Programmation 2023-2024
Mardi le 16 août, les différents médias étaient convoqués au Centre PHI, dans le Vieux-Port de Montréal, afin d’assister au lancement de programmation des chaînes spécialisées de Bell Média. En effet, la compagnie, qui est propriétaire de Noovo, est également derrière les chaînes Canal D, Canal Vie, Investigation, RDS, Vrak et Z.
C’est Michel Lacroix, voix officielle des Canadiens de Montréal, qui a présenté l’animateur du lancement, Félix-Antoine Tremblay. Rempli d’humour et en plein contrôle de ses moyens, l’animateur de Des idées de grandeur dans ma cour a annoncé que le concept original de l’émission, soit Des idées de grandeur sera de retour dès l’automne. « Avec deux shows, c’est maintenant moi la reine de Canal Vie! » s’est-il exclamé, en riant.


La vice-présidente, développement de contenu, programmation et information de Bell Média, Suzane Landry, est venue présenter les derniers chiffres de la station. En moyenne, c’est 4,4 millions de téléspectateurs qui sont à l’écoute des chaînes spécialisées de Bell, soit une augmentation par rapport à l’an passé. RDS récolte une part de marché de 71% pour les chaînes de sport et Canal Vie, qui fête ses 25 ans cette année, est toujours la chaîne la plus regardée, dans la catégorie lifestyle, chez les femmes de 25 à 54 ans. Enfin, 6 des 10 émissions les plus écoutées sur des chaînes spécialisées, toutes concurrences confondues, sont des émissions des chaînes de Bell.
Vrak
La chaîne Vrak continuera son virage vers des séries pour les adolescents et jeunes adultes et se spécialisera dans les séries policières, médicales et judiciaires. Vrak diffusera en primeur la troisième saison de la série Transplanté, en plus d’ajouter plus de dix nouvelles émissions à leur grille horaire. Dans ces nouvelles séries, notons Easttown (Mare of Easttown en version originale) avec l’actrice Kate Winslet, et la série Yellowjackets, série américaine avec l’actrice québécoise Sophie Nélisse.
Z
C’est la directrice générale, variété, style de vie et documentaire Mélanie Bhérer qui est venue nous parler de la chaîne Z. Alliant audace et humour, la chaîne ramène l’émission Mets-y le paquet, émission de gag avec Dominic Paquet ainsi que Roast Battle. La cinquième saison de cette émission sera animée par Ève Côté et aura deux nouveaux juges permanents : Jean-François Mercier et José Gaudet. L’émission Les génies de la vitesse, animée par Marie-Lyne Joncas, sera également de retour pour une troisième saison. Rémi-Pierre Paquin et Christine Morency étaient également sur place pour nous parler de leur projet respectif. Pour en apprendre plus, rendez-vous dans la section entrevue, au bas de cet article.
Canal D
La série J’ai frôlé la mort sera de retour sur la chaîne de documentaire. Mais ce sont les séries Priez pour nous et Bêtes de film qui ont retenu l’attention des médias. Priez pour nous est une minisérie de quatre épisodes, débutant le 28 août prochain, sur la pédophilie dans le clergé. Une rencontre avec un des prêtres déviants sera même faite dans le dernier épisode de la série. Quant à Bêtes de film, la série suivra Jean Cardinal, entraîneur d’animaux dans le cinéma. L’homme de 70 ans nous accueille sur sa terre à Ste-Anne-de-la-Rochelle, en Estrie, afin de montrer les différentes étapes que passent les animaux avant de devenir des stars du grand écran.


Investigation
Spécialisée dans les émissions de style true crime, la chaîne a traduit plusieurs séries. Comme nouveauté cette année, voyez entre autres Survivre à un tueur en série, Les monstres invisibles et We hunt together.
Canal Vie
Mélissa Bédard, Marie-Josée Gauvin et Kim Rusk sont venues nous parler de leurs projets respectifs, soit Ma première maison, J’ai perdu mon bébé et Couples en survie. Cette dernière émission reprend le concept de la défunte émission Expédition extrême, en envoyant un couple travailler leur relation dans des conditions extrêmes. Au préalable, le couple sera étudié par une psychologue, qui déterminera les forces et les difficultés du couple, afin que l’équipe puisse monter une épreuve sur mesure. Réussites comme échecs sont à prévoir, selon l’animatrice. L’amour sera également au rendez-vous avec les émissions Cœurs migratoires, une émission sur les relations à longue distance, La famille est dans le pré et La famille Groulx. Enfin, l’émission Vendre ou rénover au Québec, avec Daniel Corbin et Maïka Desnoyers sera de retour pour une septième saison. Voyez les entrevues avec Mélissa Bédard, Marie-Josée Gauvin et Daniel Corbin à la fin de cet article.

RDS
Enfin, peu de changement pour la chaîne de sport, car pourquoi changer une recette gagnante. Les animateurs Olivier Brett et Andrée-Anne Barbeau nous ont tout de même guidés vers deux grands événements : la Coupe du Monde et la saison des Canadiens. Pour la Coupe du Monde, qui débutera fin novembre, au Qatar, le Canada s’est classé pour la première fois depuis 1986 ! Sans trop s’avancer, Olivier Brett y est toutefois allé d’une prédiction : le Canada passera la première ronde. Pour ce qui est du hockey, les Canadiens de Montréal débuteront leur saison avec les matchs préparatoires dès le 26 septembre et le premier match officiel le 12 octobre, contre les Maple Leafs de Toronto. Enfin, la série 25 ans d’émotions présentera un documentaire en quatre parties sur la rivalité CH – Bruins. Serge Savard, Yvon Lambert, Ken Dryden et Raymond Bourque sont quelques-uns des invités dudit documentaire.


ENTREVUES
Rémi-Pierre Paquin
Qu’est-ce que l’on va voir dans l’émission Au chalet de Rémi?
On a décidé de filmer ma vraie vie, avec mes amis, mes frères, mon père, des habitants de St-Jean-des-Piles aussi. On va s’amuser, faire des activités, mais il y a des moments où l’on s’arrête et on a de vraies conversations profondes aussi.
Tu es principalement avec tes amis. En cas de deuxième saison, aimerais-tu aussi rencontrer des gens que tu connais moins?
Je prioriserais mes amis, du monde que je connais parce qu’on a déjà de quoi créer, c’est plus facile. Ça donne des moments intimes, sans artifice. J’ai encore assez d’amis qui n’étaient pas disponibles pour faire une saison deux.
As-tu parfois oublié qu’il y avait des caméras?
Oui ! Tu sais, mon père, mes frères, le monde du village, ce ne sont pas des gens de télé. On a réussi à rendre ça naturel parce que les caméras étaient plus loin, comme en mode documentaire.
Qu’est-ce qu’on va apprendre sur Rémi-Pierre?
J’embarque dans les conversations avec les invités donc je pense qu’on va découvrir ma sensibilité, ce que certaines personnes ignorent. Oui, je suis un gars tripeux, mais je suis un gars sensible.


Christine Morency
Je regardais ton site internet et tes dates de tournées. Beaucoup de « complet » et de « peu de billets disponibles ».
Oui! Je n’en reviens pas, je suis complètement excitée. Je vais voir des fois sur mon site pour voir mon horaire ou la vente de billets et je le vois aussi. Même que parfois, les « quelques billets restants », c’est 4-5 billets seuls, ici et là. Je me doute que je ne peux pas le vendre. Je suis vraiment chanceuse. Les gens sont au rendez-vous.
L’émission Christine Morency : Sans filtre te suivra pour la création de cette tournée, Grâce. Tu es encore en rodage présentement donc j’imagine que l’on va voir la première dans la série?
Exact. Notre but est que le dernier épisode de la saison, c’est la rentrée montréalaise, la grande première.
Comment te sens-tu face à cette première qui arrive et d’avoir une équipe de tournage qui te suit?
Parfois, c’est dur (rires). Mais je sais que le résultat sera malade. Mais l’équipe est super respectueuse. Quand ils sentent qu’ils sont peut-être trop envahissants, ils prennent une distance, ils reviennent plus tard. Le terme « sans filtre » n’est pas tant pour ce que je dis plus que pour ce que je montre. Il n’y a pas de CCM (coiffure, costume, maquillage), j’ai chaud, je suis toute croche, je pue. Je me fâche pour un gag qui n’a pas fonctionné puis on me voit dans une piscine, à moitié rasée, parce que j’ai fait ça vite entre deux shows. C’est ça, le sans filtre.
Qu’est-ce que l’on va apprendre de toi, dans cette émission?
On va apprendre que j’ai un côté très sensible, très soucieuse que le show soit bon. Je veux que les gens rient, qu’ils aient du fun. On l’oublie parfois, mais le monde paye 50$ le billet, plus le souper au restaurant, la gardienne, le gaz, la boisson. Ça fait des soirées à 200, 300$. Je veux que le public sorte de la salle en ayant l’impression d’en avoir eu pour 500, 600$. Les jours de spectacle, je ne bois pas parce que je ne veux pas arriver scrap sur un show. Les deux, trois jours avant, je mange mieux, j’essaye de mieux dormir, d’être en forme. Je veux donner le même show au public du jeudi que du vendredi et du samedi. Ça m’insulte quand j’attends un an pour voir un show et que l’artiste arrive hangover en se disant que ça va être ça. Ça coûte cher de consommer de l’art.

Mélissa Bédard
On va te suivre dans l’achat de ta première maison. Comment te sens-tu de réaliser ce projet?
C’est un gros sentiment de fierté. C’est un but commun pour presque partout dans le monde : d’avoir un toit pour protéger ta famille. On est fiers donc on voulait partager notre bonheur, mais aussi, on veut expliquer les étapes. Qu’est-ce qu’on doit faire, on ne doit pas faire? Est-ce qu’il y a des attrapes?
On va donc en apprendre un peu plus sur la rénovation?
Exact et c’est dans le but de se protéger. Tu peux demander à ton oncle Réjean de venir faire ta plomberie. Mais ça implique que si ça brise, ce n’est pas garanti. Donc ce n’est pas juste de faire des rénovations seulement pour en faire, c’est de comprendre et aider.
Tu parles également de l’aspect financier dans Ma première maison ?
Oui. Mon conjoint est père à la maison et je suis travailleuse autonome. En plus de ça, j’ai fait une faillite en 2014. Je n’en parlais pas, mais quand j’ai commencé à l’ouvrir, j’ai reçu des témoignages de gens qui me disaient vivre la même chose. On l’aborde aussi dans l’émission. Êtes-vous bien conseillé, financièrement? Est-ce que je dois absolument faire faillite? Sur le coup, tu te dis que c’est une solution facile. Mais quand après sept ans, tu as encore des répercussions, tu te mords les doigts.
Tu avais décidé de te retirer de Véronique et les Fantastiques justement, car ces projets prenaient beaucoup de place.
Oui. C’est certain que je me sens mal, j’ai peut-être pris la place de quelqu’un qui aurait été là toute la saison, mais en même temps, quand je me donne dans quelque chose, je me donne à 100%. Avec la maison et les spectacles, je ne pouvais plus suivre. J’ai dû même arrêter cinq mois de spectacle parce que j’avais des nodules, ce qui est à la base mon premier métier. Mon corps me disait « Ok, il faut que tu breakes un peu ».


Marie-Josée Gauvin
Peux-tu me parler de ce qui t’a mené à faire l’émission J’ai perdu mon bébé?
J’ai fait une deuxième fausse couche et j’ai appelé à mon travail (CKOI à l’époque) et j’ai dit que j’avais une gastro, que je ne pourrais pas rentrer. J’avais dit la même chose lors de ma première fausse couche. De retour en ondes, le lendemain, le hasard fait que c’est la journée du deuil périnatal. J’ai trouvé ridicule de vivre cette situation seule, d’être isolée, de vivre cette culpabilité. Il y a une forme de banalisation aussi. On se fait dire qu’il y a une femme sur cinq, mais peu de gens en parlent. J’ai donc décidé de dire que non, je n’avais pas une gastro, j’étais à l’hôpital pour un curetage. C’était un moment difficile, mais j’ai vu l’impact positif que cela a eu. Je me suis dit que je devais faire quelque chose avec ça.
Étiez-vous gênée d’avoir fait une fausse couche?
Non, je ne voulais pas être vue comme quelqu’un qui n’est pas capable de faire des bébés, pas capable de les garder. Je ne voulais pas voir de tristesse dans le regard des gens qui me regardent. Mais en même temps, je voulais avoir une main sur mon épaule pour me soutenir.
C’est une épreuve physiquement, moralement et mentalement difficile pour une femme, certes. Mais y aura-t-il des témoignages de père dans votre émission?
Oui, assurément ! Jean-François Breau, entre autres. Il a été très présent pour mon conjoint lorsque tout ça est arrivé. Je trouvais ça important, car c’est une autre approche, d’autres émotions, une culpabilité de « je ne suis pas capable de te donner un bébé »…
Te voit-on dans la série également?
Oui, je porte les entrevues, je rencontre des professionnels de la santé, je compare avec ce qui se compare ailleurs dans le monde. Je comprends le système qui est difficile, mais il se doit d’y avoir autre chose qu’une infirmière du 811 pour nous accompagner.

Daniel Corbin
Saison sept de Vendre ou rénover au Québec, est-ce que tu t’attendais à ce succès?
Il faut expliquer que la saison un, c’est moi qui faisais tout de A à Z, donc je ne suis même pas certain si je souhaitais une saison deux. Mais finalement, c’est un beau projet et c’est certain qu’on veut que le public apprécie ce que l’on fait.
Avais-tu vu la version canadienne de l’émission avant de faire la version québécoise?
J’étais un fan fini ! J’étais le premier à chialer, sur mon divan, parce qu’il vendait. Quand l’équipe de l’émission m’a demandé d’auditionner pour l’émission, je n’ai pas dormi pendant trois jours pour me demander si c’était la bonne chose à faire. C’était de gros souliers à chausser, c’est connu cette émission.
Durant la saison six, en pleine pandémie, les interactions ont écopé. La distanciation, les visites seules, etc. Est-ce que pour la saison sept, on revient au mode original?
Oui. C’est spécial de toucher à quelqu’un, d’être proche. C’était un peu bizarre, mais ça fait du bien.
Les tournages sont principalement à Montréal et dans les environs. Est-ce dans les plans de se déplacer vers d’autres grandes villes?
C’est un souhait. Mais, c’est une question de logistique. Nous avons développé notre réseau d’entrepreneurs et on ne peut pas les faire déplacer pour un mois, un mois et demi. On est en train de tordre le bras pour voir si on peut trouver des entrepreneurs qui seraient prêts à quitter pour tout ce temps, pour aller faire un projet plus loin.



