C’était la première médiatique du spectacle Les Producteurs le 4 avril dernier au Théâtre Saint-Denis de l’Espace St-Denis et le public en est sorti des plus conquis.
Ce spectacle drôle, vivifiant et rythmé n’a laissé personne indifférent. L’adaptation pour le public québécois de ce spectacle déjà acclamé par la critique en France est un juste mélange de blagues grivoises et crues, d’une bonne dose de french cancan et d’un timing comique impressionnant.
Cette histoire légèrement absurde nous plonge dans l’univers des plus éclatées de ce producteur déchu, qui pour ne pas tout perdre se lance dans une quête vers « le plus mauvais spectacle jamais produit ». C’est avec l’aide d’un comptable qu’ils en viennent ensemble à trouver une faille et élaborer un plan pour devenir riches, tout en faisant un flop sur Broadway.
Ce duo Max et Léopold (Serge Postigo et Tommy Joubert) charme le public par le grand contraste entre leurs personnalités, laissant place à une dynamique entre un homme malheureux, plus soumis, nerveux et inquiet qui cherche à trouver de la confiance en lui et en ses rêves à travers son acolyte qui quant à lui déborde de confiance, de projet, de positivisme et repousse continuellement les limites du possible, peu importe les risques et l’escroquerie.

Leur philosophie : « Rester gay »! Une mention spéciale à ces deux comédiens qui ont électrisé la salle par leur synergie et leurs voix justes, vibrantes et touchantes. Que dire du personnage de Ulla interprété avec brio par Marianne Orlowski. Elle a su allier chacun des éléments gagnants : la craquante personnalité, l’humour, l’élégance et le charisme.
De plus, ce rôle aérobique a été adressé avec de grandes figures acrobatiques et mouvements de danse impressionnants, tout en prouesse, comme elle le dit si bien « Quand tu as tout ça, donne-toi ».
Ce spectacle brillant démontre d’un grand talent et de plusieurs éléments travaillés avec finesse tels que les costumes exhaustifs, des plus colorés et des plus extravagants les uns que les autres, les éclairages qui accompagnent les interprètes avec précisions et créant l’intimité des lieux tels que la prison où Max Bialystock (Le roi de Broadway) nous livre son solo chanté et ce malgré les sujets parfois délicats abordés dans le spectacle (les nazis, Hitler et la trahison).
Tommy Joubert, qui incarne Léopold Bloom, vise droit dans le mile avec aplomb et légèreté, malgré la timidité du personnage, qui ne peut s’empêcher de cajoler son doudou lors de ses moments de crise d’hystérie. Il est si drôle et que dire de sa voix!
Quelle belle interprétations et hilarante caricature de Jean Luke Côté incarnant Carmen Ghia, le personnage flamboyant de la secrétaire de M. Brie ! Si raffiné vous n’en pourrez plus de vous tordre de rire ! Quel autre beau duo mémorable accompagné de Benoît Finley dans le rôle de Roger De Brie !
C’est définitivement un incontournable tant musicalement, dirigé de main de maître par Guillaume St-Laurent, qu’au niveau de la complexité des chorégraphies de Steve Bolton et des danseurs exceptionnels et avec une telle précision tels que Kathline Greco, Song Wang et Tommy Durant, qu’on a pu voir précédemment dans la distribution de Bodyguard entre autres.
Les Producteurs, c’est un feu roulant ! Ce spectacle en met plein la vue, mais il en met surtout plein le cœur. Le spectacle est présenté jusqu’au 14 avril au Théâtre St-Denis.

















Nos photos du tapis rouge

Audrey-Anne Séguin | Journaliste

Patricia Duval | Photographe
Passionnée par la musique et les arts depuis son jeune âge, elle a découvert il y a quelques années la passion pour la photographie. Elle carbure aux défis, adore les festivals et capter l’émotion. Elle a une piqure pour le country, si vous voyiez une petite noire dans un pit de spectacle ou en train de courir partout pour s’assurer d’avoir une belle photo, c’est bien elle.

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