Dès le mercredi 8 avril à 22 h, Annie & Joey débarque à l’antenne de Séries Plus, portée par Romane Lefebvre et Félix-Antoine Duval. Signée et réalisée par Julie Hivon, cette comédie romantique explore la neurodiversité à travers une relation aussi singulière que colorée, portée par l’humour et une belle légèreté.





Découvrez nos entrevues avec Romane Lefebvre et Félix-Antoine Duval, ainsi que nos photos du visionnement de presse.
Romane Lefebvre (Annie Carpentier)
Comment te sens-tu aujourd’hui, à quelques jours de la diffusion ?
Je me sens prête à ce que le projet vole de ses propres ailes. C’est drôle de faire un projet et qu’aussi rapidement, il se retrouve en ondes. En ce moment, il y a aussi Au Revoir Pluton, le film pour enfants qui sort le 27 mars. Mais ça, ça fait deux ans qu’on l’a tourné. Ça fait que c’est drôle d’avoir, en même temps, quelque chose d’aussi frais dans la mémoire versus quelque chose d’autre. Mais oui, je suis contente et fière du projet, et je suis prête à le laisser voler de ses propres ailes. J’ai hâte de voir où il va s’en aller.
Présente-moi ton personnage, avec ta vision d’aujourd’hui.
C’est vraiment un beau personnage. J’ai vraiment eu de la chance de pouvoir jouer Annie. J’ai beaucoup d’empathie pour ce personnage. Ce n’est pas parce qu’il lui arrive quelque chose de particulièrement triste, mais plutôt parce que je suis capable de me mettre à sa place.
Je trouve ça drôle parce que Julie Hivon, la réalisatrice de la série, tantôt, faisait un speech sur la façon dont ça nous fait voir le monde différemment. Ça nous ouvre les yeux. Puis c’est souvent eux qui nous font voir le monde autrement, et c’est très riche, tout ça. Moi, Annie m’a apporté de nouvelles choses dans ma vie personnelle. Ça m’a aidée à mieux m’accepter un peu. Des fois, quand on se trouve différent, c’est plus difficile. Annie m’a aidée à avoir de la compassion pour moi-même. Jouer un personnage, c’est comme jouer quelqu’un d’autre. Mais quand tu le fais, puis que tu vois quelqu’un d’autre le faire — mais que c’est toi — c’est ça qui est bizarre. De le faire en tant que personnage, puis de me dire que c’est correct, que c’est beau… ça m’a apaisée, je pense, même intérieurement.
Ce qu’on peut considérer comme imparfait fait notre beauté. Même que ça nous rend plus parfaits, ça nous rend plus authentiques. Et l’authenticité, c’est magnifique.



Quels sont, selon toi, les points forts et les faiblesses de ton personnage ?
J’aurais tendance à dire que sa plus grande force, c’est l’amour. C’est quelque chose de tellement fort et puissant. C’est aussi sa joie de vivre. Je dirais que l’amour est vraiment quelque chose de très positif chez Annie, parce que parfois, c’est difficile d’aimer. C’est un choix, en fait. Puis elle décide de choisir d’aimer. Même si ça fait mal parfois, elle se lance là-dedans, et je trouve ça beau.
J’aurais de la difficulté à lui trouver un défaut. C’est comme si je ne me sentais pas à l’aise de le faire. Je pourrais dire son intensité, mais son intensité est aussi une de ses grandes qualités. C’est comme ça qu’elle a charmé Joey (Félix-Antoine Duval) et que toutes ses belles aventures ont pris forme.
Est-ce que c’est le projet qui te ressemble le plus et qui te fait le plus de bien ?
Absolument, c’est très vrai. C’est effectivement, parmi mes projets, celui qui me ressemble le plus. L’autre personnage que j’ai joué qui me ressemble beaucoup, ce serait Uranus dans Au Revoir Pluton.
Ce sont deux personnages qui ont beaucoup de candeur, qui sont très dans l’imagination, dans leur tête, dans la beauté des choses, qui se concentrent sur le positif, sur la joie. Ça, ça me ressemble énormément.
On a l’impression que tu habites beaucoup ton personnage ces derniers temps, notamment en faisant des apparitions publiques avec Félix-Antoine.
C’est vrai que je porte le projet quand même dans mon cœur. C’est mon premier rôle-titre. J’ai adoré l’équipe, j’ai adoré travailler avec Julie Hivon que j’adore vraiment de tout mon cœur. Effectivement, avec Félix, on trouvait ça drôle parce qu’on est devenus amis grâce à ce projet-là. Donc, on a commencé à faire des sorties, parfois culturelles. On a fait des photos dans l’univers d’Annie et Joey. De faire ce rappel-là, ça fait une bonne promotion.
Puis on trouve que c’est un beau projet qui devrait être vu par le plus de gens possible. Félix est très bon pour ça. Il en parle beaucoup, et moi aussi.



Qu’est-ce que tu retiens du tournage, avec le recul ?
Je retiens des amitiés, avec tous les comédiens et toute l’équipe. Des fois, Annie a de petites difficultés dans ses relations avec les autres, dans la manière dont elle s’exprime. Je pense que ça m’a réconciliée avec le fait que, parfois, j’ai moi aussi de la difficulté à mettre en mots ce que je pense, surtout dans des moments d’émotion. Et que c’est correct. C’est vraiment ça que je retiens.
Pourquoi devrait-on écouter Annie & Joey ?
Parce que ça fait du bien, surtout en ce moment. Parce qu’on a tous besoin d’amour, peu importe qui on est. Peu importe nos différences, nos qualités ou nos défauts, on a tous besoin d’amour.
Félix-Antoine Duval (Joey Perron)
Présente-moi ton personnage.
Joey, c’est un jeune homme de 27 ans qui est en train de reprendre les rênes de sa vie, de changer de dynamique, de faire quelque chose de concret avec sa vie. Il a envie de passer à une autre étape, donc il commence à poser des gestes concrets. Et comme c’est souvent le cas dans la vie, il y a un effet de fronde qui se fait quand tu es prêt à accueillir le changement. Soudainement, il y a des gens qui arrivent sur ton chemin, et ça crée des remous dans ton entourage aussi. La plupart du temps, c’est très positif, et ça va être le cas avec Annie (Romane Lefebvre) et Joey.
Quels sont, selon toi, les points forts et les faiblesses de ton personnage ?
Il est encore à la merci de ses démons du passé, ou du moins de ce qui le rattache à son passé. Mais avec l’élément déclencheur de la série — cet événement lié à son ami, sur lequel on ne s’attarde pas plus que nécessaire — ça devient aussi sa force : il va être capable de couper les ponts avec son passé. C’est une grande force. Il m’apprend beaucoup là-dessus, à moi, Félix-Antoine, dans la vie, parce que je suis un grand nostalgique, peut-être même un peu trop. Donc oui, il est à la merci de son passé, mais il va réussir à s’en défaire.
Au début, je dirais que son deuxième cerveau parle plus fort que son premier. Il ne parle pas assez fort pour que le premier cerveau n’ait pas gain de cause.



On a l’impression que tu habites beaucoup ton personnage ces derniers temps, notamment en faisant des apparitions publiques avec Romane.
Romane et moi, c’est une grande complicité. Elle est même devenue mon acupunctrice, d’ailleurs, parce qu’elle pratique aussi l’acupuncture. Tout s’est fait très naturellement. On est allés voir le nouveau show de Richardson Zéphir le jour où la bande-annonce de la série est sortie. On a fait un petit stunt publicitaire sur son tapis rouge. Quand une expérience est saine, on serait fous de s’en passer. Quand ça a l’air sain, il faut plonger.
Comment te sens-tu aujourd’hui, à quelques jours de la diffusion ?
J’ai hâte que ça fasse du bien aux gens, parce que moi, ça m’a fait du bien. C’est un projet que j’avais, d’une certaine façon, invoqué, parce que j’ai fait beaucoup de gros drames assez lourds. C’est le fun, ce sont des projets coup de poing, mais à un moment donné, ton instrument de travail — ton corps — finit par t’envoyer des signaux. Il te dit : « Hey, arrête de te convaincre que ton père est mort », et va faire autre chose, mets ta terre en jachère un petit peu, puis va rire, essaie d’aller chercher autre chose. C’est une gymnastique émotionnelle renouvelable, mais drainante. Il faut laisser le temps à son corps de récupérer, et c’est bien de varier les expériences.
Donc, c’est un projet que j’avais invoqué, et ça m’a quand même surpris : une comédie romantique, comment je vais faire ? Dans le sens où je n’avais pas de gros drames derrière lesquels me cacher. Ça me faisait bien rire. Je me sentais vraiment tout nu, d’une certaine façon. Même pendant le tournage, j’en faisais trop. Julie me ramenait tout le temps : « Tu n’as pas besoin de… Fais confiance à ton charisme. » C’était très désarmant d’être simplement Félix-Antoine devant la caméra, mais en même temps, ça a été désamorçant pour moi de ne pas être au cœur du drame, de ne pas vivre des choses lourdes.
Il y a une scène, entre autres dans l’épisode 2, Annie débarque avec Valérie (Joëlle Paré-Beaulieu) pour parler à Joey à la cidrerie. Elles font semblant que c’est pour un événement bénéfice, mais ce n’est pas ça du tout. Annie me donne une liste, Valérie la chapeaute, puis Jade (Rosalie Bonenfant) arrive… et c’est bon pour deux caisses. Cette scène-là, je me souviens, m’a tellement fait du bien. C’était comme faire du ski nautique : se faire tirer par le bateau. Joey est en réaction pendant toute la scène. Ce n’est pas lui qui mène le ping-pong. Ce sont les trois autres personnages qui portent le rythme, et Joey réagit. Je me souviens que, quand on la tournait, j’étais comme en vacances. J’étais vraiment désamorcé de ça. Il y a toujours un peu de drame, mais juste assez.
La série arrive vraiment à point. Je pense qu’elle peut faire du bien à beaucoup de gens : voir des personnages qui font des efforts pour s’aimer, alors qu’en ce moment, il y a beaucoup de gens qui font des efforts pour qu’on ne s’aime pas. Ça tombe à point.


Pourquoi devrait-on écouter Annie & Joey ?
Pourquoi on mange des bonbons ? Parce que ça fait du bien à la tête. C’est pour se faire du bien, pour décrocher des nouvelles, pour se rappeler que c’est encore possible. Parce que ça l’est. En ce moment, on ouvre les nouvelles et c’est très déprimant, plus que d’habitude. On a l’impression qu’on ne peut rien faire, mais ce n’est pas vrai. La réalité, c’est que les personnes avec qui tu t’entends bien, tu t’entends vraiment bien avec elles. Les personnes que tu aimes, tu les aimes pour vrai. Cette réalité-là existe, et il ne faut pas la laisser être affectée. Au contraire, il faut continuer à se tenir. La série parle de ça : faire des efforts pour s’aimer, pour être ensemble pour les bonnes raisons. Alors qu’en ce moment, beaucoup de choses poussent à la division. Je trouve ça complètement absurde, les gens qui propagent ça.
Il y a aussi d’autres aspects qu’on n’aborde pas de front — ce n’est pas une série sur ça — mais il y a de très beaux exemples de consentement. Ce sont des relations qui prennent forme, qui développent une intimité, et ça se fait de façon saine. Sans être appuyé, il y a de beaux exemples de ça. Des personnages féminins très affirmés et des masculinités qui évoluent.
Joëlle Paré-Beaulieu (Valérie Boudreau)
Valérie, 42 ans, est bibliothécaire au centre culturel et la meilleure amie d’Annie. Membre de la troupe de théâtre amateur, Valérie a la langue bien pendue et un sens profond de l’ironie. Marquée par un passé amoureux difficile, elle se réconcilie avec l’amour grâce à Michel, avec qui elle partage de bons moments. Valérie découvre en Michel un homme drôle et attentionné.


Patrick Drolet (Michel Carpentier)
Michel, 50 ans, veuf, consacre sa vie à sa fille Annie. Professeur de sciences au secondaire et passionné de nature, il trouve son refuge dans la cueillette de champignons. L’émancipation d’Annie le bouleverse, et il se rapproche de Valérie, qui devient une confidente rassurante. Peu à peu, des sentiments naissent… Une situation d’autant plus délicate que Valérie est la meilleure amie d’Annie.

François Papineau (Sylvain Perron)
Sylvain, 57 ans, est propriétaire d’un verger avec sa nouvelle conjointe Amanda. Père de Joey, il a la réputation d’être grognon et rigide, mais derrière cette façade se cache un homme généreux. Aux côtés d’Amanda, il s’adoucit : si elle est heureuse, il l’est aussi. Alors qu’il s’apprête à devenir père pour une seconde fois, le retour de Joey à la maison vient bousculer ses nouveaux projets de vie.


Chanel Mings (Eva Morales)
Eva, 32 ans, est entraîneuse personnelle. Elle est une amie fidèle et se montre toujours de bon conseil. Eva fait partie de la troupe de théâtre amateur où elle assure cette année la mise en scène de la pièce que le groupe s’apprête à présenter. Et c’est au fil des répétitions à la salle de spectacle qu’elle apprend à connaître Andréanne, avec qui elle entame un flirt.


Rose Adam (Andréanne Laroche)
Andréanne, 27 ans, est technicienne de scène à la salle de spectacle locale. Amie de Joey depuis le secondaire, elle est la seule à pouvoir lui parler sans filtre. Quand il lui confie ses sentiments pour Annie, elle découvre un nouveau Joey amoureux et investi. Et tandis qu’elle côtoie la troupe de théâtre amateur, Andréanne se surprend à flirter avec Eva…


Bozidar Krčevinac (Étienne Baptiste)
Étienne, 25 ans, est comptable alors qu’il rêvait plutôt de devenir comédien. Il rejoint la troupe de théâtre amateur et se montre parfois réticent à participer à leurs activités farfelues. Rapidement, Étienne réalise qu’il développe une amitié sincère avec ses nouveaux compagnons colorés et divertissants. D’ailleurs, la troupe l’encourage à poursuivre son rêve, car il a un véritable talent.


Marilyse Bourke (Laurence Bérubé)
Laurence est décédée d’un cancer à 43 ans, alors que sa fille Annie n’en avait que 17. Même dans la maladie, elle est restée résiliente, forte et lumineuse, une mère aimante qui insufflait la joie de vivre. Elle a transmis à Annie cette façon d’être heureuse. En héritage, elle lui a laissé une boîte à souvenirs destinée à l’aider à traverser la vie sans elle.


Thomas Hébert & Fanny Bloom, musique originale



Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
