Cirque et cinéma s’unissent le temps du spectacle annuel, intitulé Tomber, en amour, offert par les finissants de l’École nationale de cirque pour nous offrir des numéros où l’amour est présenté sous toutes ses formes, un amour avec un grand C.
Dans ce spectacle digne de mention pour ces nombreux enchaînements collectifs, les finissants nous contaminent de leur amour et de leur passion pour le cirque. C’est à travers des disciplines variées telles que le main à main, la sangle aérienne, le fil de fer, les trapèzes, la jonglerie et le mât chinois que le spectacle nous plonge dans les diverses définitions de l’amour, le tout agrémenté de morceaux musicaux évoquant tantôt la passion amoureuse, tantôt la mélancolie et la déception. Car oui, l’amour peut faire mal, mais l’amour peut aussi nous élever même si ce cœur physique que représente l’amour restera toujours cette inaccessible étoile qu’on désire tant atteindre.


Dans une mise en scène originale d’Helena Bittencourt et de Goos Meeuwsen, les spectateurs sont plongés dès leur arrivée dans un décor aux allures cinématographiques où des personnages se mettent à la tâche avant même le début du spectacle : Il n’y a pas une seconde à perdre quand on désire trouver l’amour. Et lorsqu’on « tombe », en amour, l’important est de se relever comme le font tous les artistes de cirque depuis la nuit des temps.
Toujours du côté de la mise en scène, il y a ce grand rideau rouge qui nous rappelle l’époque de ces grandes pièces de théâtre sur le thème de l’amour telles Roméo et Juliette et Don Juan. Mais parfois, ce rideau rouge s’abaisse pour nous laisser voir l’arrière-scène. Comme il y a bien toujours deux côtés à une médaille, il était intéressant de voir la dualité qui règne parfois en amour en nous montrant ce qu’il se passe « derrière » le rideau.
On passe de moments tendres à des moments plus rigolos avec cet astrologue de l’amour qui lit dans notre avenir. Comme le souligne un des personnages dans le spectacle, on a parfois le goût de tout effacer et de recommencer à zéro lorsqu’il est question d’amour, surtout quand vient le temps d’écrire un courrier du cœur.


Le spectacle des finissants 2024 de l’École nationale de cirque ne mérite certainement pas ce sort réservé à ces lettres d’amour jamais satisfaisantes. Non seulement est-on contaminé par cette passion qu’ils ont envers leur art, mais en plus, on a tout simplement juste le goût de les revoir dans leurs prochaines aventures circassiennes pour voir ce que l’avenir professionnel (et non amoureux cette fois) leur réserve!


Les finissants de l’École nationale de cirque présentent à la TOHU leur spectacle Tomber, en amour jusqu’au 9 juin.

Collaborateur spécial
Journaliste : Julien Lemay-Hardy

Benoit Leroux | Photographe
Grand consommateur de culture, Benoit Z. s’intéresse à beaucoup de disciplines. Le monde circassien est son principal terrain de jeu. Toujours curieux, ouvert et la caméra prête.
