là. Que ce soit avec mes parents ou mes grands-parents, ils m’ont vraiment transmis cette influence-là country. Pour moi, on se sent en famille ici avec la gang de Québec Issime, mais je me sens encore plus en famille en chantant ces chansons-là. Parce que j’ai été bercée avec Que la lune est belle ce soir et J’ai un amour qui ne veut pas mourir… ma mère me chantait souvent ces chansons-là. Et maintenant, je les chante à ma fille aussi. C’est drôle, elle les connaît déjà. C’est encore plus spécial.
Est-ce qu’il y a une chanson que tu interprètes avec un nouveau regard, ou une que tu chantes pour la première fois et qui te touche particulièrement ?
Les chansons que je vais nommer, ce sont des chansons que j’ai déjà faites, mais qui restent vraiment spéciales pour moi. Il y a Stand By Your Man de Tammy Wynette, que j’avais chantée à La Voix — c’était ma chanson d’audition à l’aveugle. Et là, je la refais sur scène. Je ressens encore l’esprit de fébrilité que j’avais à ce moment-là, quand je marchais pour aller chanter, qu’on entendait juste mes pas… Je revis un peu cette émotion-là, mais cette fois, complètement libre sur scène.
Et puis il y a J’ai un amour qui ne peut pas mourir, que j’avais chantée avec Isabelle Boulay lors de la Saint-Jean à Laval. C’est une chanson que ma mère me chantait, que je chante maintenant à ma fille… et que ma fille chante aussi ! Il y a un petit sentiment de confort qui vient avec cette chanson-là. Je me sens bien, je me sens libre quand je la chante. Et je suis vraiment contente de pouvoir interpréter du Renée Martel dans ce spectacle. On l’avait d’ailleurs chantée dans un hommage à Renée, l’année de son décès.
Dolly Parton a récemment sorti des chansons rock’n’roll, même des duos avec Mötley Crüe et d’autres artistes. En tant qu’artiste country, comment vois-tu le fait que cette icône soit encore aussi active et qu’elle ait autant de plaisir ?
Oui, exactement — tu l’as bien nommé : elle a du plaisir, et elle l’assume. Le country, ça se marie super bien avec d’autres styles de musique. On le voit avec le new country : c’est très pop, très rock aussi. Donc je pense qu’on peut vraiment s’amuser à travers plusieurs styles, même si on est catalogués « country ».
C’est ce que j’essaie de faire moi aussi, m’amuser. Même si on dit que je fais un album country, il y a des saveurs pop, des couleurs plus rock, plus assumées. Et de voir que Dolly fait ça, elle aussi… bien, je pense qu’elle veut juste triper, et elle a bien raison. C’est parfait comme ça.



Comment vois-tu le spectacle aujourd’hui, comparé à la première fois que tu l’as fait ?
Je ne suis pas nécessairement moins stressée — c’est juste un stress différent. La première fois, c’était aussi ma première expérience avec un show de Québec Issime. Et avec eux, on est habitués à faire des changements de costumes très rapidement. Là, c’est encore ça : un show de 90 minutes qui ne s’arrête jamais. Je n’ai pas un moment pour m’asseoir, je prends à peine le temps de boire de l’eau ! En coulisses, ça va vraiment très vite. Le public ne le voit pas, mais c’est une vraie course.
La différence, c’est que maintenant, je sais plus où je m’en vais. Je me sens plus assumée. Je connais mieux le spectacle aussi. Mais le stress est toujours là — surtout celui d’être prête à temps, d’entrer sur scène bien habillée, sans avoir oublié un morceau de costume. C’est à peu près ça, mon seul stress aujourd’hui.
Pourquoi venir voir votre spectacle ?
Je pense qu’on a tous grandi avec le country d’une certaine façon. C’est un show parfait pour les vrais amateurs de country, mais aussi pour ceux qui ont le plaisir coupable d’aimer le genre. Même si on pense ne pas connaître les chansons, on se rend vite compte qu’on les connaît — et on a le goût de chanter tout le long !
Ce qui est vraiment impressionnant aussi, ce sont les changements de décors, les tableaux visuels… C’est spectaculaire. C’est plus qu’un spectacle pour les oreilles : on en prend plein les yeux aussi.
Qu’est-ce qui s’en vient pour toi cet été et à l’automne ?
Mon mois de juillet est très occupé, parce qu’en plus de Cowboys, je participe aux spectacles d’Alexandre Da Costa pour son Festival Stradivaria. J’ai pas beaucoup de temps pour souffler ! Heureusement, le mois d’août sera plus tranquille, avec quelques petites vacances ici et là. À l’automne, j’ai quelques spectacles de promotion de mon album qui s’en viennent — ce n’est pas encore annoncé officiellement, mais ça s’en vient tranquillement.
Philippe Berghella
Comment te sens-tu de faire partie de ce show-là, auquel tu avais déjà participé dans le passé ?
C’est un show que j’adore faire. Je suis vraiment content qu’il arrive enfin à Montréal, parce que je me souviens de la dernière représentation qu’on avait donnée à Sherbrooke : ça avait tellement bien été, je me disais qu’il fallait absolument amener ce show-là ailleurs. Et là, ça a pris huit ans… Mais on y est ! On est vraiment contents d’être ici, au Casino de Montréal, pour enfin le présenter. Moi, je suis super heureux de retrouver la gang. En plus, c’est presque toute la même équipe qu’à l’époque. Donc, on retrouve notre petite famille. C’est très nostalgique. Il y a déjà plein de beaux souvenirs qui remontent.
Il y a une vague de new country qui déferle en ce moment. Comment te sens-tu à l’idée de présenter un spectacle de country plus traditionnel, mettant en lumière les artistes qui ont inspiré la nouvelle génération ?
Je trouve ça super que le monde s’ouvre au country. Quand j’ai joint Cowboys avec Québec Issime en 2015 ou 2016, je ne connaissais pas vraiment ce style-là. À l’époque, je faisais surtout du folk. Ce spectacle-là m’a initié à plein d’artistes country que je ne connaissais pas du tout. Et c’est ça qui est beau avec ce show : il donne une base, un aperçu de comment le country a commencé, d’où il vient, des chansons marquantes — même celles qui ont été traduites en français. C’est presque un petit cours d’histoire, mais présenté de manière super divertissante. Tu sors de là, t’as appris des choses… mais t’as eu du fun aussi.
Je pense que le spectacle tombe pile au bon moment à Montréal. Le public est plus réceptif que jamais. Bien sûr, les gens ont toujours aimé le country, mais là, on sent vraiment un engouement qui grandit. Et moi, grâce à Cowboys, je me suis ouvert encore plus au genre. Depuis deux ans, je sors même mes propres tounes country.
On peut t’identifier davantage comme un chanteur de comédie musicale romantique, notamment avec ton expérience dans Don Juan. Le public découvrira peut-être de nouvelles facettes de toi à travers ce spectacle…
Oui, et c’est une bonne chose ! C’est sûr que Don Juan, ça fait des années que je l’ai fait. On est même allés le reprendre en Chine récemment, donc ça m’a un peu replongé dedans… mais aujourd’hui, je suis rendu ailleurs dans ma vie. Le country m’a aussi amené quelque chose de nouveau dans mes chansons originales. Je pense que Cowboys représente une belle continuité dans mon parcours, ici au Québec. Ce que je fais maintenant, ça me ressemble davantage. Et peut-être que ça va justement permettre aux gens de découvrir que je fais autre chose que des comédies musicales romantiques.
Cela dit, dans Cowboys, il y a quand même des chansons sentimentales. Le country, c’est aussi ça : une façon de parler d’amour, mais autrement.



Est-ce qu’il y a une chanson que tu interprètes avec un nouveau regard, ou une que tu chantes pour la première fois et qui te touche particulièrement ?
Oui, absolument. Il y a des chansons de Kenny Rogers que j’interprète avec Caroline Riverin, qui chante le répertoire de Dolly Parton. C’est vraiment touchant de pouvoir recréer ce duo mythique — un vrai classique du country. Ce sont des moments forts pour moi sur scène.
Il y a aussi plein de chansons que j’ai découvertes grâce à ce spectacle. Don Gibson, par exemple, je ne le connaissais pas du tout. Et là, je me suis mis à plonger dans son univers. Il y a une chanson en particulier que je ne connaissais pas, qui est pourtant un gros classique — All My Ex’s Live in Texas (de George Strait). C’est une toune que j’adore maintenant chanter dans Cowboys. J’ai aussi découvert, en même temps, toute une époque du country.
C’est ça qui est magnifique avec cette musique-là : certaines chansons traversent le temps. Elles prennent même de la valeur avec les années. Dans le country, on dirait que plus ça vieillit, plus c’est bon. Et il y a aussi À ma mère (Perce les nuages) de Paul Daraîche, que j’interprète dans le spectacle. C’est un moment très émouvant. Je sais que c’est une chanson profondément aimée ici au Québec, alors j’ai une certaine pression de bien la livrer. J’espère que les gens vont pouvoir s’abandonner complètement dans ce moment-là.
Pourquoi venir voir votre spectacle ?
Parce que ça part bien l’été, premièrement ! Cowboys, c’est un show plein de fun, porté par une gang incroyable. On est six chanteurs, six musiciens sur scène, et on danse aussi notre vie là-dedans ! Il y a même un tableau spécial de danse — je me souviens que, quand on l’a fait à Sherbrooke, les gens capotaient sur ce moment-là. Ce qui revient souvent, c’est que le public repart avec des étoiles dans les yeux. C’est un spectacle qui fait du bien.
Et vous ne serez pas déçus : c’est un vrai show de haute variété, avec près de 100 chansons. Il n’y a jamais de longueurs parce que ce sont que des medleys — les bouts de chansons s’enchaînent sans arrêt, ça passe en un éclair. C’est super bien monté. Québec Issime, ça fait des années qu’ils maîtrisent l’art de faire ce genre de spectacles-là. C’est rodé au quart de tour.
Qu’est-ce qui s’en vient pour toi cet été et à l’automne ?
Je sors une nouvelle chanson ce vendredi 4 juillet, elle s’appelle Toi, ton cœur. C’est mon tout dernier single, une chanson folk québécoise qui me ressemble vraiment. Ensuite, je repars en Chine en septembre. En août, j’essaie de prendre ça plus relax, avec juste un ou deux spectacles avec mon band dans des campings. Bref, un bel été au Québec en perspective.
Caroline Riverin
Comment te sens-tu de faire partie de ce show-là, auquel tu avais déjà participé dans le passé ?
Je suis là depuis le début de cette belle grande aventure. Pour moi, c’est vraiment un trip de gang. La musique country, ça me parle beaucoup, parce que c’est ce que j’écoute tous les jours. C’est vraiment mon style musical préféré. Quand on a commencé à monter ce show-là, j’avais un très grand intérêt à en faire partie.
C’est une belle revue musicale qui apporte vraiment de la joie et du bonheur dans la vie des gens. Comme chanteurs, notre défi, c’est que les gens repartent d’ici avec un sourire, plus légers, en ayant vécu un petit moment qui a fait la différence dans leur journée. Moi, c’est vraiment ça, mon défi. Et puis, à chaque fois qu’on fait le show ici, on sort de bonne humeur, mais aussi très essoufflés, parce qu’on danse beaucoup ! C’est du gros bonheur avec cette belle gang-là.
La différence la plus significative du spectacle, selon moi, c’est que Krystel est maintenant plus connue du public après sa participation à Star Académie. Elle pourrait attirer un nouveau public, peut-être moins familier avec la musique country.
Oui, vraiment. Elle a une voix magnifique. Elle va peut-être ramener des gens qui l’ont découverte justement à Star Académie. Le country, c’est un style qui lui va parfaitement. C’est une grande chanteuse. On est habituées à être les trois sœurs, mais maintenant, Krystel fait partie de la famille. C’est la quatrième sœur ! (rires)
Vous êtes quand même habituées à être choristes pour de grands artistes.
Oui, on a la chance de voyager à travers le monde avec Lara Fabian. On se sent vraiment choyées et chanceuses de vivre ça, et de le vivre en famille aussi, c’est quelque chose d’inespéré. On accompagne aussi de grands noms comme Ginette Reno. On apprend beaucoup en les côtoyant, on observe leur rigueur et leur professionnalisme. On essaie de prendre un peu de tout ça, de l’amener à notre source et de l’intégrer dans notre quotidien.
Par curiosité, c’est quand la dernière fois que tu as fait un show avec Ginette ?
On a fait une captation pour la télévision avec Ginette à la Place des Arts il y a environ deux ans. C’était un spectacle filmé où on était dans les marches de la Place des Arts avec elle. C’était un grand bonheur. Ce moment servait à raconter un peu sa vie, avec une entrevue de Paul Arcand. C’était un tour d’horizon de sa carrière, et on était là avec elle pour ça.


Est-ce qu’il y a une chanson que tu interprètes avec un nouveau regard, ou une que tu chantes pour la première fois et qui te touche particulièrement ?
Je te dirais que je suis vraiment chanceuse : je fais Dolly Parton, je fais Shania Twain… Ce sont de grandes chansons, portées par de grandes interprètes. Ce qui me parle au-delà de tout ça, c’est que j’adore ces personnages-là, je les écoute beaucoup. Je m’imprègne d’elles — je ne les imite pas, loin de là, on n’imite personne dans ce spectacle-là, mais on les incarne. Mon défi à moi, c’est d’être à la hauteur d’une Dolly Parton et d’une Shania Twain.
Il y a une vague de new country qui déferle en ce moment. Comment te sens-tu à l’idée de présenter un spectacle de country plus traditionnel, mettant en lumière les artistes qui ont inspiré la nouvelle génération ?
Tout le monde part de quelque part. On n’a pas le choix — on se base tous sur ce qu’on a connu. Ces chansons-là, ça fait partie de notre histoire, de notre vie. Aujourd’hui, même dans le new country, il reste toujours un fond, une influence de ce qu’on a écouté et avec quoi on a grandi. C’est ça qui est beau. Le new country, c’est super le fun, mais c’est aussi important de retourner à la base pour comprendre ce que c’était réellement.
Faire un joyeux mélange entre les deux, c’est ça qui est riche. Je trouve que les artistes d’aujourd’hui sont très créatifs — comme Matt Lang, par exemple, c’est vraiment le fun ce qu’il fait. Il y a plein de nouveaux artistes en new country, mais chacun a ses influences, et je pense que ça nous nourrit tous à différents niveaux.
Pourquoi venir voir votre spectacle ?
Souvent, les gens arrivent ici en disant : « Ah, moi, la musique country, je ne connais pas ça… ce n’est pas trop mon affaire. » Et à la sortie, on les entend dire : « Finalement, j’aime ça, la musique country ! Je connais plus de chansons que je pensais. »
Pourquoi venir voir ce show-là ? Parce que ça met de la joie. L’autre fois, aux nouvelles, ils disaient : « Quand vous déménagez, mettez de la musique country, ça rend de bonne humeur » — et je suis bien d’accord ! C’est un style musical qui nous emporte, qui nous fait voyager, qui nous fait oublier les tracas du quotidien. Pourquoi venir voir Cowboys ? Juste pour se faire plaisir et avoir du gros fun pendant une bonne heure et demie avec nous autres.
Qu’est-ce qui s’en vient cet été et à l’automne pour toi ?
En plus du spectacle, j’ai ma brûlerie de café. J’ai un petit café à Sainte-Julie que je gère aussi — ça fait déjà neuf ans ! Ça me garde bien occupée. Après ça, j’ai prévu un moment pour me ressourcer, partir en voyage avec ma sœur. Ensuite, il y a Décembre qui revient, et quelques contrats ici et là. Et on se croise les doigts pour repartir avec Lara sous peu !
Photos du numéro d’ouverture






Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
