Le 21 mars dernier, Léonie Gray a dévoilé son premier francophone, intitulé Crève-Cœur. Sur cette nouvelle offrande, l’autrice-compositrice-interprète chante l’amour brisé, les espoirs déçus, l’affirmation de soi et le souhait de renaissance dans les couleurs qu’on lui connaît. Voici une entrevue réalisée avec elle.
Avec le recul, comment te sens-tu après avoir lancé ton nouveau disque ?
Remplie d’amour, la semaine avant une sortie est toujours stressante autant que libératrice. Je me sens plus « déposée » maintenant que l’album est sorti, et très émue par la réceptivité de celui-ci.
Présente-moi l’album Crève-Cœur.
Crève-Cœur, c’est une compilation de moments où j’ai eu le cœur en miette. Un projet en deux temps qui commence avec des influences beaucoup plus pop et dansantes – c’est en même temps que self ish que ces chansons ont été écrites, puis la deuxième partie est plus douce et sentimentale, avec des sonorités vaporeuses qui mettent majoritairement en avant le piano.
Quelle est ta plus grande fierté dans tout le processus ?
Mes deux premiers albums Who? et self ish sont issus de ma nostalgie, tandis que Crève-Cœur est ancré dans le moment présent. J’ai pris plus de temps avec moi-même afin de vivre mes émotions au lieu de simplement les comprendre, et je pense que ça se sent dans certaines chansons.
Tu as sorti ton premier extrait francophone (J’ai grandi trop vite) en mai 2023 et ton premier album francophone (Crève-Cœur) en mars 2025. À quel moment as-tu senti que la magie opérait également en français et que tu pouvais en faire un album ? Comment voyais-tu le tout initialement ?
Sur mon premier album, à la toute fin, il y a une chanson en français qui s’appelle Parachute, que j’ai commencé à faire en tournée dès 2022 lors de la sortie. J’ai tout de suite vu une connexion différente avec le public ce qui m’a inspiré à faire un album en français, mon but étant de développer une belle complicité avec mes auditeur.ices.
Pourquoi avoir proposé la relecture de J’ai grandi trop vite en version acoustique plutôt que celle de la version studio originale ?
Parce que pour moi, J’ai grandi trop vite est une chanson très émouvante qui parle de ma peur de mourir, la peur de tout manquer, mon parcours en tant que jeune adulte qui fait un peu n’importe quoi. C’était important pour moi de transmettre l’émotion première de la chanson qui n’est peut-être pas aussi joviale que le single radio.
À l’exception d’un spectacle, quel serait le moment le plus opportun pour écouter ton nouvel album ?
Je pense que toute personne qui vit une rupture et qui a besoin de pleurer pourrait simplement se coucher sur son plancher et écouter l’album; c’est ce que j’ai fait.
Avec un premier album francophone derrière la cravate, est-ce que tu aimerais te retrouver sur la programmation des Francos de Montréal (ou tout autre festival axé sur la musique francophone) ?
Éventuellement, j’adorerais faire partie de la scène franco au Québec ! C’est une langue magnifique ainsi que ma langue maternelle et je crois que c’est important pour moi de me développer dans cette culture qui m’appartient également.


Justement, quels artistes aimerais-tu voir jouer aux Francos de Montréal cet été ? (Si tu avais des suggestions à donner aux programmateurs)
J’aimerais beaucoup voir Sofia Duhaime, Velours Velours, Gab Bouchard ainsi que Roselle !
Quand tu vas voir un spectacle d’un chanteur comme Pierre Lapointe, qu’est-ce que tu vas chercher en tant que fan et en tant qu’artiste ?
Je regarde beaucoup la scénographie et la mise en scène, c’est toujours inspirant pour mes propres projets. J’aime aller voir des artistes qui sont très différents de moi, ça me donne un autre angle et une perspective qui n’aurait pas été naturelle chez moi.


À quoi peut-on s’attendre de Léonie Gray dans les prochaines semaines / prochains mois ?
Je serai au Festival International de Jazz de Montréal le 26 juin ainsi qu’au FEQ le 10 juillet, beaucoup d’autres dates de spectacles ne sont pas encore annoncées, mais elles seront sur mes réseaux sociaux sous peu ! 🙂

Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
