Les 5, 6 et 7 décembre prochains, Benoît McGinnis et Véronic DiCaire feront vibrer la Salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts au son des airs emblématiques du célèbre agent 007. La fusion ultime de l’espionnage et de la maîtrise orchestrale sera au cœur du spectacle Bond Symphonique porté par l’Orchestre FILMharmonique, et ses 48 musiciens, sous la direction du chef d’orchestre Francis Choinière.
Voici nos entrevues réalisées avec Benoît McGinnis et Véronic DiCaire ainsi que nos photos prises lors d’une conférence de presse médiatique présentée le 16 octobre au Piano Nobile.


Benoît McGinnis
Comment est-ce que tu te sens d’avoir la chance d’interpréter du James Bond…
Je me sens très fébrile et énervé. Quand on a fait la petite répétition pour le numéro d’aujourd’hui, je me disais que c’était pas rien ces chansons-là. Pour l’occasion, on était avec une petite formation de cordes. Mais là avec 50 musiciens, ça va être quelque chose. Je vais travailler mes chansons comme j’ai travaillé pour la présentation. C’est un nouveau défi pour moi d’interpréter ces chansons-là et d’être accompagné d’une chanteuse et d’un chef d’orchestre. Je rêvais à ça quand j’étais jeune d’être un chanteur et de chanter dans des événements. Et là, je suis sur une affiche avec Véronic, avec un vrai chef et 50 musiciens à Wilfrid-Pelletier. C’est incroyable, je suis super content.


Comment est-ce que tu perçois le public qui sera présent au spectacle ? Plusieurs personnes pourraient venir sans nécessairement connaître l’univers de James Bond …
Je ne connais pas l’œuvre. Ce n’est pas que je suis fan ou pas, je n’ai pas eu accès à ça. On dirait que je n’ai pas plongé dans cet univers. Si j’étais un spectateur, je viendrais découvrir la musique. Elle est très bien écrite et construite, et chantée par nous qui sommes connus quand même du monde. Les gens viendront nous voir chanter. En même temps, ils vont faire des découvertes musicales.
Par exemple ce matin, j’ai chanté From Russia With Love qui est sur le deuxième film de James Bond (en 1963). Je ne connaissais pas ce film (du même nom), alors je veux absolument l’écouter. Le gars qui chante ça, c’est Matt Munro. Je n’avais aucune idée de qui il était, mais c’est trippant de faire des découvertes. Je me dis que les gens qui vont venir nous entendre vont se dire qu’ils doivent revoir le film de James Bond relié à telle chanson. Souvent, la chanson thème porte le titre du film alors c’est super facile de le trouver.
C’est quand même fou de penser que vous seriez en performance trois soirs en ligne à la Salle Wilfrid-Pelletier quand il y a des artistes d’envergure qui ne viendront jamais, de leur carrière, chanter trois fois dans cette salle.
Tu as raison. C’est une grande chance ! Récemment, j’ai vu Céline Symphonique et Don Juan (à Wilfrid-Pelletier), j’ai réalisé à quel point c’est une grosse salle. Je me sens très excité. Je me prends pour un chanteur (rires) ! Le moment le plus stressant, c’est toujours avant. Un coup que cela arrive, c’est « the show must go on » !
Véronic DiCaire
Comment est-ce que tu te sens d’avoir la chance d’interpréter du James Bond…
Je me sens super bien et très privilégiée de pouvoir faire de grands classiques de la chanson de ces films-là. Les chansons de James Bond, ce sont tellement de grandes chansons. Je me sens très gâtée de pouvoir le faire.
En grandissant, est-ce que tu souhaitais performer des chansons de James Bond un jour ?
Je ne suis pas tant une fan finie comme mon beau-frère, admettons. Par contre, je regarde les James Bond. Je pense que James Bond, c’était futé comme marketing. Ils mettent le film en avant, mais il y a tout le temps la chanson et on est tout le temps curieux. Moi c’est ça que j’attendais des films de James Bond de savoir qui va chanter la fameuse chanson thème. [..] J’aime beaucoup Goldfinger (de Shirley Bassey) et Goldeneye (de Tina Turner), mais j’aurais de la misère à en choisir une préférée. J’avoue que j’aime bien retourner dans le répertoire des années 70 et 80.


Quel message aimerais-tu transmettre au public ?
On n’est pas obligé de connaître le répertoire cinématographique de James Bond. Je pense qu’on peut venir s’évader que dans la musique parce que c’est sûr que les chansons on les connaît.
Est-ce que tu as l’impression que les fans de Véronic Dicaire vont aimer ça (avec ton côté réinterprétation et imitation) ?
Oui. Je vais peut-être me permettre de faire quelques imitations. En règle générale, j’ai plus envie que ça soit ma voix. J’ai envie de me faire plaisir parce que les chansons sont tellement bonnes. Je ne pense pas que les gens, qui me connaissent en tant qu’imitatrice, seront déçus parce qu’ils connaissent ma voix. Si les gens viennent, c’est qu’il y a une curiosité au niveau d’être accompagné d’un orchestre symphonique. À mon avis, c’est ça le summum !
Francis Choinière



Photos d’une prestation exclusive















Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
