Les vendredi 8 et samedi 9 mars s’ouvraient le premier cabaret de cirque de l’année 2024 et une fois encore, le Monastère nous gâte avec une programmation magnifique! Sous la voûte du Centre St Jax, une dizaine d’artistes viennent nous présenter de nouveaux numéros. Comme le dit si bien, Jerry Tremblay, maître de cérémonie exceptionnel dans son personnage décalé de rockeur socialement inapte et maître du malaise contrôlé, “ c’est du monde qui est bon!”.
Louis Joyal ouvre le bal en beauté dans un numéro rythmé de sangles aériennes et malgré quelques balbutiements est impressionnant de force dans cette nouvelle discipline.
Il cède la scène à Jerry Tremblay qui nous réserve de belles surprises dans un numéro de vélo acrobatique, embarquant le public avec lui dans ses facéties. Sur la scène dont la taille laisse peu de marge à l’erreur, il est tout bonnement bluffant et réussit sans peine à faire rire la salle !



Maël Tran lui succède dans un numéro d’équilibre sur cannes et nous offre un moment de grâce. Maël est phénoménal, évoluant sur quatre cannes disposées en escalier, il s’élève en refusant de toucher à nouveau le sol. Ses mouvements souples et fluides alliés à un contrôle incroyable se soldent en un numéro poétique et élégant lui donnant, sous les lumières au cœur de l’église, un aspect presque angélique.
Le duo Azelle, formé de Rosalie Beauchamp, cofondatrice et co-directrice du Monastère montant pour la première fois sur la scène du Centre St Jax, et de Rachel Gauthier, nous présente un beau numéro de rosace aérienne. Vêtues de rouge, elles flottent dans les airs dans un magnifique ballet ou seul leur partenaire les protège de la gravité. La rosace devient le plan de symétrie des figures gracieuses dessinées par les corps et la prise de risque est impressionnante.




Tori Boggs et sa corde à danser arrivent comme un tsunami d’énergie! Véritable pile électrique doublée d’une tornade, sans jamais se départir de son magnifique sourire comme si tout cela était facile, elle occupe tous les recoins de la scène. Rayonnante et tourbillonnante, elle nous laisse essoufflés pour elle quand vient le moment de l’applaudir! Heureusement, l’entracte arrive pour nous donner le temps de nous remettre de nos émotions.
Le spectacle reprend avec Santiago Rivera, qui dans un numéro de jonglerie et danse nous démontre son adresse et son habileté, ses accessoires devenant le prolongement de son corps. Il les utilise de manière non conventionnelle, créant de belles surprises avec un brin de poésie et d’espièglerie.






Mariana Del Rio est gracieuse et légère dans un numéro de cerceau aérien chargé d’émotion.
Après un intermède musical permettant de monter le mât chinois, Jesse Harris nous prouve que Spider-Man peut aller se rhabiller. Arrachant des exclamations du public à grand renfort de chutes vertigineuses et de démonstration de force, sa maîtrise est impressionnante.
Marilou Verschelden accompagnée de sa roue allemande prend le relais. Somptueuse, elle déploie force, grâce et maîtrise sur une scène qui paraît d’autant plus petite face à la taille de l’appareil. Au centre de sa roue, à l’abri de la gravité, elle suspend le temps ou virevolte dans un numéro magnifique.



Pour clore la soirée en beauté, Jerry Tremblay revient une dernière fois dans un numéro qui ne vous laissera pas indifférent!
Une fois de plus, le Monastère vous propose de découvrir un éventail d’artistes rivalisant de talent dans un lieu agréable et original, un rendez-vous à ne pas rater les 15-16 et 22-23 mars 2024!


Lucas Brunet | Journaliste

Benoit Leroux | Photographe
Grand consommateur de culture, Benoit Z. s’intéresse à beaucoup de disciplines. Le monde circassien est son principal terrain de jeu. Toujours curieux, ouvert et la caméra prête.
