Le duo féminin Milk & Bone présentait un spectacle unique le vendredi 7 mars, célébrant le 10e anniversaire de leur premier album, Little Mourning. Malgré le vent glacial qui soufflait à l’extérieur, le mercure était à la hausse à la Société des arts technologies (SAT) qui présentait cette soirée dans le cadre du festival Montréal en Lumière. Cet événement était bien spécial puisqu’il s’agissait d’une unique représentation.
Éclairées tantôt par un rideau de lumière, tantôt par une seule ampoule, les jeunes femmes ont rendu un bel hommage à leur premier opus sorti de 2015. Elles ont avoué, au début du concert, avoir été quelque peu nerveuses à l’idée de présenter ces chansons qu’elles n’avaient pas jouées depuis longtemps. « Finalement, on sent qu’elles sont encore là, dans nos mains et dans la voix », dit Laurence Lafond-Beaulne en souriant.
Même si l’enthousiasme du public était déjà palpable dès les premières notes, le spectacle a véritablement gagné en énergie lors de l’interprétation de Coconut Water. Pendant toute la durée du set, les gens chantaient les paroles et dansaient sur le rythme. Certaines personnes battaient même les mesures avec une précision impressionnante.
Connu pour son électropop à la fois dansant et planant, Milk & Bone brille également par ses harmonies vocales sublimes. Leur façon de fusionner leurs voix est tout simplement fascinante. Elles maîtrisent l’art des harmonies à un niveau remarquable, offrant une expérience auditive d’une rare finesse.
Même s’il y avait clairement un problème de ventilation dans la salle, la foule a gardé sa vitalité jusqu’à New York, le morceau qui a clôturé cette soirée d’anniversaire.
La première partie a été assurée par Lia Kuri, qui a présenté quelques-unes de ses compositions de son premier album, Motherland. Sous la forme d’une conférence sur l’environnement, sa mise en scène était humoristique malgré un sujet sérieux.

Florence Lemieux | Journaliste
Mordue de culture, Florence cultive un intérêt pour la musique depuis un tout jeune âge. Ses goûts éclectiques lui permettent une ouverture d’esprit et sa liste de lecture va dans tous les sens. Elle est également une grande fervente de littérature québécoise et de biscuit aux pépites de chocolat.
