C’est lors de la soirée d’ouverture de la 29e édition du Festival International du Film pour Enfants de Montréal (FIFEM) que le nouveau long métrage d’animation de 10e Ave Productions (Katak, le brave béluga, Félix et le trésor de Morgäa) a été présenté pour la première fois devant le public. Lydia et le Vaisseau des tempêtes est le tout nouveau film du trio de réalisation composé d’Emilie Rosas, Philippe Arseneau Bussières et Nancy Florence Savard. Le scénario, écrit par Emilie Rosas, est une adaptation libre de deux livres de l’auteur canadien Yves Meynard : Le Prince des Glaces et Le Vaisseau des tempêtes.
Cette adaptation cinématographique porte à l’écran une véritable ode à la famille et aux souvenirs d’enfance, qui saura rejoindre petits et grands.
Une quête magique en mer de brume
Lydia et le Vaisseau des tempêtes met en scène Lydia (11 ans), une jeune fille têtue qui rêve de devenir astromagicienne comme sa mère. Lorsque son frère aîné Thaddeus est enlevé par l’Envoûteur, elle part à sa recherche dans la Mer de Brume. Elle est recueillie par l’équipage du Dauphin, un navire volant à la recherche des enfants disparus.
Avec l’aide de l’astromagicienne Ambrosia, Lydia devra apprendre cette magie pour retrouver son frère et combattre l’Envoûteur.


Une animation et une musique soignées
Ce sixième long métrage de 10e Ave Productions se démarque par la qualité du travail d’animation, par une composition musicale singulière et par une performance maîtrisée des acteurs et actrices.
L’animation est très bien exécutée, que ce soit dans les scènes de magie, dans la représentation des lieux ou dans l’attention portée aux couleurs. Les scènes du film sont accompagnées à merveille par une musique vibrante qui mélange plusieurs styles, comme la musique irlandaise, la musique folklorique et les chants marins.
Créée par le compositeur Jean-François Racine, la trame sonore est composée, entre autres, de violon, de violoncelle, de flûte irlandaise, de clarinette et de nyckelharpa, un instrument de musique suédois. Le film inclut également quelques chansons originales, comme Allez matelots, ainsi qu’une traduction d’une chanson folklorique suédoise : Vem Kan Segla (Qui peut faire de la voile sans vent).
Le film est porté par les voix de plusieurs acteurs et actrices talentueux qui font vivre les personnages tout au long du récit et offrent une interprétation juste et émouvante. Parmi les voix françaises, on retrouve Sophie Nélisse (Lydia), Lyndz Dentiste (Lucas), Éveline Gélinas (Ambrosia) et Anthony Kavanagh (Chadio). Nélisse interprète également Lydia dans la version anglaise aux côtés d’Hasani Freeman, Mizinga Mwinga, Sarah Booth et plusieurs autres.


Une ode à la famille et aux souvenirs
Outre la technique impressionnante et la symbiose entre les images et la musique, le film du trio de réalisation se distingue par les réflexions qu’il propose sur certaines valeurs et certains thèmes. Lydia et le Vaisseau des tempêtes n’est pas seulement un film sur la magie ou la navigation : c’est un film sur l’amour, sur la famille et sur l’importance des souvenirs.
Les valeurs de la famille et de l’amour guident le personnage principal dans sa quête. Elles sont mises en scène par la volonté de Lydia de retrouver son frère et de suivre les pas de sa mère dans l’univers de l’astromagie. C’est d’ailleurs à travers l’astromagie (ou la magie des étoiles) que le thème du souvenir prend tout son sens, puisqu’il en constitue l’élément principal et essentiel.
Le film met en valeur les souvenirs d’enfance qui sont, selon le personnage d’Ambrosia, les plus importants et les plus précieux. C’est également un souvenir d’enfance qui guide Lydia dans son apprentissage de l’astromagie. À travers la quête de Lydia et ses relations avec les autres personnages, le film amène à réfléchir sur l’importance et le pouvoir de trois valeurs fondamentales : la famille, l’amour et les souvenirs.


En salle dès le 20 février
Lydia et le Vaisseau des tempêtes, qui met en vedette Sophie Nélisse, Lyndz Dentiste, Anthony Kavanagh et Éveline Gélinas, sort en salle le 20 février prochain.

Myralie Roy | Journaliste
C’est durant sa formation en cinéma à l’Université de Montréal que Myralie découvre ce qu’elle aime le plus faire en photographie : la photo de spectacle. Elle combine sa passion pour le théâtre, la musique et la photo en capturant, à travers sa lentille, les émotions des artistes. Ses films préférés sont Dead Poets Society et Prière pour une mitaine perdue.

