La 17e édition du festival Osheaga débutait vendredi le 2 août avec une panoplie d’artistes pour satisfaire tous les goûts.
Sur la scène de la Montagne, c’est la chanteuse d’origine ontarienne Billianne qui a eu la chance de lancer les festivités, sous un soleil éclatant. Sa douce voix et son charisme ne nous laissent pas indifférents. Accompagnée de ses musiciens, ses balades telles que No Wonder, Daydream et Simply The Best (reprise) se veulent rafraîchissantes.









Wild Rivers est un groupe Indie qui attire toute l’attention depuis qu’il a accompagné Noah Kahan, tête d’affiche de la soirée, en tournée en Europe l’hiver dernier. Le groupe composé de Khalid Yassein, Devan Glover et Andrew Oliver était impatient de se présenter sur la scène de la Rivière et de proposer des titres de leur plus récent album : Never Better.












Vincent Lima est le prochain à occuper l’une des scènes principales. Originaire de Los Angeles, c’est dans un français rempli d’efforts qu’il s’est présenté. Sa voix grave nous rappelle certainement celle de Dermot Kennedy alors qu’il chante son titre Where You’re Coming From. Non seulement il est talentueux, mais à lire sa biographie Spotify et l’annonce de sa participation à Osheaga, on en comprend qu’il possède aussi tout un sens de l’humour !



Après avoir bien dansé et chanté, on se rafraîchit chez Monster, Bacardi ou Absolut, encore présents cette année !
Sur le coup de 16h45, c’est la talentueuse Mimi Webb qui prend place sur la scène Verte. Avec plus de deux millions d’auditeurs mensuels sur Spotify, l’auteure-compositrice-interprète tout juste âgée de 24 ans était attendue par bon nombre d’adeptes. Certains ont même attendu devant la scène dès l’ouverture des portes pour la voir chanter ses succès.
Sur le chemin du retour vers les scènes principales, on en profite pour faire un arrêt du côté de la terrasse YUL EAT. Une grande variété alimentaire est offerte : cuisine péruvienne, vietnamienne, italienne, caribéenne et afro-latine. Bien évidemment, les traditionnelles poutines d’Osheaga sont aussi disponibles !
Pour une première fois en carrière, D4VD est à Montréal et performe pour un grand public. Accompagné de séquences vidéos d’anime en fond de scène, le jeune chanteur américain interagit avec la foule et fait des back flips tout en chantant. Impressionnant ! C’est un ajout de dernière minute de la part du festival, suite à l’annulation de Dominic Fike, et il ne déçoit pas. Sa pièce Here With Me fait d’ailleurs le bonheur des festivaliers.














Un groupe bien attendu dans la programmation de la journée est Two Door Cinema Club. Originaires de l’Irlande du Nord, les membres de TDCC ont réjoui leur public avec des succès tels que What You Know, Something Good Can Work et Sun, entre autres. En carrière depuis près de vingt ans, ceux qui les connaissent depuis leurs débuts ont été gâtés avec un répertoire garni de leurs premières pièces.








Le coloré Teddy Swims, présent dans les palmarès musicaux du Québec depuis plusieurs mois, a quant à lui foulé les planches de la scène de la Montagne sur le coup de 18h55. Vêtu du jersey Osheaga, du t-shirt de cette édition et de bas funkys (sans chaussures !), Swims se donne au public comme jamais.
Il se dit honoré de jouer ici, en compagnie de ses meilleurs amis. 911, dose et Way To My Heart sont les premières chansons qui font bouger les festivaliers. L’Américain partage ensuite ses pensées sur son cheminement vers l’acceptation de soi et l’amour qu’on se porte, introduisant le titre Suitcase. Bien évidemment, c’est sa très populaire Lose Control qui annonçait la fin de son spectacle. Chantée par les milliers de spectateurs, il n’y a pas de doute : on porte Teddy Swims dans notre cœur !














Peu avant 20h, la scène de la Montagne se transforme pour accueillir l’univers fantaisiste de Melanie Martinez. Une mélodie semblable à une berceuse pour enfant et le discours de son personnage Cry Baby sont jouées en introduction. Sa performance débute officiellement avec des feux d’artifice et sa troupe de danseurs vêtus de vêtements de poupée et de tête de mascottes de lapin.
La chanteuse traverse les époques de son personnage en visitant les différents univers reliés aux albums de la trilogie : Cry Baby, K-12 et Portals. Enfilant les costumes et les accessoires, elle nous en met plein la vue. Fidèle à elle-même, elle a tenu à souligner son support à la Palestine à travers un vidéo diffusé sur les écrans géants ainsi que par une invitation à crier tous en cœur « Free Palestine » à la fin du concert.












D’autres artistes tels que Mannequin Pussy et Blonde Readhead ont également performés.
Blonde Readhead





Mannequin Pussy














La tête d’affiche de cette première soirée de l’édition 2024 d’Osheaga est nul autre que Noah Kahan, le chouchou international de l’heure, qui a débuté sa performance par l’un de ses succès, Dial Drunk. Originaire du Vermont, Kahan est comme un cousin éloigné qu’on voit peu, mais qu’on apprécie toujours. Et c’est réciproque. Il confie d’ailleurs avoir participé à plusieurs éditions d’Osheaga en tant que festivalier par le passé. Celle qui l’a marqué remonte à 2016, où il avoue avoir dormi dans un stationnement par après en se disant qu’un jour, il aimerait y jouer. Et ce jour est arrivé ! Plusieurs pièces tirées de son plus récent album Stick Season sont jouées, telles que Northern Attitude, She Calls Me Back, New Perspective et Everywhere, Everything. À un moment, Kahan demande aux spectateurs de lever la main s’ils sont venus seuls, ce que des dizaines font. Il les félicite et souligne que cela prend beaucoup de courage de faire des choses seul, que c’est important et de continuer à le faire.
La prochaine chanson, You’re Gonna Go Far est alors dédiée à tous ceux s’étant sentis interpellés. L’artiste poursuit la soirée tantôt seul sur scène, tantôt accompagné par son groupe de musiciens. Ce qui est certain, c’est que les dizaines de milliers de spectateurs présents chantaient chacune des paroles des chansons.
En rappel, l’auteur-compositeur-interprète est réapparu sur scène pour chanter Youngblood vêtu du jersey de l’équipe montréalaise de la Ligue professionnelle de hockey féminin. La jeune Arlo Parks, originaire de Londres au Royaume-Uni et performant sur la scène de la Vallée un peu plus tôt, fut invitée par Noah Kahan afin de chanter Stick Season ensemble. Un mélange de voix curieux, mais intéressant !
















Cette première soirée d’Osheaga 2024 se termine en beauté et les festivaliers rentrent pour mieux revenir le lendemain !

Catherine Lévesque | Journaliste
La première question que te posera Catherine en te rencontrant, c’est certainement à propos de musique. Grande passionnée de musique en tout genre, dès son plus jeune âge, celle-ci comprend que c’est à ses yeux, le plus merveilleux des moyens de communiquer. À travers ses mots et en parallèle à sa carrière en intervention sociale, Catherine profite de chaque opportunité pour offrir une belle vitrine à ses artistes préférés et à ses plus récentes découvertes. Tu risques fortement de la croiser dans un concert ici – ou ailleurs sur la planète.

Patricia Duval | Photographe
Passionnée par la musique et les arts depuis son jeune âge, elle a découvert il y a quelques années la passion pour la photographie. Elle carbure aux défis, adore les festivals et capter l’émotion. Elle a une piqure pour le country, si vous voyiez une petite noire dans un pit de spectacle ou en train de courir partout pour s’assurer d’avoir une belle photo, c’est bien elle.

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