La série québécoise Le retour d’Anna Brodeur revient avec une deuxième saison marquée par des révélations et des tensions familiales plus fortes que jamais. Dès le 12 mars, les quatre premiers épisodes seront mis en ligne sur Crave. On y retrouve Julie Le Breton dans le rôle d’Anna, une femme qui tente de reprendre le contrôle de sa vie après son retour à Montréal. Entre secrets de famille, relations fragiles et choix difficiles, cette nouvelle saison promet de pousser son personnage à confronter la vérité et à abandonner certaines illusions.
Voici nos entrevues réalisées avec Julie Le Breton, Benoit McGinnis, Élise Guilbault, Vlad Alexis, Jessica Larsen, Patrick Emmanuel Abellard et Lyna Khellef ainsi que nos photos du visionnement de presse.



Julie Le Breton (Anna Brodeur)
Qu’est-ce qui se passe avec ton personnage dans cette saison 2 ?
Dans la saison 2, on retrouve Anna là où on l’a laissée à la fin de la saison 1, avec une vie un peu en bordel. Elle a le cœur brisé, et ça ne va pas super bien avec sa mère (incarnée par Elise Guilbault). On va aussi découvrir son père (campé par Marc Messier). On réalise peut-être qu’il faut arrêter de blâmer les gens autour de soi et commencer à se responsabiliser.
Anna va donc avoir une belle courbe de croissance dans cette saison 2 pour, enfin, arriver à s’émanciper et trouver une vraie liberté. Et peut-être, enfin, devenir adulte. Parce qu’elle est rendue là.

Qu’est-ce que tu penses être son nouveau point fort et son nouveau point faible comparativement à la première saison ?
Son point fort, je pense, c’est qu’elle va faire preuve d’un peu plus d’introspection. Elle va davantage se questionner par rapport à certaines décisions. Avant, elle fonçait dans le tas sans trop se poser de questions. Cela dit, elle va encore prendre de mauvaises décisions… mais ça, ce serait son point fort.
Son point faible, c’est qu’elle a parfois de la difficulté à dire la vérité. Des fois, elle va un peu louvoyer pour essayer d’éviter d’affronter plus clairement certaines situations.
Benoit McGinnis (Patrick Bernier)
Qu’est-ce qui se passe de neuf avec ton personnage ?
Mon personnage ne va pas bien, parce qu’il commence la saison en peine d’amour. Il se pitche dans le travail pour fuir cette peine. Il devient donc très intense, avec un peu trop d’énergie pour combler son mal intérieur. C’est stimulant à jouer, parce qu’il y a une sorte d’hyperactivité : il veut montrer que tout va bien, mais en réalité, il se pitche dans le travail.
Ses relations amoureuses ne fonctionneront pas très bien et il va en souffrir. Il va aussi prendre des décisions au travail qui ne l’aideront peut-être pas nécessairement, autant sur le plan financier que sur le plan personnel.

On voit que ton personnage flanche dès le deuxième épisode. Qu’est-ce que ça annonce ?
Ça donne déjà une bonne idée de la suite. Il va aussi recevoir beaucoup d’avertissements de l’extérieur : des gens vont lui dire « attention, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne décision ». Mais mon personnage est convaincu que c’est une excellente décision, alors qu’en réalité, c’est une façon de fuir la vie.
Sinon, avec Anna (interprétée par Julie Le Breton), la belle relation continue. C’est ça qui est le fun : il n’est pas complètement déconnecté d’elle. Ils sont capables d’être ensemble et de se parler.
Elise Guilbault (Monique Brodeur)
Qu’est-ce qui arrive à ton personnage dans la saison 2 ?
Il va se passer beaucoup de choses parce que, comme vous avez pu le voir dans les premiers épisodes, elle a fait quelque chose de très important lié à l’écriture. Mais vous allez voir, si vous l’écoutez, que cela peut créer un déséquilibre dans la famille. Elle va donc être responsable de beaucoup de situations. On ne l’a pas tant vue dans les premiers épisodes, mais elle va créer de nombreuses vagues.
En même temps, c’est une femme qui, étonnamment, a des valeurs intéressantes : elle tient à la santé mentale et physique de sa fille (interprétée par Julie Le Breton). Elle a aussi une certaine ouverture d’esprit, car sa fille lui impose des situations auxquelles elle doit s’adapter. C’est un personnage qui a beaucoup de profondeur : elle n’est pas seulement alcoolique ou droguée, elle va évoluer de manière très belle et marquante.

Jessica Larsen (Céleste Berg) & Vlad Alexis (Alex Duval)
Qu’est-ce qui arrive à vos personnages dans la saison 2 ?
Jessica Larsen : Je crois que Céleste, dans la saison 2, va essayer d’aller davantage vers la confrontation, de se donner un peu plus de liberté pour vivre et s’exprimer. Je pense qu’elle va être davantage dans cette démarche.


Vlad Alexis : Je pense que, pour Alex, c’est un peu la même chose, dans le sens où tout le monde à l’agence prendra davantage la parole. Les personnages vont s’exprimer un peu plus par rapport à leurs valeurs, à leurs limites et à leurs codes d’éthique. Et il y aura peut-être des romances… on ne sait pas encore. C’est à voir!


Patrick Emmanuel Abellard (Jean-Christophe Bossé)
Présente-moi ton personnage.
On le découvre dans le deuxième épisode : Jean-Christophe Bossé, un des nouveaux employés. Il est présenté comme un avocat dont le père travaille dans l’industrie, donc il connaît déjà un peu le milieu du gratin médiatique québécois. Il va aussi aider l’équipe avec les médias sociaux et participer à la création de contenu. Et il va évidemment semer un peu la zizanie dans le groupe, définitivement.
Est-ce qu’il fait vraiment partie de l’équipe, au même titre que les personnages de Vlad et Jessica ?
Exactement. C’est vraiment un nouvel employé qu’on va voir très souvent, assis à la table dans le nouveau bureau où tout le monde travaille. Il va être là en permanence, avec son propre poste. Ce n’est pas comme un consultant qui vient une fois par semaine : il est là et il travaille à temps plein.
Même qu’ironiquement, c’est lui qui finit par rester le plus souvent au bureau. Dans le sens où c’est là qu’on va surtout le voir. Les autres personnages ont tendance à aller voir d’autres personnes ailleurs, alors que lui, comme il est davantage du côté légal, il reste au bureau presque tout le temps.

Quel est le point fort de ton personnage, et ensuite le point faible ?
Je dirais presque la même chose. Il n’a pas peur d’être lui-même. Mais je pense aussi que ça lui cause parfois des problèmes. JC n’a pas vraiment le réflexe de se dire : « Je rentre dans une nouvelle agence, je vais faire ma place tranquillement. » Il n’a pas vraiment cet esprit-là.
C’est quelqu’un qui, comme plusieurs personnages de la série, a des aspects de sa personnalité qui sont plus grands que nature. D’un côté, c’est vraiment cool : ça le rend coloré, ça lui donne du relief et même une certaine profondeur. On a envie de comprendre pourquoi il est comme ça. Mais d’un autre côté, il peut parfois pousser un peu loin et se mettre les pieds dans les plats.
L’arrivée de ton personnage dans l’agence change-t-elle quelque chose dans la dynamique avec le personnage de Vlad, sachant qu’ils sont les deux seuls noirs de l’équipe ?
C’est drôle que tu me poses la question, parce que pendant le tournage, je n’y avais jamais vraiment pensé. Vlad, c’est un ami à moi. Quand on a annoncé l’arrivée de mon personnage et que j’ai vu la réaction du personnage de Vlad, je me suis demandé s’il pouvait peut-être se sentir un peu en danger, dans le sens où une hired diversity arrivait dans l’équipe.
Mais dans l’histoire, on ne le ressent pas vraiment. Si c’est le cas, je ne l’ai pas senti du tout. Dans les scènes que j’ai tournées avec Vlad, on ne s’est jamais dirigés dans cette direction-là.
Lyna Khellef (Noor Chamsi)
Présente-moi ton personnage.
Mon personnage apparaît à l’épisode 3. Elle s’appelle Noor Chamsi et c’est la nouvelle responsable de l’accueil. Elle est très vaillante, toujours prête à aider. Elle a peut-être un béguin pour un ou deux clients de l’agence.

Quel est le point fort de ton personnage, et quel serait son principal point faible ?
Je crois qu’elle est très vaillante et déterminée. Son point faible, c’est qu’elle n’est pas encore assez assumée. Comme elle est nouvelle, c’est normal : elle veut bien faire. Mais parfois, c’est peut-être un peu trop.
Maripier Morin (Delphine Côté)



Frédéric Lebeuf | Journaliste & Photographe
Grand passionné de musique rock, metal, metalcore et post-hardcore, Frédéric adore assister à des concerts de ses artistes préférés qui gravitent autour de son palmarès hebdomadaire. Passionné de lifestyle et de télévision, il reste à l’affût pour couvrir des événements de tout genre. Son premier album qu’il a acheté est Americana de The Offspring.
