Après avoir été du côté de Sherbrooke, de Québec, de Joliette, de Saguenay et de Trois-Rivières, la tournée de Vulgaires Machins (avec Anti-Flag) s’est arrêtée à Montréal le 19 novembre. Depuis leur dernier spectacle dans la métropole (le 18 juin 2019 lors des Francos de Montréal), le groupe punk québécois francophone a présenté son premier album en 12 ans, intitulé Disruption, le 14 octobre dernier.
Fier porte-étendard de l’émission 123Punk, le groupe fondé en 1994 a été présenté par le seul et unique Rej Laplanche (Réjean Claveau de son vrai nom). Bien sûr, il avait apporté sa planche sur la scène.
« Cela n’a aucun sens que je peux être encore debout sur une scène ce soir au Metropolis devant vous », s’est exclamé l’ancien animateur de MusiquePlus d’entrée de jeu avant de mettre son skate dans la face quelques secondes comme dans le temps (il a porté une planche devant le visage durant un certain temps dans l’émission phare en termes de punk).
« Il y a des bands avec de la musique et des paroles qui viennent nous chercher les tripes. Ça change ton quotidien, ça change la façon dont tu vois le monde. Je me pince encore aujourd’hui que j’ai pu passer la dernière semaine avec le band qui s’en vient. Métropolis, je veux vous entendre donner un accueil incroyable au meilleur band punk québécois », s’est-il exclamé durant que le public criait Rej à tout rompre.
Nostalgie dans l’air
Le public en délire, les musiciens de Vulgaires Machins sont montés sur la scène en livrant deux nouvelles compositions du récent album (Vivre et Liberté). Si les gens dans le parterre ont été relativement tranquilles lors de ce début de prestation, c’était tout comme lors des deux suivantes. Le public était littéralement en liesse sur les airs du succès chéri Triple meurtre et suicide raté, la percutante Comme une brique et la sombre Être un comme.
Après une seconde accalmie, les fils se sont touchés à nouveau au rythme des pièces endiablées des chansons old-school Petit patapon, Dieu se pique et La chasse est ouverte. Le public a même chanté avec le chanteur-guitariste Guillaume Beauregard et la chanteuse-guitariste Marie-Eve Roy durant l’interprétation acoustique de la pièce Je m’appelle Guillaume.
Comme Rej Laplanche l’a dit en introduction, le groupe est venu chercher chaque spectateur directement dans les tripes. Justement, la soirée s’est conclue avec éclats sur la chanson rassembleuse Je lève mon verre et les succès karaoké de Cocaïnomane ainsi que Puits sans fond.
Une déclaration d’amour
Entre deux chansons, Guillaume a parlé d’une certaine Stéphanie Lambert qui l’avait avisé qu’elle allait demander son chum en mariage durant la soirée. Selon les réactions grouillantes dans le pit, le principal intéressé aurait dit oui.

Anti-Flag met le feu au parterre
Au moment de mon arrivée, le groupe Anti-Flag a enchaîné les succès emblématiques du punk tels que Stay or Should I Go (The Clash), God Save the Queen (Sex Pistols), Rise Above (Black Flag), Fall Back Down (Rancid), If the Kids Are United (Sham 69), She (Green Day) et Blitzkrieg Bop (The Ramones).
Après la présentation de son Punk Shit Medley, ils ont tout cassé avec leur succès de karaoké This Is the End (For You My Friend). Les mélomanes qui aiment les musiciens bavards devaient se plaire puisque la formation menée par le chanteur Justin Sane a pas mal jasé durant les dernières minutes de leur prestation et peut-être bien plus …
Crédit photo : Gaëlle Leroyer
