C’est devant une salle comble que Masego s’est produit le vendredi 28 août au Théâtre Beanfield. L’artiste était de passage à Montréal dans le cadre de sa tournée Fix Your Face, qui compte une quarantaine de dates à travers l’Europe et l’Amérique du Nord.
Vendredi soir, le musicien a surtout réussi à créer une véritable proximité avec son public montréalais.
Une communication réussie avec le public
Depuis la scène, l’artiste semblait vouloir rejoindre chaque personne présente dans la salle. Gestes, regards, déplacements et échanges avec les spectateurs : tout était prétexte à créer une connexion. La réponse du public ne s’est pas fait attendre. On sentait que les spectateurs avaient envie de chanter, de danser et de participer pleinement au concert. Le chanteur, lui, semblait parfaitement connaître son public et lui a laissé toute la place pour le faire.
Il a notamment lancé plusieurs roses dans la foule. À d’autres moments, des billets de banque ont volé au-dessus de la salle, pour le plus grand plaisir des spectateurs qui tentaient de les récupérer.
Le jeu de lumière participait également à cette interaction. Tantôt dirigées vers l’artiste et son groupe, les lumières se tournaient parfois vers le public, lui laissant littéralement sa place dans le spectacle.
Cette complicité était particulièrement palpable sur Navajo. Dès les premières notes, le public s’est fait entendre et a répondu avec enthousiasme. Pendant quelques instants, la salle semblait chanter presque autant que lui.






Une maîtrise de la scène
L’énergie qui régnait au Théâtre Beanfield était particulièrement agréable et vivifiante. Le musicien occupait la scène avec beaucoup d’aisance et semblait prendre autant de plaisir à jouer que le public à l’écouter.
Il ne s’est pas contenté de chanter. Il a dansé, joué du saxophone, du clavier et de la guitare, en plus d’improviser une composition directement sur son pad électronique. Il passait d’un instrument à l’autre avec beaucoup de facilité, sans que le rythme du spectacle en soit affecté.
Son groupe, composé d’un bassiste, d’un guitariste et d’un batteur, contribuait aussi largement à cette fluidité. La cohésion entre les musiciens était évidente et chacun avait sa place. Les instruments se répondaient naturellement, donnant au spectacle une ambiance très agréable.
Le groupe s’est aussi permis quelques moments plus spontanés, notamment un passage aux sonorités caribéennes au clavier. Le solo de guitare de l’artiste, lui, a vivement fait réagir la salle.
Seul petit bémol : à deux moments, les instruments étaient un peu trop forts par rapport à sa voix. Rien qui ait toutefois gâché le spectacle.





Une setlist qui traverse les styles
La setlist était bien travaillée et permettait de naviguer entre les différents albums du musicien.
Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est la facilité avec laquelle il passait d’un style à un autre, mais aussi d’une ambiance à une autre. Les fans ont notamment pu danser sur les sonorités reggae-dancehall de Hello, avant de retrouver des moments beaucoup plus calmes et intimes.

