Le légendaire groupe SIMPLE MINDS s’est arrêté au Québec dans le cadre de sa plus grande tournée nord-américaine en quatre décennies : Alive and Kicking. Le groupe écossais a débuté ses concerts en mai et c’est le 17 juin au Centre Bell qu’avait lieu la rencontre avec le public montréalais pour une soirée mémorable!
Les groupes Soft Cell et Modern English ont assuré les premières parties, avec des performances teintées des années 80, mettant la table au retour tant attendu de Simple Minds.
Un chanteur charismatique
Le spectacle de Simple Minds, groupe emblématique des années 80, s’est révélé être un véritable événement pour les amateurs de rock new wave et de nostalgie bien dosée. Le concert, tenu dans une salle comble aux allures intimistes malgré la foule, a démontré que le groupe écossais n’a rien perdu de sa fougue, ni de sa pertinence musicale. Entre énergie brute, sophistication sonore et interaction généreuse avec le public, la soirée s’est révélée à la hauteur des attente et parfois au-delà.
Dès les premières notes de Waterfront, le ton est donné : Jim Kerr, toujours aussi charismatique, occupe la scène avec une aisance naturelle. Son énergie est intacte, sa voix étonnamment stable malgré les décennies. Il communique avec le public avec chaleur, sourire et humilité, donnant l’impression d’assister non pas à une performance, mais à une véritable rencontre. On sent chez lui un désir sincère de partage, renforcé par des regards complices vers les musiciens et les spectateurs.

Entre succès & nouveautés
Le groupe, quant à lui, est parfaitement rodé. Charlie Burchill, guitariste fondateur, livre des riffs puissants et mélodieux, alliant virtuosité discrète et efficacité. Les arrangements des morceaux ont été subtilement modernisés sans trahir leur essence : Someone Somewhere in Summertime et Promised You a Miracle retrouvent une nouvelle jeunesse tout en respectant leur sonorité d’origine. La présence d’une choriste et d’un clavier enveloppant donne au spectacle une texture riche, fidèle à l’ADN sonore du groupe.
Le spectacle est structuré de manière intelligente. Plutôt que de céder à une simple suite de « greatest hits », le groupe alterne entre morceaux connus et titres plus récents. Cette alternance permet de mesurer l’évolution musicale de SIMPLE MINDS sans rupture de ton. Si certains spectateurs semblaient moins familiers avec les chansons des deux derniers albums, l’interprétation passionnée a su les emporter malgré tout.
L’un des moments forts fut, sans surprise, Don’t You (Forget About Me), interprété avec une émotion sincère. Le public, visiblement ému, s’est joint spontanément au chant, créant un chœur collectif bouleversant. Ce moment d’unité a transcendé la simple performance pour devenir une célébration collective du pouvoir de la musique.






Mise en scène réussie
Visuellement, le spectacle reste dans l’utilisation classique des éclairages et effets visuels, mais est très efficace. Des jeux de lumières bien calibrés, des projections vidéo discrètes et une scénographie fluide soutiennent la performance sans jamais la dominer. Ce choix de simplicité visuelle permet de garder toute l’attention sur la musique et l’interprétation.
La section rythmique est également à souligner : la batterie, précise et puissante, soutient l’ensemble avec vigueur, tandis que la basse donne cette pulsation lourde et entraînante propre à l’esthétique post-punk/new wave des débuts du groupe. Rien n’est laissé au hasard : tout est professionnel, minutieux, mais jamais mécanique.
Pérennité pour Simple Minds
En conclusion, SIMPLE MINDS livre un spectacle solide, sincère et vibrant, preuve que le temps n’a pas érodé leur passion ni leur talent. Leur capacité à se réinventer tout en respectant leur héritage musical est admirable. Le concert réussit le pari d’émouvoir les nostalgiques tout en séduisant un public plus jeune curieux de découvrir une légende vivante. On en ressort à la fois dynamisé et ému, comme après une grande conversation entre amis retrouvés.
Formation actuelle de Simple Minds
- Jim Kerr – chanteur et parolier, membre fondateur
- Charlie Burchill – guitariste et claviériste, membre fondateur
- Ged Grimes – bassiste
- Cherisse Osei– batterie
- Sarah Brown – chant





















Liste des chansons
- Waterfront
- Love Song
- Glittering Prize
- Let There Be Love
- Once Upon a Time
- This Fear of Gods
- Oh Jungleland
- Someone Somewhere in Summertime
- New Gold Dream
- Theme for Great Cities
- Drum Solo
- Promised You a Miracle
- All the Things She Said
- See the Lights
- Don’t You (Forget About Me)
- Rappel: Book of Brilliant Things
- Rappel: Alive & Kicking
- Rappel: Sanctify Yourself

Josée Laberge | Journaliste
Passionnée de musique depuis son jeune âge et ayant une formation de pianiste, Josée a des goûts musicaux très éclectiques. Dévorant la culture sous toutes ses formes, elle adore assister à des spectacles ou événements de tous genres, afin de partager sa passion pour la richesse de la culture québécoise et de ses nombreux artistes talentueux.

Patricia Duval | Photographe
Passionnée par la musique et les arts depuis son jeune âge, elle a découvert il y a quelques années la passion pour la photographie. Elle carbure aux défis, adore les festivals et capter l’émotion. Elle a une piqure pour le country, si vous voyiez une petite noire dans un pit de spectacle ou en train de courir partout pour s’assurer d’avoir une belle photo, c’est bien elle.

Mel Gaynor n’est plus le batteur actuel du groupe, mais Cherisse Osei !
https://fr.wikipedia.org/wiki/Cherisse_Osei
Bonjour,
Excellente critique sur le concert de Simple Minds. J’aimerais par contre y apporter une petite correction. Contrairement à ce que vous avez mentionné, le concert était une suite de « greatest hits ». 16 des 18 chansons provenaient de l’ère 1980-85 et les 2 dernières chansons venaient d’un album parût en 1991.