Le 22 septembre 2026, au Palace de Granby, Lynda Lemay et Andréanne A. Mallette étaient réunies à l’occasion de la première activité-bénéfice de la Fondation du Festival international de la chanson de Granby. Une soirée intime où souvenirs, confidences et musique ont permis de revisiter le parcours de Lynda Lemay, lauréate du Festival en 1989.
Difficile de trouver mieux que Lynda Lemay pour lancer les activités-bénéfice de la Fondation du Festival international de la chanson de Granby. Fière lauréate du Festival en 1989, Lynda garde une place toute spéciale pour Granby dans son cœur. Difficile également de trouver mieux qu’Andréanne A. Mallette pour lui donner la répartie. Visage connu du Festival, Andréanne a énormément de points communs avec Lynda sur bien des aspects.
Les deux femmes, qui affirment haut et fort qu’elles ne sont pas chanteuses, ont discuté chaleureusement de la carrière de Lynda pendant environ deux heures, de son enfance jusqu’à son triomphe en Europe. Elle nous a raconté ses débuts modestes dans les bars de chansonniers, sa rencontre avec de véritables monuments de la chanson française et sa vie de mère, car sa famille est sa plus grande fierté. Nous avons aussi appris quelques faits surprenants : Lynda s’est produite à l’Olympia de Paris 67 fois, a son nom dans le Petit Larousse et a reçu un « thumbs up » de Charles Aznavour à leur première rencontre. Ce furent deux heures bien remplies. Évidemment, les mots ont laissé place à la musique plus d’une fois durant la soirée; Lynda a revisité certains de ses classiques, en a interprété un avec Andréanne et nous a même offert une chanson fraîchement sortie du four. Le temps a passé très rapidement; la chimie entre les deux artistes a fait en sorte que la foule venue assister à l’événement donnait l’impression d’être composée de voyeurs épiant deux amies discutant autour d’un café.
Et que dire de l’environnement? Le tout se passait sur la scène du Palace. Les artistes étaient dos à la salle, face à l’arrière-scène, où se trouvait l’auditoire. L’ambiance était parfaite : des éclairages tamisés, une ambiance chaleureuse, un décor rappelant tout ce que l’on retrouve derrière le rideau. Si le Festival cherche un titre à son événement, je suggère « Dans les coulisses avec… », car c’est exactement l’impression que nous avons durant l’entretien.
Évidemment, qui dit « Fondation » dit « œuvre utile ». Le but de la Fondation est de contribuer financièrement à maintenir le soutien que le FICG apporte aux artistes émergents. Comme l’a dit Lynda, le Festival n’est pas qu’un concours; c’est une véritable école où les artistes ont l’occasion de développer leur plein potentiel, entourés d’un groupe de professionnels chevronnés. Le Festival en était à sa 58e édition cette année, et la liste des grands noms de la chanson qui y ont laissé leur trace est beaucoup trop longue pour la présenter ici.















