Le 9 octobre dernier, Thalia Rosaura était en prestation au Verre Bouteille dans une formule plateau double avec la chanteuse Nunne. On a eu la chance de discuter avec l’autrice-compositrice-interprète, avec des origines vibrantes colombiennes et québécoises, le lendemain de son concert, et voici ce qu’elle avait à dire sur sa soirée, son désir de collaborer avec des artistes latinxs ainsi que ses projets à venir.
Comment s’est passé le spectacle …
Le public était à l’écoute et il était réceptif, c’était que de joie et de plaisir. Je me sens reconnaissante !
Nunne, qui m’a offert la première partie, a installé un paysage qui se dynamisait merveilleusement bien avec notre équipe, je n’aurais pas pu demander mieux.
Quel a été ton moment préféré, magique de la soirée ?
J’avais envie d’ajouter une cumbia dans le set (Cumbia Triste – Antonio Leon), non seulement parce que j’ai toujours adoré ce genre, mais aussi parce que j’avais envie de faire une ode à ma grand-mère colombienne, qui était exceptionnellement dans la salle.
Les gens se sont mis à danser, et elle aussi. Je me suis sentie chanceuse et contente d’avoir essayé ça. Certainement plus à venir !



À quel moment as-tu senti la plus grande connexion avec ton public ?
Vers la fin, je sentais le public proche, à l’aise, qu’ils et elles étaient dans un espace bienveillant et libre. Une fois que les gens ont dansé, ri, j’ai senti qu’on avait été capable de partager ce moment-là tous.tes ensemble et il n’y a rien qui me fait plus plaisir que ça.
L’important est que mon amour pour la musique soit partagée et nourrie par tout le monde.
Qu’est-ce que tu retiens de ta soirée ? Qu’est-ce qui va te marquer ?
Je garde en tête que même si ce n’est pas tout le monde qui comprenait toujours la langue dans laquelle je chantais, les gens sont très sensibles à l’énergie qui se déploie sur scène. Dès qu’on a lancé le show, j’étais à l’aise et à ma place, et j’ai senti en retour que les gens me faisaient confiance.
C’est une petite magie que je souhaite garder, autant dans les grandes salles que dans les plus petites.



Est-ce que tu as l’impression d’avoir atteint ton objectif ?
Bien sûr. Mon objectif premier était de collaborer davantage avec des artistes latinxs. Ainsi, je me suis sentie super choyée de partager cette soirée avec Nunne, mais aussi avec un nouveau collectif de photographes et vidéastes sud-américains.
Ensuite, j’ai pu travailler en full band et tester de nouvelles compositions dont je suis contente du résultat. C’est excitant !
Qu’est-ce qui s’en vient pour toi dans les prochaines semaines ?
J’entame la sortie de nouveaux singles à travers des rencontres avec des producteurs.trices, ainsi que le processus pour mon premier EP ! Je me sens bien entourée et artistiquement, comme émotionnellement, je me sens prête à sortir tout ce qui me colle à la peau depuis longtemps. C’est un travail musical résultant de différentes expériences qui m’ont pris du temps à digérer, dans tout ce qu’il y a de plus beau au final.

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
