Samedi soir (le 12 août), entre les deux concerts de Metallica au Stade olympique, les fans auront pu poursuivre les festivités au Théâtre Fairmount en assistant à la représentation de deux groupes mettant en vedette la progéniture de deux des membres du légendaire groupe californien. Ottto avec Tye Trujillo à la basse, et Bastardane avec Castor Hetfield à la batterie.
Il est 20h, le Fairmount est rempli de métalleux de tous âges. Bastardane, costumés et maquillés en goules, s’installent sur scène, saluent la foule et annoncent que leur guitariste vient d’être hospitalisé la veille. C’est donc un des techniciens d’Ottto qui, ayant appris les parties de guitare durant la nuit, agira comme remplaçant improvisé. Mission accomplie, les premiers riffs de la pièce Chum met tout le monde d’accord, c’est lourd, c’est sludgy, on est entre bonnes mains.











Suivant les traces de tonton Lars Ulrich au lieu de celles de son illustre papa, Castor Hetfield se déchaine derrière sa batterie, mais c’est surtout le chanteur, Jacobious Lovebone et sa présence magnétique, qui hypnotise la foule. Le son du band évoque le grunge et le stoner des années 90, beaucoup plus proche de Corrosion of Conformity que du thrash de Metallica. Les compositions originales sont entrecoupées de deux reprises des Misfits et Danzig, Last Caress et Mother, permettant aux fans de chanter les paroles à tue-tête. Guitariste principal absent oblige, au bout de quatre chansons, les musiciens commencent à jouer à la chaise musicale avec Ottto alors que chaque membre du groupe vient donner un coup de main comme musicien invité.










Un nouveau power trio métallique
Après un court entracte, les trois musiciens d’Ottto embarquent avec l’intro de Ride Low. Cette fois-ci, petit retour à la fin des années 80 avec du skate/thrash semblable à l’une des anciennes formations de Robert Trujillo, Suicidal Tendencies. Une reprise de ce groupe, War Inside My Head fera même partie du programme. Les très jeunes musiciens, autour de 18-19 ans, assurent déjà comme des pros. Tye Trujillo, ayant sans conteste hérité du charisme scénique de son père ainsi que son immense talent à la basse, alterne agressivité et parties funk avec une grande maitrise. En milieu de set, le groupe nous gratifie d’une nouvelle chanson, KBAS, fort bien accueillie.










Si plusieurs semblaient présents par curiosité, c’est en fan qu’ils sont sortis de la soirée, en témoignent les longues queues pour se faire photographier avec les membres du band et pour acheter les vinyles après le concert.










Un petit regard approbateur
Au cours de la soirée, les fans chanceux auront pu apercevoir au fond de la salle cette grande silhouette aller et venir, chapeau de cowboy sur la tête, regard perçant à la Lee Van Cleef, sourire en coin et hochant de la tête. Papa Hetfield semblait bien fier des fistons. Le flambeau est bien passé. Vive le métal!

Alexandre Brosseau Camara | Journaliste
Contrairement aux enfants de son âge qui collectionnaient les billes et les Pogs, Alexandre possédait des boites complètes de TV Hebdo. Mordu de cinéma, d’humour et de musique, il tomba dans la culture rock’n’roll à l’adolescence en même temps que l’acné loua un bail sur son visage. Fier millénial qui a vu en show tous les groupes préférés des baby-boomers, il n’oublie pas que son premier spectacle fut les Backstreet Boys avec sa famille.

Maya Goudreau | Photographe
Passionnée par la culture musicale et les arts, Maya s’est lancée à photographier des artistes de tous genres. Capter des moments d’énergie et d’émotion sur scène, c’est sa priorité !
