Le 4 août prochain, le premier long-métrage d’Anik Jean, intitulé Les hommes de ma mère, verra le jour sur les écrans de cinéma québécois. Voici ce que la réalisatrice avait à dire sur le casting de chacun des acteurs de son œuvre.


Léane Labrèche-Dor et Jean-Simon Leduc
Léane Labrèche-Dor est très proche dans la vie d’Elsie. Sa personnalité ressemble beaucoup à la sienne. Quand je voyais Elsie à l’écran, c’était Léane. C’est fou ! Elle a mis plein de choses d’elle-même et des choses de moi dans son personnage. C’est une actrice magnifique qui est une bonne amie à moi. C’est vraiment en regardant le film Le rire que je l’ai découverte, dans le sens, que j’ai trouvé qu’elle avait un gros range de jeu.
Je ne connaissais pas personnellement Jean-Simon Leduc, mais je l’avais vu à l’œuvre dans Chien de garde. Quand ma directrice de casting m’a dit : « Je pense que j’ai ton Gaby, je pense que ça serait Jean-Simon Leduc. » Je trouvais ça intéressant. Je lui ai donc donné rendez-vous dans un parc. Après cinq minutes, je lui ai dit « C’est toi Gaby ! Gaby, c’est toi ! » Je trouvais qu’il avait toute la sensibilité de Gaby et le côté gars de bois mélangé avec celui d’un poète. Il avait tout de Gaby. Alors, c’était facile aussi.


Marc Messier et Colm Feore
C’était drôle pour Marc Messier ! Quand j’ai lu le scénario pour la première fois, je voyais Marc Messier et je l’entendais. Toutefois, j’attendais la bonne opportunité pour le rencontrer. Lorsqu’il est venu à La Tour, je me suis faufilée et je suis allée à sa rencontre dans sa loge. Je lui ai dit « J’ai un projet. Je fais mon premier film, et je pense qu’il y a un rôle pour toi». Il m’a répondu de lui envoyer le scénario. Le lendemain matin, il m’a appelé pour me dire qu’il veut faire J.-A. et qu’il voit déjà ce qu’il ferait. Il m’est ensuite venu avec sa proposition et c’est devenu J.-A.
Colm Feore, c’est lui depuis le début que je vois dans Neal. C’était facile puisque c’est vraiment inspiré du vrai Colm. C’est un acteur de théâtre de type Shakespeare. J’allais filmer Colm Feore, mais je l’appelais Neal. Colm est comme le frère à Pat (Patrick Huard) dans la vie. Il est très proche de nous autres. C’est comme quelqu’un de la famille, on l’aime beaucoup. Je me sentais à l’aise avec lui.


Patrick Huard et Benoît Gouin
Maryse Latendresse a vu Patrick Huard pour le rôle de Paul, elle voulait que ce soit Pat dès qu’elle l’a vu. Il a la sensibilité pour jouer le père comme il est père dans la vie. On est très proche de Léane dans la vie, elle vient souvent chez nous et tout ! Alors qu’il joue le père de Léane, je trouvais ça intéressant parce que Léane doit tout le temps se battre avec le fait qu’elle est la fille de Marc Labrèche. Et là, c’était l’opportunité de briser ça et qu’on croit que Patrick est son père dans le film ! Et ça fait du bien de voir ça !
Je me suis fait proposer Benoît Gouin par ma directrice de casting. Je le connaissais de nom, mais je ne l’avais jamais rencontré. Ç’a été mon coup de foudre, il a été une belle découverte. J’ai beaucoup aimé sa sensibilité. C’est un gars qui joue tout le temps des affaires très clean d’habitude. Et là, il jouait un rockeur. Il a été capable de le jouer et c’était vraiment cool.


Anne-Marie Cadieux, Isabel Richer et Sandrine Bisson
Anne-Marie Cadieux, c’était difficile parce que c’est un rôle qu’on ne voit pas beaucoup, mais c’est tellement important la mère. Qui serait game de l’incarner ? Qui serait game de porter une prothèse capillaire et tout ? C’était quelque chose! Et je te dirais que c’est avec ce personnage qui m’a le plus intimidé à demander. J’avais pensé à Sophie Lorain et Élise Guilbault, mais je me suis dit que c’était Anne-Marie qu’il me fallait. Dans la morphologie de sa face et celle de Patrick, ça se peut Léane. Supposons qu’on les mixe, ça se pourrait. Ç’a été vraiment cool qu’Anne-Marie accepte de faire ce rôle.
Isabel Richer avait joué dans un de mes courts-métrages (La porte, 2018). Quand elle a lu le scénario, elle a aimé ça. Je savais qu’elle serait une bonne Simone.
Sandrine Bisson, c’est une de mes bonnes chums. Je voulais qu’elle joue un rôle très Sandrine. Ça punchait, c’était parfait ! Ç’a été facile.


** Sandrine Bisson n’était pas présente à la rencontre de presse.
En prolongation
« Je pense que c’est ça que je voulais faire en allant chercher tous les acteurs, je voulais être backer par du monde qui m’aimait, qui voulait que je fasse mon premier film et qui était tous là pour moi. Ils n’avaient rien à prouver vraiment. Ils jouaient pour jouer et ils aimaient le scénario. »
– Anik Jean.
