Le dimanche 14 juillet, au Parc de la Francophonie, c’était Michel Rivard qui concluait le Festival d’été de Québec. Avant de commencer son spectacle, qui était un tour du bloc de sa carrière, il a reçu le prix Miroir de la Renommée du festival. En mettant la lumière sur l’influence sur la culture et la scène musicale, ce prix souligne les parcours exceptionnels d’artistes (des lauréats du passé incluent Les Cowboys Fringants, Gilles Vigneault, Daniel Bélanger et Jane Birkin). Vu que cette année était son 11e spectacle au FEQ, on pourrait dire que le prix était bien justifié.
À travers les années
À 72 ans, Michel Rivard n’a perdu ni son charisme ni son énergie. Que ce soit les chansons de Beau Dommage (Motel “Mon Repos”, Rive-Sud, La complainte du phoque en Alaska), ses classiques solos (Maudit bonheur, Un trou dans les nuages, Je voudrais voir la mer), ou celles de son récent album L’origine de mes espèces, la poésie coule et la voix émet un confort familier. Michel tient tellement à l’histoire de la chanson Tombé du ciel que, après un petit pépin avant le refrain, il l’a recommencée pour qu’elle soit parfaite.
Il était accompagné sur scène par ses musiciens qui, parfois, ont ajouté un côté théâtral, surtout pendant les chansons où Michel a laissé de coté sa guitare pour chanter et se promener à travers la scène (Par exemple, Le retour de Don Quichotte, Je voudrais voir la mer). Pour La P’tite vie, Les Sœurs Boulay, qui ont joué avant Michel Rivard sur la scène d’à côté, l’ont rejoint pour chanter ensemble avec délicatesse. Pour finir le spectacle, il y avait une version de Ginette que Michel a décrite avant comme «la version la plus douce» (lui avec sa guitare et le chant de la foule avant que ses musiciens aient éclaté en groove) suivi de Le blues d’la métropole pour faire danser et chanter la foule avant qu’ils partent.
Au début de chaque chanson, le titre et l’année de leur sortie apparaissaient sur l’écran derrière la scène. Le fait d’avoir fait ça nous rappelait la longueur et la grandeur de sa carrière qui, de plus, était comme une célébration de la culture québécoise.
Les Sœurs Boulay brillent
Les Sœurs Boulay ont vécu un moment marquant avec leur spectacle au FEQ, le visage de Stéphanie Boulay était tout sourire et celui de Mélanie ému. Elles ont commencé avec des chansons plus électro pop, comme Les lumières dans le ciel et Je vais te faire danser du dernier album Échapper à la nuit et ensuite joué une variété de chansons de leurs albums précédents, tout en se baignant dans la douceur et les strums rassurants des guitares et du ukulélé. Elles disaient, en plaisantant, qu’elles aimeraient être aussi grandes que Taylor Swift, ce qui aurait très bien pu se produire tellement il y avait de magie dans l’air.

Une soirée calme et accueillante
C’était Maten qui étaient les premiers à jouer en clôture du FEQ au Parc de la Francophonie. Le groupe, originaire de Mani-utenam, a partagé des histoires et amené la foule dans la culture innue. Hauterive, le duo composé de Mara Tremblay et Catherine Durand, a continué à rassembler des gens tranquillement, d’une manière parfaite pour un dimanche soir. Elles ont joué des chansons de leur album du même nom ainsi que quelques chansons solo, comme Les Aurores de Mara Tremblay. En jouant leurs chansons ensemble, l’amitié était mise en valeur.
Mara Tremblay et Catherine Durant ont ensuite rejoint Marie-Annick Lépine pour son spectacle, Mara au violon et Catherine à la guitare. Elle a démarré joyeusement avec Les cheveux gras et Le monde est beau pis laid de son dernier album solo, Entre Beaurivage et l’Ange-Gardien (sorti en 2021). Elle a gardé l’ambiance festive avec sa version des chansons des Cowboys Fringants dans lesquelles elle chante: Quand tu pars, Les cheveux blancs, Le cœur battant, Quand je r’garde et l’explosive Loulou vs Loulou. Le spectacle, qui a souvent donné l’impression d’être autour d’un feu de camp, a fini par Les étoiles filantes.


Setlist de Michel Rivard au FEQ
Le tour du bloc
Motel « Mon Repos” (Beau Dommage)
La Lune d’automne
Rive-Sud (Beau Dommage)
Le retour de Don Quichotte
La p’tite vie (avec Les Soeurs Boulay)
Tombé du ciel
La complainte du phoque en Alaska (Beau Dommage)
Schefferville, le dernier train
Maudit bonheur
Un trou dans les nuages
Tout simplement jaloux (Beau Dommage)
Libérer le trésor
Je voudrais voir la mer
Ginette (Beau Dommage)
Le blues d’la métropole (Beau Dommage)

Frankie Rose | Journaliste
Frankie est originaire d’Angleterre et vit maintenant à Québec. Elle est francophone dans l’âme et aime découvrir et promouvoir la langue. En ce qui concerne la musique, elle aime les chansons qui racontent les histoires, que ce soit dans les paroles ou le lien personnel que la musique peut créer.
Crédit Photos : Michel Rivard (Marc-Étienne Mongrain) / Les Sœurs Boulay (Garrett Naccarato)
Crédit Photos – Suite : Hauterive (Courtoisie) / Marie-Annick Lépine (Caroline Babin)
